Archive | juillet, 2016

Légende Personnelle

15 Juil

Je me rattrape pour ce roman qui j’aurais dû lire il y a bien longtemps. Mais sans doute est-ce un signe que je le découvre justement maintenant.

L’Alchimiste, Paulo Coelho

51kyryol2bil-_sx307_bo1204203200_Un jeune berger andalou fait, à deux reprises, le rêve de trouver un trésor près des pyramides d’Egypte. Dès lors, il va rencontrer des personnages qui vont le guider afin qu’il réussisse à accomplir sa Légende personnelle. La route sera longue, jonchée d’épreuves (voleurs, traversée du désert, guerre…), et nombreuses seront les envies, pour le jeune homme, de renoncer à son rêve pour mener une vie plus facile. Mais grâce au roi de Salem puis à l’Alchimiste, notre berger poursuivra sa quête, le chemin qu’a dessiné pour lui l’Univers. Et seule la découverte de son trésor pourra faire de lui un homme complet.

Impossible de décrire la puissance philosophique de ce livre de Coelho qui parle un langage universel. Je comprends maintenant pour quoi il a connu un tel succès planétaire. Il nous fait non seulement rêver mais surtout réfléchir à notre propre existence. A ce qui doit compter plus que tout. Nous réaliser. Quelles que puissent en être les conséquences dans un premier temps. Si l’on désire quelque chose plus que tout, on trouvera au fond de nous les ressources pour accomplir notre rêve : « Lorsque tu veux vraiment une chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir, avait dit le vieux roi ». Coelho nous donne ici une véritable leçon de vie par le biais du voyage initiatique du jeune berger. Réaliser ses rêves, avoir toujours son objectif en tête et essayer de ne pas s’en laisser détourner par les aléas de la vie. Autre point important, savoir repérer et s’appuyer sur des personnes de confiance. Car certaines rencontres peuvent réellement changer nos vie (cf : l’excellent Et il me parla de cerisiers, de poussières et d’une montagne d’Antoine Paje). Vous l’aurez compris, un immense coup de cœur, un livre à avoir absolument dans sa bibliothèque et à lire et à relire tout au long de son existence.

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Book power !

13 Juil

Encore un grand merci à celle qui m’a offert ce livre !

La bibliothèque des cœurs cabossés, Katarina Bivald

1507-1Sara, jeune suédoise de 28 ans, qui vient de se faire licencier de la librairie où elle a toujours exercé son métier avec passion, débarque un beau jour à Broken Wheel, une bourgade perdue et dépeuplée de l’Iowa. Elle est censée rejoindre là-bas une vieille dame avec qui elle correspond et échange des livres depuis des années, Amy. Sauf qu’à son arrivée aux Etats-Unis, Amy est morte et Sara arrive précisément chez elle pour ses funérailles. Censée passer deux mois en compagnie de la défunte, la libraire suédoise ne sait trop comment réagir : partir ou rester ? Après quelques jours de réflexions et avoir fait la connaissance de certaines figures incontournables de la ville – étranges mais attachantes – Sara décide de rester. Mais elle tient vraiment à trouver une activité et surtout à remercier les habitants qui s’évertuent à lui rendre tous les services possibles sans jamais lui demander de payer. Bientôt, elle va trouver une idée géniale qui lui permettra d’assouvir sa passion des livres tout en rendant hommage à celle qui aurait dû être son hôtesse et en tentant de redynamiser le village.

Je vous ai présenté il y a quelques semaines le nouveau roman de Katarina Bivald, Le jour où Anita envoya tout balader. Après avoir adoré ce livre, j’avais vraiment envie de découvrir le premier roman qui a fait connaître son auteure et qui est devenu un véritable succès de librairie.

Dans cet ouvrage, l’un des principaux personnage sont les livres. Et ce n’est pas pour rien. Bivald a très longtemps été libraire, et son amour des livres et de son métier transparaît tout au long de ce premier roman. Et pour un coup d’essai, c’est une véritable réussite ! Les personnages – qu’ils soient principaux ou secondaires – sont tous dépeints avec une finesse étonnantes. Si chacun a son propre caractère, les esprits évoluent au fur et à mesure de la progression de l’intrigue, certains allant même agir quasiment à l’encontre de ce qu’ils pensaient être leurs principes fondateurs. Je ne suis pas particulièrement sentimentale et ne me tourne pas habituellement vers des histoires joyeuses mais contre toute attente, ce qui m’a plu dans ce roman, c’est justement qu’il respire le bonheur, la joie de vivre. Sans mièvrerie. En révélant les qualités et les défauts de chacun. En soulignant la nécessité d’écouter son cœur, de croire en ses rêves, de ne jamais y renoncer. De mener le chemin qui nous fait nous sentir bien, quoi que puissent en penser l’entourage. Et le plus important, de prendre confiance en soi. Un gros coup de cœur pour ce roman qui sous son apparente légèreté nous apporte une jolie leçon de vie le tout avec une légère pointe d’humour et d’autodérision.

Petit extrait :

« Elle s’était contentée de la sécurité des rambardes toute sa vie, et pour la première fois, elle était au bord du précipice et tâtonnait à l’aveugle, consciente qu’il existait d’autres manières de vivre bien plus intenses et grandioses.

Elle réagissait devant cette prise de conscience comme elle aurait réagi devant un véritable abîme. Elle éprouvait du vertige et une violente envie de sauter, peu importaient les conséquences. »

Meurtres au paradis

6 Juil

J’avais offert ce livre en cadeau pour la fête des mères.

Le temps est assassin, Michel Bussi

9782258136700Eté 2016. 27 ans après l’accident de voiture dans lequel ses parents et son frère ont trouvé la mort et duquel elle est sortie miraculeusement vivante, Clotilde revient avec son mari et sa fille ado, à l’endroit exact où elle-même passait ses vacances en famille en 1989, dans un endroit paradisiaque en Corse, sur la presqu’île de la Revellata. En revenant pour la première fois sur les lieux de l’accident, la jeune femme cherche à exorciser le drame vécu et à se rapprocher de sa fille qui a exactement le même âge qu’elle en 1989, 15 ans. A cette époque, Clotilde était une jeune fille rebelle en apparence mais qui tenait sérieusement le journal de bord secret de ses vacances. Mais rien ne va se passer comme prévu pour Clotilde. Juste après son arrivée sur l’île de beauté, elle reçoit une lettre signée de sa mère sensée être morte depuis 27 ans. Elle revoit également l’homme dont elle était amoureuse lorsqu’elle avait 15 ans. Alors que les fantômes du passé semblent refaire surface les vivants cherchent à enterrer des secrets pourtant déjà bien enfouis. Et si l’accident avait été prémédité ?

Je n’avais pas vraiment accroché au dernier Bussi lu N’oublier jamais que j’avais trouvé très invraisemblable. Si j’avoue m’être fait prendre au jeu par cette histoire familiale sur fond azur d’une Corse envoûtante pendant les deux tiers du roman, j’ai a nouveau été déçue par la fin et de nouvelles invraisemblances  fantomatiques. Et c’est vraiment dommage car sur la forme, il est plutôt plaisant de découvrir le journal de l’ado qu’était Clotilde en parallèle avec le récit des vacances de l’adulte qu’elle est devenue et de constater l’évolution de chacun des personnages. L’intrigue est également bien menée et laisse une bonne part au suspens. J’ai également apprécié le ton humoristique de l’ensemble. Mais nous y revenons, les incohérences ou invraisemblances sont bien présentes. Deux personnages qu’on croyait morts et enterrés faisant leur réapparition, c’est un peu gros. Tout comme la vengeance prémédité envers un innocent pour sauver l’honneur d’un coupable qui n’a jamais été le moins du monde soupçonné… Je n’en dirai pas plus car malgré tout le roman se laissera fort bien lire sur une jolie plage cet été. Faites quand même attention sur les routes de Corses, vérifiez vos freins et votre direction 😉

Voyage initiatique

3 Juil

Voilà un moment que je désirais lire cet auteur dont tout le monde parle et dont un des romans traînait dans ma PAL. J’ai enfin trouvé le temps de le faire ! 

L’homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle

41ndrvxq4bl-_sx303_bo1204203200_Julian, enseignant, est en vacances dans le petit paradis terrestre qu’est Bali.Quelques jours avant son retour en France, il décide de consulter un célèbre guérisseur, maître Samtyang. Notre narrateur ne souffre d’aucun maux spécifique si ce n’est qu’il ne se sent pas heureux dans sa vie. Comment accéder au bonheur ? C’est ce que Samtyang va tenter de lui faire découvrir au cours de leurs quelques entrevues. Dès lors, le voyage touristique de Julian va se transformer en une quête de soi passionnante, déroutante, mais très enrichissante.

Ce court roman de Gounelle fait presque office de petit traité de philosophie du bonheur. Il permettra en effet à ses lecteurs d’ouvrir les yeux sur leur propre existence et peut-être de modifier leur comportement et leur regard sur la vie pour accéder à une existence bien plus proche de celle dont ils peuvent rêver. Le vieux sage balinais – sartrien dans l’âme – nous apprendra que la vie est faite de choix, qu’absolument toutes les situations s’y prêtent et que ce sont ces choix qui impacteront notre existence. De même, le regard que l’on choisit de porter sur le monde, nos croyances même, peuvent induire la modification et la modélisation  de notre environnement à l’image de ce que l’on peut souhaiter. Notre comportement, nos attitudes influencent l’attitude des autres à notre égard. En bref, chaque être, s’il le décide au plus profond de lui même, s’il est intimement convaincu de pouvoir réaliser son projet quelques choix difficiles cela puisse lui en coûter peut réussir à vivre ses rêves. Personnellement, j’ai toujours été convaincue par cette théorie et je pense que c’est ce qui m’a sauvée dans les moments les plus critiques de ma vie. Alors si vous aussi voulez vous ouvrir à ce mode de pensée, si vous aussi voulez prendre le risque d’apprendre à vous connaître pour réaliser vos rêves les plus profonds, n’hésitez pas, lisez ce livre rapidement et partez comme Julian dans une quête spirituelle passionnante ! Coup de cœur !