Le cimetière des poupées

13 Déc

Petit thriller récupéré chez mon bouquiniste préféré.

Birdman, Mo Hayder

A quelques pas du Dôme du Millénaire, dans un terrain vague de la banlieue de Londres, une pelleteuse met à jour un horrible charnier. Cinq corps de jeunes femmes affreusement mutilées sont retrouvés. L’inspecteur Jack Caffery, fraîchement nommé au poste du Service régional des affaires sensibles, est chargé du dossier. L’hypothèse d’un dangereux tueur en série ne met pas longtemps à naître dans son esprit. Toutes les victimes ont été tailladées puis recousues avec un oiseau enfermé vivant dans leur cage thoracique. Toutes aussi se droguaient, n’avaient plus d’attaches familiales et fréquentaient le même bar.

Alors que Caffery dirige ses soupçons vers les membres de l’hôpital le plus proche en raison des sutures réalisées sur les corps, un de ses collègues, complètement raciste, est persuadé que c’est un jeune black  – dealer et taxi pour les filles du bar – qui a fait le coup. Notre jeune inspecteur a bien du mal à imposer son autorité et l’enquête piétine. Dans le même temps, il doit faire face à des difficultés personnelles : il ne supporte plus celle qui partage sa vie mais ne sait comment le lui avouer. En outre, la promiscuité avec son voisin le rend malade. Il est en effet persuadé que ce dernier a assassiné son frère lorsqu’ils étaient enfants et cherche le moindre indice qui pourrait le prouver…

J’ai mis un peu de temps à rentrer dans ce roman. Sans doute en raison du nombre important de personnages et de la multiplication des intrigues mêlée à une narration décousue. Mais une fois le premier tiers passé, je me suis vraiment prise à cette lecture haletante. Mo Hayder a l’art de mettre en scène des univers cauchemardesques et de renouveler le suspens jusqu’aux toutes dernières pages (cf : Skin). J’ai apprécié le fait que l’auteur présente une équipe de flics humaine, avec ses failles, ses tensions et ses échecs. Pas de super-inspecteur ici qui comprend tout en examinant le cheveu d’une victime. Au contraire, le lecteur est souvent en avance sur les enquêteurs grâce au jeu de la narration (celle-là même qui me déplaisait au départ ! ). Cela ajoute à l’intérêt et au suspens je trouve puisque j’en arrivais à m’énerver des bourdes commises, sachant très bien qu’il y aurait des victimes supplémentaires ! Alors que je rechignais à la lecture les cent premières pages, je ne pouvais plus m’arrêter de lire ensuite ! J’ai donc bien fait de persévérer.

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