Aux portes de l’enfer

2 Déc

J’ai débusqué ce roman que je voulais lire depuis un moment sur les étagère de mon petit bouquiniste préféré la semaine dernière. Je n’ai pas été déçue !

L’Âme du Mal, Maxime Chattam

Joshua Brolin, jeune profileur au sein de la police de Portland, est chargé de résoudre une enquête bien glauque : un détraqué tue des femmes, leur sectionne les mains et leur brûle le front à l’acide… Il parvient, grâce à ses qualités d’analyste exceptionnelles, à découvrir celui que l’on nomme le bourreau de Portland et à l’achever d’une balle dans le crâne juste avant qu’il n’exécute sa dernière, la charmante Juliette.

Un an après les faits, de nouvelles victimes d’horribles mutilations sont découvertes. Pas de doute possible : le modus operandi est exactement le même que celui du tueur en série mort l’année précédente. Et personne, hormis les enquêteurs, ne connaissait le procédé exact de mise à mort. Voilà qui dépasse l’entendement ! Brolin a peur. Mais il n’est pas du genre à se laisser impressionner et déterminé à connaitre le fin mot de l’histoire, surtout que la vie de Juliette – dont il s’est rapproché ces derniers temps – est peut-être à nouveau en danger…

On retrouve dans ce roman – premier opus de la Trilogie du Mal – tout ce qui fait le succès de Chattam : suspens, peur, horreur et surtout énorme travail de documentation préalable pour coller au plus près de la réalité et c’est d’ailleurs cela qui fait peur ! L’auteur, comme son héros, tente de sonder l’âme de ces criminels pour tenter de percer les secrets de l’origine du Mal et parvient à emporter son lecteur dans les méandres de ces esprits détraqués. Les rebondissements sont nombreux, les héros ne sont pas épargnés ce qui rend le tout d’autant plus réaliste. Seul petit reproche mais qui est le défaut d’une qualité sans doute : peut-être trop de pédagogie. Tout est en effet expliqué comme si le lecteur était un parfait ignare en matière de thriller (qu’est-ce qu’un modus operandi, le syndrome de Stockholm, à quoi sert le profileur…), ce qui fait perdre malheureusement l’impression de réel par moments. Mis à part cela, les amateurs du genre passeront un bon moment de lecture. Ce livre avait d’ailleurs reçu le prix Sang d’encre à sa parution.

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