Derrière l’écran

24 Avr

Voilà un roman que je souhaitais lire depuis un moment, attirée par la couverture et la quatrième… j’avoue avoir été grandement déçue !

Parasites, Ryû Murakami

Un jeune homme, Uehara, vit reclus dans son petit appartement de la banlieue de Tokyo.  Dès l’âge de 14 ans, il refusa de se rendre au collège. Dès lors, ses parents l’emmenèrent consulter des psychiatres. Mais rien n’y fit, Uehara ne cessa de se renfermer sur lui-même. Voilà donc des mois qu’il ne sort plus de son appartement, excepté pour se rendre à sa séance chez le psy tous les 15 jours accompagné de sa mère. Cette dernière passe  une fois par semaine pour le ravitailler et laver son linge.

Un jour, alors qu’il est devant la télé, il est interpellé par l’intervention de Yoshiko Sakagami, une présentatrice de journal, au sujet d’un parasite qui provoquerait diverses pathologies encore inexpliquées par la science. Heureuse de constater que son fils s’intéresse enfin à quelque chose, la mère de Uehara lui offre un ordinateur portable…

Quelques jours plus tard, alors qu’il cherche à joindre la présentatrice TV, convaincu qu’un ver étrange est à l’origine de sa réclusion, il tombe sur un site internet étrange et se voit mis en relation avec une organisation appelée INTER-BIO. Après de nombreux échanges par mail, des accès de violence et des envies de meurtres, Uehara se décide à sortir de chez lui pour savoir ce qui se cache de l’autre côté de l’écran…

Peut-être que je n’ai rien compris au livre. Sans doute y avait-il un sens profond, une interrogation sur le sens de la vie… Au mieux, j’y ai lu une quête existentielle de la part de ce personnage complètement paumé, étouffé par sa mère et sa famille, qui cherche à tout prix un sens à sa vie et qui se sent investi d’une mission depuis qu’il loge en lui ce ver étrange. Je n’ai pas du tout, vous l’aurez compris, accroché à ce livre dont le sujet m’intéressait pourtant beaucoup. Il y a tellement de digressions, de répétitions, de longueurs que le sujet central est totalement occulté. Je n’ai pas réussi à m’identifier à ce personnage qui aurait pourtant pu me ressembler par certains aspects. Tant d’éléments disparates viennent s’accoler au texte : images d’archives de la 2nde Guerre Mondiale, manipulations informatiques, un chapitre entier sur les effets du gaz-moutarde et la bonne combinaison à se procurer pour s’en protéger, des scènes ultra-violentes dont on ne perçoit pas bien l’intérêt dans la narration…, tout cela fait que le lecteur ne peut parvenir à s’immerger dans sa lecture.

Il y a un mois, j’avais entrepris la lecture de Chansons populaires de l’ère Showa du même auteur et je l’avais interrompue au bout de 50 pages tant je ne parvenais pas à me plonger dans le récit… J’ai terminé cette fois mais ne suis pas certaine de retenter l’expérience une troisième fois !

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