Archive | novembre, 2013

Coup de chaud !

30 Nov

Livre choisi au hasard à la médiathèque.

Electric, Chad Taylor

Samuel Usher vient de subir un terrible accident de la route. Sa petite amie, interne en réanimation, ne répond pas aux appels. Comprenant qu’elle allait être grillée, elle s’est enfuit. Elle avait l’habitude de piocher dans les stocks de la pharmacie toutes sortes de drogues. Drogues retrouvées dans le corps de Samuel après l’accident.

Ce dernier se remet péniblement de ses blessures et noie son chagrin dans l’alcool et la drogue. Il trouve un job de récupérateur de données informatiques. C’est l’été. La canicule plombe toute la ville d’Auckland provoquant de gigantesques pannes de courant. Samuel fait la connaissance de Jules et Candy, deux mathématiciens en quête d’une formule révolutionnaire aussi accros à la coke que lui.

Peu de temps après, Jules se fait violemment agressé et meurt. Il a laissé à Samuel un message étrange : quelques mots et des dizaines de chiffres. Sam ne comprend pas. Mais perturbé par la fuite de Candy, il va tenter de résoudre le mystère. Au fil de son enquête, il va croiser des personnages complètement barge et laisser beaucoup de sang dans son sillage.

A la fois enquête policière et quête existentielle, ce roman au style incisif se laisse lire. Par contre, je n’ai pas vraiment accroché à l’énigme du mathématicien mêlé à la pègre néo-zélandaise un peu tirée par les cheveux. Divertissant mais sans plus.

Or noir

27 Nov

Merci encore à Muriel qui m’a prêté ce magnifique roman !

Pétrole ! , Upton Sinclair

Début du XXème siècle. J. Arnold Ross, magnat du pétrole, parcourt les routes américaines avec son fils, Bunny, au volant de sa voiture de sport, à la recherche de nouveaux champs de pétrole à prospecter. Le petit garçon est plein d’admiration pour son Papa – ancien muletier désormais millionnaire – véritable modèle de réussite du rêve américain.

Lors d’une soirée au cours de laquelle Papa tente de mettre la main sur des terrains pétrolifères à moindre coût, Bunny fait une rencontre qui va bouleverser le cours de vie. Paul est un garçon un peu plus âgé que lui. Il vient de s’enfuir de chez son père et crève littéralement de faim. Il demande à Bunny de bien vouloir lui ouvrir la porte de la cuisine de sa tante afin qu’il puisse prendre de quoi se sustenter. Il promet au petit garçon de rembourser la femme dès qu’il en aura les moyens. Bunny est émerveillé par cet être famélique à la force d’esprit hors du commun, qui refuse son aide financière et qui veut vivre sa vie loin de sa famille fanatique, libre de penser par lui-même. Paul s’en va. Bunny fera tout pour le retrouver.

Quelques mois plus tard, lors d’une partie de chasse aux cailles, Bunny s’aperçoit que leur terrain de jeu recouvre sans doute du pétrole. Il supplie son père de l’acheter ainsi que la ferme qui abrite la famille ruinée du fameux Paul. Les deux garçons finissent par se retrouver et Bunny est à nouveau fasciné par le garçon qui a réussi à se débrouiller seul, à s’instruire et à se construire un mode de penser personnel tandis que lui demeure sous la coupe de son père.

Les années passent. Pour J. Arnold Ross, tous les moyens sont bons pour s’enrichir : corruption, quasi esclavagisme des ouvriers… Lors d’une grève de ces derniers, Bunny qui a grandi, grâce à Paul, ouvre enfin les yeux sur les pratiques de son père. Refusant de mener une vie de mensonges et de profiter de la faiblesse des autres pour faire fortune, il va  tenter tant bien que mal de se dégager de son emprise et de tracer son propre chemin, en opposition à celui que lui offrait son papa. Le jeune homme s’oriente vers le socialisme et continue à côtoyer Paul engagé dans le communisme en pleine période de chasse aux sorcières…

Voilà un magnifique exemple de bildungsroman. Par le biais de Bunny qui grandit et s’émancipe peu à peu de l’autorité suprême d’un père charismatique, Upton Sinclair dresse le portrait de l’Amérique de son époque : pauvreté intellectuelle des basses couches de la société, fanatisme religieux, course à l’argent, développement du cinéma, prohibition, capitalisme grandissant, propagande politique, corruption… tout y passe ! Et l’ensemble raconté dans un style génial. Certains pourraient sans doute dire sans style, puisqu’il s’agit là de langage parlé. Le discours indirect libre est en effet roi dans ce roman d’apprentissage et permet à l’auteur/narrateur de laisser aller son regard ironique et grinçant sur le monde qui l’entoure et ses propres personnages. Plus de 700 pages exquises ! Un très grand roman ! Il a d’ailleurs inspiré Paul Thomas Anderson qui l’a porté à l’écran sous le titre de There Will Be Blood. Je suis pressée de voir si le réalisateur est parvenu à rendre ce ton si particulier dont je vous donne un exemple ici pour conclure (toute ressemblance avec une situation actuelle n’est que purement fortuite !) :

Début du roman, le père et son fils sont en voiture en rase campagne et en profitent pour rouler entre 80 et 100 kms au lieu des 50 autorisés, le père voit un agent de police à l’horizon : « Oh ! Oh! voilà une aventure palpitante pour un jeune garçon ! Il aurait bien voulu regarder et se rendre compte, mais il comprenait qu’il devait se tenir assis, les yeux fixés droits devant lui, l’air complètement innocent. Il n’avaient jamais de leur vie marché à plus de 50 km/h, et si quelque agent de la circulation croyait les avoir vus descendre la côte plus vite que cela, c’était une pure illusion d’optique, l’erreur naturelle à un homme chez qui la profession a détruit toute confiance dans l’espèce humaine. Eh oui, ce doit être une chose terrible d’être « agent de la vitesse » et d’avoir pour ennemi tout le genre humain ! S’abaisser à des actes aussi peu honorables que celui de se cacher dans les buissons, un chronomètre à la main […] Il choisissait un endroit où l’on pouvait aller vite en toute sécurité et où il savait que tous voudraient se dégourdir après avoir été retenus si longtemps là-haut, dans les montagnes, par les lacets et les routes grasses. C’était comme cela qu’ils se souciaient du franc-jeu, ces agents de la vitesse ! » 

 

Dernier espoir

20 Nov

Bon, ben là, je dois admettre que c’était pas terrible…

Le papillon des étoiles, Bernard Werber

Les journaux télévisés sont alarmistes : des tremblements de terre, des tsunamis, des guerres, des famines, des dictateurs fanatiques, la surpopulation, la pollution… la terre va mal !

Yves Kramer est ingénieur en aéronautique. Il a un projet fou : sauver l’humanité en envoyant un échantillon d’hommes sur un vaisseau spatial immense à l’autre bout de l’univers, sur une hypothétique planète viable…

Un richissime homme d’affaires est prêt à tenter le pari et engage toute sa fortune dans ce projet fou que les deux hommes baptiseront « Dernier Espoir ». Entourés d’une équipe de choc, ils mettent au point le vaisseau spatial, leur « papillon des étoiles » qui devra être en mesure de recevoir 144 000 hommes et femmes pour un voyage estimé à plus de deux millénaires…

Je n’ai pas pour habitude de dézinguer un livre… mais là, Werber aurait mieux fait de s’abstenir ! Discours alarmiste et anxiogène sur la planète et le genre humain. L’homme est un loup pour l’homme, il est mauvais, ne peut que tout détruire sur son passage, même lui ! Dans le même temps, des discours pétris de bons sentiments pour contrebalancer : mais non, on va s’en sortir, on peut toujours repartir, on ne peut pas avoir si mauvais fond. Résultat : une sorte d’expérience bizarre à la loft story : mettez 144 00 humains dans une grosse boite au milieu de l’espace, secouez le tout et observez ce que ça donne… une reconstitution quasi-identique des 2000 ans qui ont suivi la naissance du Christ ! Tout ça pour aboutir à une reconstitution du jardin d’Eden sur une planète lointaine… Bref, du grand n’importe quoi !

Vie oubliée

16 Nov

Ce qu’il y a de bien avec les bibliothèques, c’est qu’on peut prendre des livres au hasard, d’auteurs complètement inconnus, simplement parce qu’on est attiré par un titre et que l’on n’aurait sans doute jamais acheté. Et parfois, on a de bonnes surprises !

On n’est pas là pour disparaître, Olivia Rosenthal

6 juillet 2004. Monsieur T. poignarde sa femme de cinq coups de couteau. Mais ce n’est pas sa faute. D’ailleurs, il ne s’en souvient pas. Monsieur T. est malade. Il souffre d’Alzheimer.

Le résumé du livre s’arrête ici. Dans ce roman composite, rédigé sous forme de fragments, l’auteure essaie de plonger son lecteur dans la terrible maladie d’Alzheimer, tantôt par des descriptions froides, cliniques du comportement du patient, de l’évolution de la maladie, de la découverte de cette maladie par Alois Alzheimer au début du XXème siècle, tantôt par des monologues intérieurs de Monsieur T., de sa femme, d’elle-même. Les voix se mélangent, se superposent, deviennent confuses traduisant ainsi la perte de la mémoire, la perte de repères, la perte du langage et de la raison du patient. La parole, par moments difficiles, coule parfois sans plus vouloir s’arrêter, sans ponctuation, désarticulée.

J’ai apprécié ce roman sur un sujet difficile. La technique narrative de l’auteure m’a particulièrement plu car elle sert à merveille son thème. Le monologue intérieur surtout permet de ressentir ce que peuvent vivre les proches des malades et en fait un récit très touchant. Par le jeu, du langage et de la narration décousue et protéiforme, elle m’a rappelé le courant du Nouveau Roman. Par contre, je sais très bien que ce genre d’écriture peut parfois laisser de marbre. En gros, soit on adhère, soit on déteste ! Pour moi, c’est un petit coup de coeur !

Amour rêvé

15 Nov

Un petit Murakami, rien de tel pour bien terminer la semaine !

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, Haruki Murakami

Hajime est enfant unique et se sent différent de ses camarades jusqu’à ce qu’il croise, à six ans, le chemin de Shimamoto-san, enfant unique comme lui. Désormais sa vie prend un sens, il ne rentre plus tout seul de l’école, il n’écoute plus de la musique tout seul… Mais les enfants sont séparés à l’entrée au collège. Hajime déménage et perd de vue petit à petit son amie. Cependant, il ne parvient pas à l’oublier.

Hajime grandit, rencontre des filles. Il vivra une jolie histoire avec la jeune Izumi mais la fera terriblement souffrir en la trompant avec sa cousine. Jusqu’à 30 ans, sa vie n’a pas de saveur. Il se lève tous les matins pour travailler comme correcteur pour un éditeur de livres scolaires sans trop savoir pourquoi. Jusqu’au jour où il croit apercevoir Shimamoto dans la rue. De dos, le femme a exactement la même démarche, elle boite légèrement, tout à fait comme la petite fille qu’il a connue. Il décide de la suivre mais ne parvient pas à voir son visage. Au moment où il s’apprête à l’interpeller, un homme le saisit par le bras et l’emmène avec lui…

Quelques temps plus tard, il tombe amoureux de Yukiko, se marie et devient père de deux enfants. Grâce à son beau-père, il a pu créer deux clubs de jazz, gagne bien sa vie et est heureux. Un jour, alors qu’il se rapproche de la quarantaine, Shimamoto-san resurgit du passé et va venir bouleverser l’équilibre de vie de Hajime.

Joli roman d’amour de Murakami qui introduit quelques éléments de biographie (lui aussi a été gérant de club de jazz). On reconnaît bien le style du japonais qui mêle parfaitement le rêve et la réalité grâce à des images d’une poésie rare et plonge son lecteur dans une ambiance que lui seul sait créer. Le roman pose les questions de l’amour et de la relation à l’autre : ne peut-on être vraiment amoureux qu’une seule fois dans sa vie ? Comment vivre avec la certitude que l’être qui est fait pour vous ne partagera jamais votre vie ? Comment vivre avec quelqu’un, l’aimer, et savoir qu’ailleurs existe l’être qui vous est réellement destiné ? Un bien joli moment de lecture.

Faites de beaux rêves !

13 Nov

Je m’intéresse depuis longtemps à la psychanalyse mais je dois avouer que je n’avais pas lu Freud depuis la Terminale… j’ai donc profité de ma récente inscription à la Médiathèque de mon département pour emprunter ce classique.

Sur le rêve, Sigmund Freud

J’irai vite pour cet article. Déjà, parce que le texte est court (environ 70 pages). Surtout, parce qu’il est assez technique, voire compliqué et indigeste pour les non-initiés (pour ma part, je suis dans l’entre-deux… le fait de suivre une psychanalyse a beaucoup simplifié ma lecture même si certains points restent obscurs !)

Pour faire simple, selon Freud, tout le monde rêve : les enfants, les adultes, les fous, les sains d’esprit… tout le monde ! Jusque là, tout va bien. Freud distingue 3 grands types de rêves : les rêves censés et compréhensibles, les rêves cohérents mais déconcertants et enfin les rêves qui apparaissent comme incohérents, confus ou absurdes. Ce sont les enfants surtout qui réalisent des rêves du premier type, dans lesquels le contenu manifeste (ce dont on se souvient, ce que l’on peut raconter du rêve) et le contenu latent (ce qu’on peut interpréter, ce qui est caché derrière le contenu manifeste) coïncident. Ce sont en règle générale des rêves dans lesquels s’accomplissent un désir inassouvi dans la réalité.

Pour les deux autres catégories, un travail du rêve plus ou moins important s’effectue pendant le sommeil. Ce travail va opérer une censure du contenu latent et le transformer de telle sorte qu’il apparaisse supportable au rêveur dans son contenu manifeste. Oups, je sens que ça ne devient plus très clair, et pourtant, je ne peux pas faire plus simple…

Voilà pour les base.Selon Freud, le rêve sert le plus souvent à satisfaire l’accomplissement d’un désir et à protéger le sommeil. Pour ma part, j’émets des réserve sur ces points. Effectivement, il n’est pas rare de faire ce que Freud nomme des rêves d’angoisse (appartenant aux 2ème et 3 ème catégories), appelés communément cauchemars. Dans ce cas, le rêveur se réveille. Freud indique, que dans ce cas, le travail du rêve n’est pas effectué et le contenu latent apparaissant directement de manière violente, sans protection, seul le réveil peut interrompre le danger. Bref, l’analyse des rêves permet  un accès plus ou moins direct à l’inconscient, et permettra aux névrosés de comprendre l’origine de leurs névroses, et peut-être de les atténuer.

Dans cet opuscule, Freud ne donne pas vraiment de clés pour analyser ses rêves. Il faut sans doute voir ça dans son essai Sur l’analyse des rêves. Si certains symboles sont quasi-universels, d’autres sont très personnels et, de toute façon, chaque interprétation ne peut être qu’individuelle. J’espère avoir éclairé votre lanterne !

Apparences trompeuses

11 Nov

Merci à l’amie qui m’a prêté ce livre et permis de passer un excellent week-end littéraire !

La Vérité sur l’affaire Harry Québert, Joël Dicker

Marcus Goldman est la nouvelle star de la littérature américaine. Son premier roman s’est vendu comme des petits pains et il croule sous les sollicitations en tous genres. Mais après des semaines sous les projecteurs, son éditeur lui rappelle qu’il s’est engagé pour cinq livres et lui demande de lui fournir son nouveau manuscrit. Problème : Marcus n’a pas réussi à écrire une seule ligne potable depuis son succès. Frappé par la triste maladie de l’écrivain, il veut demander de l’aide à son ami et mentor, le célèbre Harry Québert, professeur respecté et écrivain de génie.

Quelques jours seulement après leur rencontre, tandis que Marcus est toujours en proie au virus de la page blanche, le jeune homme reçoit un appel de Harry. Québert vient d’être arrêté, accusé du meurtre de Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison 33 ans plus tôt.

Persuadé de l’innocence de son père spirituel, Marcus se précipite à Aurora, petite ville du New Hampshire qui servit de cadre aux tristes événements du 30 août 1975, pour mener son enquête. Mais la tâche ne se révélera pas facile : le corps de Nola a été retrouvé dans le jardin de Québert avec le manuscrit des Origines du Mal, le roman qui a fait sa gloire la même année; le sergent Gahalowood, chargé de l’affaire, voit d’un mauvais oeil l’arrivée de ce fouineur; et bien vite Marcus reçoit des lettres de menaces anonymes… Et tandis qu’il doit démêler les fils d’une intrigue de plus en plus complexe, notre jeune auteur, toujours incapable d’écrire quoi que ce soit, est harcelé par son éditeur qui le menace d’un procès pour rupture de contrat. Acculé mais ne voulant pas laisser tomber son ami, il accepte d’écrire un livre relatant l’Affaire Québert.

Roman dans le roman, La Vérité su l’Affaire Harry Québert est une vraie réussite. La trame narrative est parfaite. L’enquête haletante rebondit de pages en pages. Alors que l’on croit avoir trouvé la solution seule l’épaisseur du livre nous met la puce à l’oreille pour nous indiquer que le coupable désigné n’est sans doute pas le bon. Et des coupables que tout accuse, il y en aura plusieurs ! En parallèle de l’intrigue policière, l’histoire d’amour impossible entre Québert (la trentaine en 1975) et la jeune Nola (15 ans) est racontée avec des images d’une incroyable intensité, notamment grâce à l’utilisation du récit épistolaire, digne des plus grands romans d’amour. Enfin, ce livre, non content de satisfaire à la fois les amateurs de polars et ceux de passions amoureuses, offre une réflexion sur le monde de la littérature et la société, allant de la difficulté d’écrire, en passant par les interrogations profondes d’un écrivain sur son oeuvre, jusqu’aux enjeux financiers les plus sordides. Quand on sait que Joël Dicker avait 27 ans lorsque son roman est sorti l’an dernier, on espère, en refermant ce livre, qu’il parviendra à en écrire un aussi bon par la suite et qu’il ne connaîtra pas les affres de son héros. Pour info, le roman a obtenu successivement en 2012 le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie française et le 25ème Prix Goncourt des Lycéens. Un auteur à suivre !

Course-poursuite à l’italienne

6 Nov

Je remercie mes parents pour m’avoir prêté le dernier opus de l’auteur du célèbre Da Vinci Code.

Inferno, Dan Brown

Robert Langdon, le désormais célèbre professeur de symbologie de Harvard, se réveille en pleine nuit à l’hôpital. Complètement perdu, il ne sait pas où il se trouve ni pourquoi il s’y trouve. Il n’a aucun souvenir des deux derniers jours si ce n’est celui d’un rêve étrange dans lequel une femme aux cheveux d’argent lui murmure :  » Chercher et vous trouverez « .

Les médecins lui apprennent qu’il a été amené d’urgence à l’hôpital après avoir reçu une balle en pleine tête, qu’il est maintenant hors de danger mais qu’il souffre d’amnésie. Peu après ces explications sommaire, une femme armée fait irruption dans l’hôpital. Langdon prend la fuite avec Sienna Brooks, une jeune et charmante médecin.

Dès lors la course poursuite s’enclenche et ne cessera pas avant la fin du livre (soit environ 500 pages). Richard découvre qu’il est en possession d’un message codé appartenant à un célèbre scientifique passionné par l’une des oeuvres littéraires les plus connues au monde : La Divine Comédie de Dante. Ce message fait une référence directe à l’Inferno, un des trois livres de la Divine Comédie.

En parallèle nous apprenons qu’une mystérieuse société a été chargée de rendre invisible le célèbre scientifique pendant plus d’un an afin qu’il puisse oeuvrer en paix. Malheureusement, quelques jours avant la fin de son contrat, le génie se suicide en ne laissant pour héritage qu’une vidéo au contenu terrifiant…

Langdon et Sienna vont bientôt comprendre que le savant fou à mis au point un système machiavélique qui pourrait s’avérer être un désastre pour toute l’humanité. Lancé dans un contre la montre infernal, il vont devoir explorer les coins et recoins des plus beaux palais de Florence et Venise pour tenter de sauver le monde.

Il faut le reconnaître, Dan Brown possède un certain génie pour captiver son lecteur et servir des récits haletant. Il ne m’a fallu en effet que deux grosses journées pour dévorer les 566 pages du roman. Les descriptions de tous les sites traversés par les héros, d’une précisions quasi chirurgicale, doivent également susciter la convoitise des guides de voyage. Je dois avouer que plus j’avançais dans ma lecture, plus je mourais d’envie retourner en Toscane et dans la cité des doges et de visiter Istanbul. Mais je trouve le fond de l’histoire assez anxiogène (la surpopulation va entraîner la disparition du genre humain, le seul moyen de sauver l’espèce est d’en tuer au moins un tiers) et je ne suis pas fan des courses-poursuites. N’en demeure pas moins que le roman est excellent dans son genre.