Un petit air breton

26 Oct

Ce livre a été écrit par mon allergologue… Comme quoi les médecin peuvent aussi aimer la littérature puisqu’il s’agit déjà de son troisième ouvrage.

Morrison’s Jig, Michel Brignot

Andy, ses deux compagnons Fergus et Dermot, ainsi que la ravissante et richissime Shauna – de jeunes irlandais étudiant au Trinity College de Dublin – profitent de la canicule qui réchauffe la France durant l’été 1976 pour s’offrir une croisière sur un voilier le long des côtes bretonnes. Rien ne semble pouvoir entacher leurs vacances qui se déroulent au rythme de l’air traditionnel irlandais Morrison’s Jig, interprété à la flûte à longueur de journées par Fergus…

En parallèle, nous découvrons la querelle confraternelle entre Augustin Fresnel et William Rowan Hamilton, deux physiciens français et irlandais du XIXème, qui se livrent une bataille autour d’une question d’optique. Fresnel inventera la lentille à échelon (dite lentille de Fresnel) qui permettra d’augmenter le pouvoir d’éclairage des phares tandis que son homologue d’outre-Manche restera dans l’ombre de ce succès.

Evidemment, ces deux histoires ont un lien. D’abord parce que Hamilton enseignait au Trinity College et que Fresnel a été admis comme membre à la Royal Society. Mais ce n’est pas tout. Un siècle plus tard, un vieux professeur de l’université de Dublin, Jonh Irvine, ne s’est toujours pas remis du manque de reconnaissance de la société britannique vis-à-vis de Hamilton au profit de Fresnel et passe son temps à se venger de cet affront pendant ses cours d’optique. Andy et sa bande, qui adorent leur professeur, ont décidé de venger Hamilton et en même temps d’effacer la défaite de l’équipe nationale de rugby face au quinze tricolore pendant leur balade estivale…

Dans le même temps, le gardien du phare des Triagoz à mystérieusement disparu et la lanterne a été totalement détruite. Le seul témoin du drame est la mouette du gardien. Le commissaire Le Quéré et son adjoint Pierre Josserand vont devoir percer ce mystère…

On se laisse aisément prendre à cette histoire qui pouvait paraître un peu alambiquée de prime abord. Mais les personnages sont très bien dépeints et l’on finit par s’attacher à ce pauvre Hamilton ! Personnellement, j’ai tout particulièrement apprécié le personnage de Pierre Josserand, malade comme un chien à chaque fois qu’il met les pieds sur un bateau (disons que ça m’évoque des souvenirs…) Bravo à toi Michel !

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