Gore

23 Déc

Encore un livre qui traînait depuis des lustres dans mon salon mais il m’aura fallu moins de 48h pour engloutir les 500 pages de ce thriller.

La Théorie Gaïa, Maxime Chattam

Alors que les catastrophes climatiques s’accumulent, que la planète semble aller de mal en pis, la Commission européenne fait appel à une famille de chercheurs pour tenter d’éviter le chaos. Sauf que ce n’est pas la Terre elle-même qui déraille mais l’espèce humaine qui agit sur elle comme un virus.

Un soir, Peter de Vonck, biologiste et généticien, est contacté par la Commission européenne afin de venir entreprendre des recherches en urgence avec sa femme, Emma, paléoanthropologue, et le frère de celle-ci, Ben, sociologue spécialisé dans la dynamique comportementale. Quel type de recherches peut bien mobiliser les services d’une telle équipe ? Ce n’est en tout cas pas François Gerland, leur interlocuteur de la Commission européenne, qui fournira clairement la réponse, défendant un secret d’Etat inavouable.

D’emblée, les personnages sont séparés : Emma est envoyée sur une île perdue des Marquises, tandis que son mari et son frère sont conduits à l’observatoire du Pic du Midi. A partir de là, les éléments se déchaînent, les tempêtes tropicales et bourrasques de neige font rage coupant toutes les communications.

Du côté du Pic du Midi, l’atmosphère est pesante. Une fois à l’intérieur de l’observatoire, les chercheurs sont totalement coupés du monde, le téléphérique étant inutilisable en raison des vents violents. L’équipe en place n’est pas des plus chaleureuses et tout le monde semble craindre le très secret Grohm.

Pas mieux pour Emma; en guise d’île paradisiaque, elle débarque dans un lieu sinistre sur lequel se déversent des trombes d’eau. Toute la population semble avoir désertée, en proie à la peur d’étranges monstres sanguinaires…

Après Les Arcanes du chaos et Prédateurs, Maxime Chattam poursuit ici son exploration des tréfonds de l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus sombre. Les hommes ne doivent pas seulement survivre aux catastrophes naturelles mais à un fléau bien plus dévastateur : eux-mêmes.

Si le roman se lit très vite, il n’est cependant pas à mettre entre toutes les mains. Certains passages sont vraiment plus que gore et si l’on devait tenter une adaptation cinématographique, nul doute que le budget « hémoglobine » serait l’un des plus élevés… Il n’en reste pas moins que ce thriller demeure d’une efficacité redoutable; impossible de lâcher le livre une fois qu’on l’a dans les mains. Maxime Chattam maîtrise le genre : chaque court chapitre se clôt sur un rebondissement et le lecteur est laissé en haleine jusque dans les dernières pages.

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2 Réponses to “Gore”

  1. carolivre décembre 23, 2012 à 3:21 #

    Je n’ai pas encore lu de romans de cet auteur. J’avoue que le côté gore me rebute un peu. Il faut pourtant que je tente, depuis le temps que j’en entends parler!

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  2. naurile décembre 24, 2012 à 4:37 #

    Franchement, c’est pas mal. Mais il n’a pas fait que des trucs gore. Tu as le 5ème règne, premier roman publié sous pseudo qui est plutôt fantastique et Le sang du temps, un polar qui se déroule au Mont st michel, que j’avais bien aimé. Par contre, si tu n’aimes pas le sang et les boyaux, je te déconseille vivement la Théorie Gaia. A un moment, j’ai cru que j’allais refermer le livre tellement c’était dégoutant !

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