Merveilleux Merlin

31 Oct

Ceux qui me connaissent savent que je déteste la littérature médiévale. Hors, je devais préparer de nouveaux cours sur le thème des chevaliers pour mes 5ème. Afin de ne pas avoir à souffrir une indigestion de Chrétien de Troyes pour me plonger dans les légendes arthuriennes, j’ai opté pour un auteur contemporain, et j’ai bien fait !

L’Enchanteur, René Barjavel

Tout le monde connaît Merlin l’Enchanteur et lui associe l’image de vieillard à barbe avec un chapeau pointu. Dans ce roman, Merlin apparaît comme un personnage protéiforme, prenant un aspect différent selon le désir de son interlocuteur. Mais en vérité, il reste jeune et magnifiquement beau, surtout aux yeux de la belle Viviane. Les deux êtres tombent éperdument amoureux mais sont condamnés à ne pas consommer cet amour sous peine de perdre leurs pouvoirs.

Dans le même temps, Arthur et ses chevaliers de la table ronde sont à la recherche du fameux Graal mais attendent toujours le meilleur chevalier du monde, celui qui pourra s’asseoir sur le Siège Périlleux. Sera-ce Gauvain, dont la force est triplée au milieu du jour ? Perceval, dont la force n’a d’égale que la pureté de son coeur ? ou Lancelot, le fils adoptif de Viviane et Merlin ?

Les héros combattent mais surtout s’aiment, dans cette Bretagne enchantée. Arthur a épousé la belle Guenièvre, tant jalousée par Morgane, la soeur du roi, mais la charmante reine n’a d’yeux et de coeur que pour Lancelot. Perceval, après avoir goûté les délices de la chair, veut rejoindre la charmante Bénie. Mais toutes ces histoires sont impossible, à l’image de celle entre Viviane et Merlin.

Je dois avouer avoir particulièrement apprécié ce roman où se mêlent scènes de combats épiques et quêtes et amour impossibles, le tout baigné dans l’atmosphère surnaturelle d’une Bretagne mythique. J’ai vraiment aimé l’écriture de Barjavel, que je n’avais jamais lu jusqu’à présent, et la façon dont il parvient à introduire de l’humour dans la légende grâce au décalage provoqué par de nombreux anachronismes. J’ai même rit lorsque Merlin offre à une pauvre vielle paysanne des boites de conserves avec de la choucroute et du cassoulet, qui se régénèrent dans son placard dès qu’elle a terminé son repas. Merlin a même inventé les canettes de cidre ! J’ai franchement trouvé cela très drôle.

Barjavel m’a réconciliée avec les légendes des chevaliers du Moyen-âge, et pourtant, ce n’était pas gagné ! Chapeau l’Enchanteur !

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