Meurtres maquillés

28 Avr

Après un cycle littérature jeunesse, il me fallait un bon petit polar !

La blonde en béton, Michael Connelly

L’inspecteur Harry Bosch traverse une mauvaise passe : effectivement, c’est lui qui se retrouve sur le banc des accusés ! Pour mieux en comprendre la raison, il faut remonter 4 ans auparavant. Bosch enquêtait, avec toute une brigade spéciale à ses côtés, sur une affaire de meurtres en série. Toutes les victimes, des femmes, étaient retrouvées outrageusement maquillées. Un soir, alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui, Bosch reçoit l’appel d’une prostituée lui assurant savoir où réside le « Dollmaker », le tueur en série supposé. L’inspecteur, même s’il ne prête pas vraiment foi aux propos de la fille décide d’aller voir. Il ouvre la porte, tombe nez-à-nez avec un homme totalement nu. Alors qu’il braque son arme à feu sur lui et lui demande de ne pas bouger, l’homme plonge le bras sous un oreiller. Bosch tire, l’homme meurt… il s’agissait bien du « Dollmaker » selon la police.

Quatre ans plus tard pourtant, Honey Chandler, une redoutable avocate, décide d’engager des poursuites contre l’inspecteur Bosch pour usage abusif de la force et pour meurtre d’un innocent. Selon Chandler, les preuves de la culpabilité de Norman Church sont apparues après sa mort et l’inspecteur, seul lors de son intervention, aurait très bien pu les y placer. Alors que le procès s’engage plutôt mal pour Bosch, une lettre ressemblant fortement à celles envoyées des années plus tôt par le tueur en série arrive sur son bureau. Elle contient des informations sur la localisation d’un corps. Après quelques fouilles, les policiers retrouvent le corps d’une fille coulé dans le béton… Il est rapidement établit qu’elle a été tuée deux ans plus tôt et qu’elle présente tous les signes des victimes du « Dollmaker »…

Un doute s’installe alors dans l’esprit de Bosch : et si, comme l’en accuse Chandler, il avait tué un innocent ? si le « Dollmaker » rôdait toujours dans la nature ? Ne voulant se résoudre à cette hypothèse, il reprend l’enquête depuis le début…

Voilà un polar bien ficelé, agréable à lire. Effectivement, si j’avais trouvé Volte-face un peu austère et longuet en raison des séances de tribunaux vraiment trop longue, ici, l’intrigue concernant le procès de Bosch reste assez en retrait par rapport à l’enquête. Celle-ci est d’autant plus prenante qu’il s’agit pour les inspecteurs d’enquêter rapidement et discrètement afin de ne pas nuire à leur collègue. J’ai apprécié aussi le fait que l’on s’attache à la psychologie de l’inspecteur en proie au doute. Si certains personnages paraissent caricaturaux, c’est surtout pour piéger le lecteur (et l’inspecteur) qui pensera trouver facilement le coupable. Si Connelly nous envoie donc sur des fausses pistes quelque peu grossières, il n’en reste pas moins que ce livre permet de passer un bon moment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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