Peur sur la ville

23 Déc

Un polar qui date un peu mais que je n’avais malheureusement jamais trouvé le temps de lire. C’est chose faite grâce au comité de lecture de mon ancien collège.

Pars vite et reviens tard, Fred Vargas

pars-vite-et-reviens-tard-514Joss Le Guern, un ancien marin breton, exerce le drôle et désuet métier de Crieur de nouvelles sur une place à proximité de la gare Montparnasse. Trois fois par jour, il relève les messages en tous genres déposés dans son urne et les crie sur le carrefour Edgar-Quinet-Delambre. Les habitués comme les curieux font masse autour de l’homme pour entendre les nouvelles. Depuis quelques jours, Joss reçoit des messages étranges, à peine compréhensibles, semblant venir d’un détraqué…

De son côté, le commissaire Adamsberg, fraîchement nommé à la criminelle, accueille une jeune femme venue se plaindre de peintures étranges dans son immeuble. Toutes les portes des appartements, sauf une, sont marquées d’un grand 4 noir inversé et de l’inscription CLT en-dessous. Bientôt, d’autres immeubles sont ainsi « décorés ». Canular de grande ampleur ou menace ? Le doute subsiste jusqu’à ce qu’un cadavre plein de puces de rats soit découvert derrière la porte d’un studio non marquée…

Si le démarrage de l’intrigue peut sembler un peu long et compliqué (difficile pou des collégiens je pense de bien cerner le cadre spatio-temporel au début), on accroche finalement très vite à cette histoire de messages tordus qui annoncent une catastrophe horrible : le retour de la peste. J’ai surtout apprécié le personnage d’Adamsberg, un commissaire hors du commun, très lunaire, qui agit à l’intuition. L’auteure ne cache rien des doutes de son personnage principal, qui sent la situation complètement lui échapper quand les habitants de Paris puis de Marseille virent à l’hystérie collective en peignant des 4 sur leurs portes, éloignant ainsi les enquêteurs du maniaque qui peut frapper n’importe où en toute tranquillité. Le dénouement est également assez inattendu d’autant que le véritable coupable n’est pas forcément celui que l’on croit… Un très bon moment de lecture pour les amateurs du genre !

A savoir que ce livre a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par Régis Wargnier, en 2006, avec José Garcia.

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