A faire froid (polaire) dans le dos…

27 Déc

Je vous livre ici ce qui sera sans doute ma dernière chronique de l’année 2014 puisque je vais m’attaquer par la suite à un mastodonte qui devrait m’occuper pendant plusieurs jours voire semaines.

40 jours de nuit, Michelle Paver

Janvier 1937. Une expédition scientifique se prépare depuis l’Angleterre. Son objectif : étudier la biologie, la géologie, la dynamique des glaces et effectuer des relevés météorologiques dans le Haut-Arctique. Le jeune et démuni Jack Miller accepte de se joindre à l’équipe afin de s’occuper des transmissions radio. Dès le départ, rien ne va. Alors que cinq hommes devaient prendre le large, le médecin est contraint de rester en Angleterre. Seuls Algie Carlisle, Hugo Charteris-Black et Austus Balfour embarquent pour la Norvège avec Jack. Pendant le trajet, Hugo – chef de l’expédition – se casse une jambe. Il ne pourra donc pas accompagner ses camarades jusqu’au camp de Gruhuken.

Jack, Algie et Gus finissent par accoster au campement en compagnie d’une meute de huskies. Si les trois comparses sont fort occupés les premiers temps, une appréhension mêlée d’angoisse commence à s’emparer d’eux dans cet endroit si reculé du monde. L’atmosphère particulière du soleil de minuit et les légendes terrifiantes évoquées à mi-mots par les marins qui les ont conduits jusque là n’arrangent en rien la situation. D’ailleurs, Jack est certain d’avoir aperçu un homme pour le moins étrange rôder auprès du camp. Quelques temps après leur arrivée, Gus tombe malade et doit impérativement être conduit à l’hôpital. Algie est chargé de le raccompagner. Dès lors, Jack va devoir rester seul afin de mener la mission à bien.

Très vite, l’hiver gagne du terrain et les jours raccourcissent jusqu’à disparaître totalement pour laisser place à une nuit sans fin, oppressante. Jack tente tant bien que mal de conserver une routine mais rapidement, d’horribles visions viennent le hanter et l’angoisse le gagne. Il pourrait quitter le camp. Mais il ne veut pas trahir la confiance de son ami. Il se sent capable de rester, d’affronter la nuit, la neige et l’ombre étrange qui rôde. La question est de savoir jusqu’à quand ?

Voilà un roman qui mêle à merveille aventure et suspens. L’auteur parvient à transcrire à merveille l’atmosphère du Grand Nord – certains passages m’ont rappelé les romans de Jack London – tout en distillant un savant dosage de fantastique qui vient s’insinuer au fil des pages à mesure que la neige et la nuit s’épaississent, créant ainsi une ambiance plus qu’angoissante. Ce sentiment est renforcé par la technique narrative du journal de bord qui nous permet de suivre de l’intérieur les réflexions et les craintes du personnage principal qui se retrouve livré à lui-même dans un univers plus qu’hostile. On finit par assister à un huis-clos en solitaire et à ciel ouvert parfaitement terrorisant qui n’est pas sans me rappeler Shining de Stephen King. Folie ou fantôme ? Je vous le laisse découvrir par vous-même. Une très bonne lecture pour passer le temps en cas de tempête de neige !

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