Apocalypses now !

5 Fév

Je tiens encore une fois à remercier chaleureusement les Editions des Artistes Fous pour m’avoir offert la version numérique de leur toute première publication.

 Fin(s) du monde – 20 récits pour en finir avec l’Apocalypse, Sébastien « Herr Mad Doktor » Parisot (Président de l’association) et tous les autres artistes fous.

Le titre du recueil annonce le ton : tous les textes (et les illustrations) ont pour thème la fin du monde et sont à classer dans la science-fiction – genre que j’affectionne particulièrement mais qui est trop souvent qualifié de « sous-genre » dans le monde littéraire ; allez savoir pourquoi ! surtout quand on considère toutes les questions d’ordre métaphysique auxquelles il accorde une importance capitale.

Les différents textes présentent des visions très personnelles de la fin du monde qui va de l’anéantissement de la planète par une comète à l’extermination de toute forme humaine par un monstre tentaculaire en passant par le suicide collectif d’un groupuscule sectaire.

Si j’ai apprécié l’ensemble du recueil, certaines nouvelles ont retenu davantage mon attention.

 Emancipation, Southeast Jones. Le vice-président de l’association livre un texte original et touchant mettant en scène un agoraphobe coupé du monde. Un jour, il entend des bruits derrière sa porte. Quelque temps plus tard, il découvre qu’il n’a plus d’électricité dans sa maison-bunker. Sera-t-il en mesure de vaincre sa peur des autres pour sortir voir ce qu’il s’est passé à l’extérieur ?

 Crises tentaculaires, Herr Mad Doktor. J’ai adoré ce texte foutraque quasiment tout en alexandrins et en rimes mettant en scène un jeune cadre au bout du rouleau englué dans la crise économique qui d’un clic de souris active un monstre à tentacules très lovecraftien, Cthulhu le Grand, pour s’amuser un peu. Le monstre surgit dans sa vie, détruisant tout sur son passage, massacrant tout ceux qu’il croise. Une réflexion jubilatoire sur notre société de consommation et d’information anxiogène.

 La fin d’un monde, Corvis. Il s’agit de la plus longue nouvelle du recueil. Elle met en scène un groupe d’astronautes au sein de la station spatiale internationale. A bord, Alice partage l’espace confiné du vaisseau avec ses dix coéquipiers. Leur mission se passe à merveille jusqu’à ce qu’ils voient une météorite immense se fracasser sur la Terre, mettant un terme à toute forme de vie humaine ainsi qu’à tout espoir pour eux de retourner sur leur planète. Se sachant condamnés, les membres de l’équipage tentent de satisfaire leurs désirs comme ils le peuvent. J’ai apprécié ce texte pourtant dur qui insiste sur les côtés les plus sombres de l’humanité avec ces hommes pourtant éduqués capables de se comporter pire que des bêtes avant de mourir. Une vision sombre de l’humanité transcrite dans une langue très poétique.

Je m’excuse auprès de tous les autres auteurs mais le temps me manque pour évoquer tous les textes. Mais encore une fois, j’ai apprécié tout le recueil et vous recommande de vous le procurer ainsi que Sales Bêtes, chroniqué ici, pour aider cette jeune maison d’édition indépendante.

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Une Réponse to “Apocalypses now !”

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  1. "Ici, tout le monde est fou" | Les lectures de Naurile - mars 29, 2014

    […] Sales Bêtes ! et Fin(s) du Monde, les Editions des Artistes Fous nous offrent une fois de plus une anthologie soignée avec des […]

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