Blessures de guerre

24 Fév

J’ai été interpellée par le titre dans les rayons de la médiathèque…

Le revolver de Lacan, Jean-François Rouzières

Le roman est divisé en 3 « carnets » : celui du soldat d’abord, puis celui du patient et enfin celui du chasseur. Le soldat, le patient et le chasseur sont en fait un seul et même homme, Gabriel, jeune trentenaire.

Commençons par le carnet du soldat. Gabriel raconte sa vie au front en Afghanistan, en tant que lieutenant dans une unité d’élite. Là-bas, il surmonte les moments difficiles accompagné par ses camarades de combat : Nadja, Capa et Le Géant. Entre deux attaques, il pense à sa mère et à Mathilde, l’amour de sa vie mais l’épouse d’un autre.

Carnet du patient ensuite. Gabriel est de retour de la guerre. Complètement cassé, il n’est plus que l’ombre de lui-même et ne parvient plus à parler. Sa mère est morte juste avant qu’il ne rentre. Nadja est morte aussi. Sous ses yeux. A Paris, il erre dans les rues et tombe un jour sur la plaque d’un psychanalyste au nom étrange : Monte-Cristo. Il entre et entreprend une analyse avec l’étrange personnage, détenteur du revolver chargé de Lacan, sans doute plus fou que ses patients. Une relation complexe se noue entre les deux hommes.

Pendant ce temps, Gabriel cherche toujours à se rapprocher de Mathilde. Mais celle-ci tantôt s’éloigne, tantôt fait un pas vers lui.

Carnet du chasseur. Gabriel reprend les études de médecine abandonnées pour partir sur le front. Il veut devenir psychiatre. Il fait la connaissance d’un vieillard, qui a servi en Algérie.

Voilà pour le fond. Pour la forme, des phrases très courtes, incisives, filant comme des balles de tirs ennemis. A vrai dire, je n’ai pas vraiment accroché. J’ai trouvé la première partie trop froide malgré moult détails sur les sentiments du personnages principal. J’ai apprécié davantage le deuxième carnet avec le récit des séances d’analyse. Toutefois, il est bien difficile de croire à ces séances tant elles sont surréalistes, le psy relevant davantage d’un psychopathe que d’un psychanalyste. Enfin, je n’ai pas franchement compris l’intérêt du dernier carnet…

Un avis plutôt négatif donc pour ce roman dont le titre et la 4ème de couverture m’avaient pourtant semblé attractifs…

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