Dans la tête d’un psychopathe !

4 Avr

J’ai découvert cette auteure il y a quelques mois. La quatrième de couverture m’a attirée.

Zombi, Joyce Carol Oates

Je vous imagine en train de me lire et, rien qu’à la vue du titre de mon nouvel article, de commencer à sérieusement vous inquiéter pour ma santé mentale… Après une chronique sur la folie dans tous ses états, je me plonge dans un roman dont le narrateur-personnage est un pur psychopathe… je vous rassure, je vais bien -très névrosée, mais ça va !

Notre narrateur-personnage, Q… P…, 31 ans et 3 mois, 1 mètre 78 pour 67 kgs, nous apparaît au début du roman comme un être simple d’esprit. Il vient d’échapper de justesse à une condamnation à la prison pour agression sexuelle sur un mineur et est contraint de se rendre tous les 15 jours  chez un psychiatre-expert chargé de vérifier qu’il prend bien son traitement, qu’il ne récidivera plus et qui tente de le faire établir un contact visuel. On se rend vite compte que Q… P… vit dans l’ombre de son père, un éminent professeur de l’université de Mont-Vernon, qu’il vénère autant qu’il se sent étouffé par lui. Ses parents, notables de la ville, ont été pour le moins secoués par l’affaire sordide dans laquelle a trempé leur fiston chéri.

Au début, on pourrait donc croire que notre narrateur est un gentil simplet, qui ne sait pas dire non et qui se cache derrière ses lunettes en plastiques. Pourtant, son test de QI vient d’emblée démentir cette impression : 121 lors du dernier test… notre homme est loin d’être l’abruti que pourrait laisser penser sa façon de s’exprimer.

Et effectivement, au fur et à mesure de la lecture, on pénètre dans l’esprit de ce personnage hautement inquiétant. On se rend compte qu’il s’agit en fait d’un dangereux manipulateur et surtout d’un cruel psychopathe qui n’a qu’une idée en tête, se fabriquer un zombi (par le biais d’une horrible opération intra-crânienne au pic à glace !) qui pourrait se prêter volontairement à toutes ses perversions. Pour réaliser son oeuvre, Q… P… doit s’exercer sur des modèles humains qu’il considère comme des rats de laboratoire…

Je pense que c’est du quitte ou double pour ce roman. Soit on adhère d’entrée de jeu au style pour le moins particulier adopté par l’auteure pour rendre compte du flux de pensée de son narrateur (très peu de ponctuation, des phrases assez décousue, reliées par des dizaines de conjonctions de coordination « et » donnant une impression d’accumulation de la pensée en même temps qu’elle crée l’image d’un être semi-débile), soit on ne parvient pas à s’y faire et l’on décroche au bout de 10 pages.Pour ma part, j’ai totalement accroché à cette oeuvre plus que sombre, dans cette plongée dans la tête d’un tueur qui fait véritablement froid dans le dos !

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2 Réponses to “Dans la tête d’un psychopathe !”

  1. blueverbena avril 5, 2014 à 3:29 #

    Ahhhh ton billet m’a donné envie de relire le mien, un peu ancien il est vrai:http://blueverbena.wordpress.com//?s=zombi&search=Go
    Je viens de découvrir ton blog: de belles lectures assurément! j’y reviendrai sans doute!

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