Humanoïdes survoltés

8 Juil

Un petit article avant de prendre une semaine de vacances sans lecture ou presque…

Felicidad, Jean Molla

Au début du roman, nous suivons Buisson, le Ministre du Bonheur obligatoire, qui doit participer à une réunion d’urgence convoquée par le Président à vie. Ce dernier a tenu à réunir tous ses ministres pour  leur exposer un problème majeur : une nouvelle génération de parumains(humanoïdes créés par les hommes pour accomplir diverses tâches de la vie quotidienne) dotés d’une force surnaturelle et de la capacité de prendre n’importe quelle identité conçue par le généticien Choelcher a échappé à tout contrôle. Si les services de la Sûreté intérieure ont éliminé la plupart de ces Delta 5, 12 d’entre-eux avaient été conservés dans le but d’analyser leur ADN afin de fabriquer des parumains de combat surpuissants pour l’armée. Mais ceux-ci ont voulu s’enfuir et ont tué les militaires chargés de les surveiller. Certains sont néanmoins morts. Mais il reste trois Delta 5 qui rôdent dans Felicidad et qui vont sans doute chercher à se multiplier. Il faut à tout prix les en empêcher afin de maintenir la paix dans la Grande-Europe…

Peu après la réunion, Buisson est assassiné. Le meurtre est rapidement attribué à l’un des Delta 5 même si aucune des nombreuses Sécuricams présentes dans Felicidad n’a filmé la scène. Le ministre de la Sûreté intérieure, Bérard, va faire appel à Alexis Dekcked, le meilleur lieutenant de la ville, pour mettre la main sur les Delta 5. Mais l’enquêteur ne va pas se contenter du travail qu’on lui a confié et ses recherches vont le mener à de surprenantes découvertes…

Jean Molla signe un roman d’anticipation entre polar et science-fiction qui se veut un hommage au Blade Runner de Ridley Scott et au livre de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de montons électriques, qui inspira le film. Si l’intrigue policière est bien posée et le thème de la conspiration au sein du pouvoir intéressant, je dois avouer que j’ai eu du mal à me mettre vraiment dans le roman. Je trouve que l’atmosphère de Felicidad aurait mérité d’être plus approfondie. De nombreux points intéressants (présidence à vie, vie très allongée grâce aux progrès médicaux, société ultra-sécuritaire avec caméras à chaque coin de rue, livres interdits…) sont à peine évoqués. Je trouve cela dommage. C’est comme si l’auteur avait associé plusieurs morceaux de romans d’anticipation les uns aux autres (1984, Fahrenheit 451…) sans parvenir à créer un roman avec une identité propre. C’est dommage…

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