Au pays des rêves

24 Juil

Un dernier article avant de prendre une quinzaine de jours de vacances sans lecture ou presque !

Passeuse de rêves, Lois Lowry

La Plus Petite vient d’entamer sa formation de passeur de rêves auprès de Tatillonne. Mais cette dernière, malgré les grandes capacités de son élève, ne peut plus supporter ses questions incessantes et son enthousiasme débordant. La Plus Petite est alors confiée à Vieux et  Mince. Très vite, elle apprend à effleurer de ses doigts translucides les moindres objets et recoins de la maison des personnes qui lui ont été confiées. Ainsi, elle parvient à capter des fragments de toutes les histoires et toutes les sensations qui sont rattachées à ces objets. Une fois imprégnée de ces fragments de souvenirs, sa mission est de les assembler et de les octroyer aux humains la nuit afin de les faire rêver.

La maison dans laquelle doivent opérer La Plus Petite et Vieux et Mince est habitée par une vieille femme et son chien Tobby. Celle-ci se voit un jour attribuer la garde par les services sociaux d’un petit garçon de huit ans, John. Après de douloureux sévices infligés par son père, l’enfant a été séparé de sa mère trop déboussolée pour s’en occuper correctement. John nourrit en lui une profonde colère pour tous les adultes qui l’entourent. En arrivant chez la vieille femme, il fait tout pour lui rendre la vie impossible et se sert du chien comme souffre-douleur. La Plus Petite va tenter de lui apporter un peu de douceur en lui insufflant de doux rêves. Hélas, très rapidement, la horde des Saboteurs – les faiseurs de cauchemars – va être attirée par John. Les passeurs de rêves devront déployer d’énormes efforts afin de maintenir l’enfant du bon côté de la vie…

L’été dernier, j’avais lu Le Passeur (que j’avais adoré) du même auteur et je pensais que ce livre était une suite. Et bien non ! Alors que Le Passeur était à classer dans la catégorie roman d’anticipation jeunesse, Passeuse de rêves relève davantage du conte fantastique avec ces créatures imaginaires qui font leur apparition dès que les humains s’endorment pour leur octroyer des rêves. J’apprécié la fraîcheur et la poésie de cette fable onirique qui parvient à traiter d’un thème difficile – l’enfance maltraitée – sans tomber dans le pathos. Ce livre permettra aux jeunes lecteurs (à partir de 10 ans je pense pour les bons lecteurs) de découvrir que malheureusement tous les enfants ne sont pas traités comme ils le devraient mais que des solutions existent. Il leur montrera aussi à quel point les rêves sont essentiels à la vie éveillée et que les cauchemars finissent toujours par disparaître lorsque l’on garde espoir. Le tout est très joliment écrit.

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