Traumas enfantins

6 Déc

Bon, alors là, si vous ne me suivez pas, je ne vous en voudrai pas du tout ! parce qu’il faut être tordue pour se lancer dans une lecture comme celle-ci, sachant que même les spécialistes en ont peur…

La psychanalyse des enfants, Melanie Klein

Je ne rentrerai pas dans les détails de ce livre théorique tout d’abord parce que je n’ai pas tout compris (et après consultation d’un spécialiste, il est difficile de tout comprendre à part être soi-même Mélanie Klein) ensuite parce que le contenu précis vous ferait sans doute fuir. Je vais donc faire des efforts de pédagogie.

Déjà, qui est cette mystérieuse Melanie Klein ??? Il s’agit d’une psychanalyste née à Vienne en 1882 et morte à Londres en 1960. Ses théories ont contribué à approfondir l’oeuvre de Freud. Elle a notamment bouleversé la compréhension et la pratique de la psychanalyse des enfants. Elle a été très controversée à l’époque car elle avait une manière très directe de dire les choses à ses petits patients et analysait leurs moindres faits, gestes et paroles. Or, la plupart des analystes d’inspiration freudienne pensaient qu’il fallait laisser le patient faire son analyse lui-même.

Revenons au livre. Il est divisé en deux grandes parties elles-mêmes subdivisées en chapitres.

La première partie est la plus accessible selon moi. L’auteure y décrit sa technique d’analyse des enfants selon les âges au moyen de cas concrets. Pour résumer de manière très grossière, la technique consiste à observer les enfants jouer afin de percer leurs névroses. Le jeu s’apparenterait pour l’enfant au rêve de l’adulte. Mais comme l’enfant ne dispose pas encore du vocabulaire nécessaire pour raconter ses rêves, il est plus simple pour l’analyste d’observer son comportement dans le jeu. Ensuite, l’analyste interprète chaque mouvement, chaque choix d’objet et fait part directement de son analyse à l’enfant.

La seconde partie est beaucoup plus théorique et difficile d’accès pour les néophytes en la matière. Elle porte sur les différentes situations anxiogènes et leur retentissement sur le développement de l’enfant. Je vous épargne les détails. Toujours est-il que les névroses et les psychoses remontent aux premiers mois de la vie, au moment où se créent le moi, le surmoi et le ça. La construction de l’enfant serait le fruit de nombreux processus psychiques relevant de fantasmes projetés sur les parents, fantasmes (rejet, dévoration, incorporation, castration…) le plus souvent source d’angoisse.

Pour Melanie Klein, le fait d’analyser les enfants en bas-âge, de les sortir de leurs névroses de façon satisfaisante, permettrait sans doute à l’adulte à venir d’éviter de tomber dans des troubles bien plus grands et préserverait non seulement l’individu mais aussi la société dans son ensemble qui se trouve totalement démunie face à ce que l’on a coutume de nommer la folie.

Une lecture très enrichissante, qui m’a donnée et me donnera encore à réfléchir bien que je n’adhère pas à tous les propos qui me semblent parfois capilotractés !

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