Humanité bestiale

19 Août

Ce texte de Ludovic Klein inaugure le recueil Sales bêtes ! Animaux étranges et délires zoomorphiques paru aux toutes jeunes éditions des Artistes Fous au mois de juin 2013.

J’avoue n’avoir lu que la première nouvelle de l’ouvrage qui m’a gentiment été envoyé sous format électronique par l’un des deux vice- présidents de l’association des « Artistes Fous Associés », Southeast Jones. J’attends donc le père Noël avec impatience pour recevoir une liseuse qui me permettra de lire tranquillement le reste du volume ainsi que le recueil Fin du monde ! 20 récits pour en finir avec l’Apocalypse, des mêmes éditions.

En attendant, vous pouvez découvrir l’association et ses publications ici

« Les Maîtres ne vinrent plus », in Sales bêtes ! Animaux étranges et délires zoomorphiques, Ludovic Klein

Août 1943, le monde est en guerre et la préfecture de Tokyo ordonne la mise à mort des animaux de son zoo de Ueno afin – officiellement – de protéger les habitants en cas de bombardement en évitant la libération d’animaux sauvages dans la ville. Officieusement, il s’agit surtout de réduire les frais de gestion du zoo et d’amener la population à envisager l’éventualité d’un bombardement.

La première méthode de mise à mort est un empoisonnement à la strychnine. Toutefois, certains animaux ne mangent pas les rations empoisonnées. Dès lors, tous les moyens – et surtout les plus barbares – vont être bons pour se débarrasser des pensionnaires…

Nous suivons ensuite, à travers le point de vue interne d’une vache, la mort (terrible) de faim de tout un troupeau. Nous comprendrons au fur et à mesure du texte, que nous nous trouvons à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima. Le gouvernement a ordonné que toutes les bêtes soient enfermées pour éviter la contamination. La pauvre Mme Morita ne peut malheureusement rien faire pour les sauver…

Ce court texte basé sur des faits réels met en évidence la cruauté humaine. Il m’a permis de découvrir un aspect de la Seconde Guerre Mondiale que j’ignorais totalement. En outre, le fait que l’histoire se déroule au Japon me touche tout particulièrement puisque j’ai entrepris d’apprendre le japonais il y a quelques mois. J’ai beaucoup aimé la mise en parallèle des deux histoires qui fait beaucoup réfléchir. N’est pas le plus sauvage celui que l’on croit… Une fois encore, j’ai hâte d’avoir une liseuse pour découvrir les autres textes du recueil !

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4 Réponses to “Humanité bestiale”

  1. Southeast Jones août 19, 2013 à 2:47 #

    Merci pour cette sympathique (pré)chronique. Je voudrais seulement préciser que je ne suis que l’un des deux vice présidents de l’association.

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Trackbacks/Pingbacks

  1. Bêtes humaines | Les lectures de Naurile - janvier 1, 2014

    […] plupart des nouvelles, mes préférées sont « Les maîtres ne vinrent plus » de Ludovic Klein (chronique ici), « La dépression du chat » de Gallinacé Ardent, « Manger les rêves » de Xavier Deiber et […]

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  2. "Ici, tout le monde est fou" | Les lectures de Naurile - mars 29, 2014

    […] texte, Décalage, de Ludovic Klein – auteur dont que j’avais précédemment chroniqué ici – qui évoque avec finesse la difficulté de réintégrer la société après avoir vécu […]

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