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Un contre tous

31 Août

C’est l’heure de la rentrée ! Je reviens avec une nouveauté des éditions du Murmure.

Je m’appelle Herschel Grynszpan, Morgan Poggioli

21245595_10213789112542632_1629115071_nJuif polonais vivant en Allemagne, le jeune Herschel Grynszpan choisit de s’exiler vers la Palestine après ses études en théologie, dans la contexte plus que sombre de l’Allemagne des années 30. Après une escale en Belgique, c’est en France qu’il atterrit finalement en septembre 1936, recueilli chez son oncle et sa tante à Paris. Très rapidement, il s’aperçoit que les démarches administratives seront très compliquées pour obtenir carte de séjour et permis de travail. En 1938, Herschel n’a pas pu obtenir les papiers qu’il désire. Pire, le 31 mars, le gouvernement polonais légifère sur le retrait de la nationalité installés à l’étranger depuis plus de 5 ans. Alors qu’il suit avec crainte la progression du régime nazi, sa situation se détériore et il se retrouve clandestin à Paris. En novembre, une lettre de sa sœur l’avertit que ses parents font partie des milliers de juifs expulsés d’Allemagne et refusés en Pologne, apatrides, contraints de survivre misérablement dans un no man’s land. Enragé face à cette situation insoutenable, le jeune Herschel Grynszpan décide de se venger et de tuer un Allemand pour faire entendre la colère des Juifs d’Europe. Le 7 novembre, il se rend à l’ambassade d’Allemagne, armé d’un revolver et tire sur Ernst vom Rath, un secrétaire de l’ambassadeur. Le crime servira de prétexte au Troisième Reich pour la nuit de Cristal. Emprisonné, Herschel Grynszpan incarnera aux yeux de l’Allemagne nazie la personnification du « complot juif international ».

Pour être honnête, je ne suis pas une grande amatrice de biographies ni de romans historiques. Mais après avoir lu et apprécié Hhh de Binet il y a quelques années, j’étais intriguée par ce récit biographique à paraître en septembre aux éditions du Murmure dont j’ai déjà chroniqué plusieurs ouvrages. Je n’ai pas été déçue. Outre ses qualités d’historien, Morgan Poggioli réussit à mener son récit – premier roman – quasiment à la manière d’un polar. Les rebondissements s’accumulent et on ne se décide pas à lâcher l’ouvrage avant de connaître la suite. Le fait que tous les éléments du récits soient vrais ou presque a également encore davantage piqué ma curiosité. Dans un style accessible et agréable, l’universitaire convie son lecteur à découvrir une aventure humaine surprenante tout lui permettant de se replonger dans les grandes dates de la seconde Guerre Mondiale. Amateurs d’Histoire ou de bons polars, ce récit biographique est fait pour vous !

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Rousses et blondes glorifiées !

31 Jan

Je tiens encore à remercier ici chaleureusement Sébastien Hubier, l’auteur de ce charmant essai, qui m’a fait parvenir tout récemment son ouvrage dédicacé.

Jeunes et blondes rousseurs, Sébastien Hubier

Après son excellent Sexy teddies, paru en 2013 dans la même collection Boderline aux éditions Le Murmure, Sébastien Hubier s’intéresse cette fois à la représentation de la blondeur et de la rousseur dans toutes leurs nuances à travers les époques et les arts. Si la blonde rousseur est souvent associée dans l’imaginaire collectif à la douceur, à l’enfance et par extension à un idéal de pureté, l’auteur nous montre – nombreux exemples à l’appui (de Messaline à Maryline Monroe) – qu’il ne faut pas se fier à cette apparence angélique. En effet, nous apprendrons que cette nuance serait apparue au cours de l’ère glaciaire du Quaternaire comme un moyen de séduction pour se démarquer et attirer les rares mâles disponibles en se démarquant de la coloration brune (selon Peter Frost). Depuis, cette couleur de cheveux n’a cessé de jouer son rôle de pôle d’attraction si je puis m’exprimer ainsi et les artistes de l’Antiquité à nos jours se sont plu à chanter les louanges tantôt de blondes innocentes tantôt de rousses mutines. Ces dernières n’ont par ailleurs pas toujours été en odeur de sainteté, notamment au Moyen-âge où la rousseur était non seulement un signe de sorcellerie mais aussi de sexualité débridée. Ce qui donc était condamné en ces temps plus qu’obscurs placés sous le joug d’ecclésiastiques effrayés par le corps est au contraire mis en valeur et devient véritable phénomène de mode – voire une marchandise – dans notre société hypermoderne.

Les blondes ne sont-elles pas des anges ?

Un essai pour les blondes mais pas que !

Je mets fin ici à un résumé qui ne peut se révéler que médiocre en considération de la richesse de ce savoureux petit opuscule fort bien documenté. Blondes, rousses ou simples esthètes, vous apprendrez beaucoup sur ces colorations qui se révèlent en fait être bien davantage que de simples nuances capillaires.

Partenariats

24 Mai

Après 5 ans d’existence, Les Lectures de Naurile grandit grâce à ses lecteurs mais aussi grâce à ses partenaires.

Je tiens à remercier pour leur confiance :

Le Passeur Editeur

Les Editions TohuBohu

Les Editions Viviane Hamy

Les Editions Cent Mille Milliards

Les Editions du Seuil

Les éditions Au Diable Vauvert

Le Verger Éditeur 

Réseaux Tu Dois et Nicolas Le Bault

L’agence de presse Anne et Arnaud

France Loisirs

Les Editions Syros

Les Editions Le Muscadier

Les Editions des Artistes Fous

Les Editions de la Madolières

Les Lutins urbains

Les Editions Baudelaire

Les Editions du Murmure et Stock via Libfly 

Amis éditeurs, auteurs et attachés de presse, n’hésitez pas à me contacter via mon adresse mail, je me ferai un plaisir de chroniquer les ouvrages reçus !

 Je tiens à préciser que je reste libre de mes opinions. Je ne chroniquerai pas positivement un service presse qui me déçoit !

lecturesdenaurile@gmail.com

Mort à l’écran

18 Jan

Je tiens encore à remercier les éditions du Murmure et Libfly pour m’avoir fait parvenir ce livre !

Snuff movies – Naissance d’une légende urbaine, Antonio Dominguez Leiva et Simon Laperrière

« Qu’est-ce qu’un snuff movie? » vous demanderez-vous tout comme moi avant d’ouvrir ce petit opuscule. Du vieil anglais snithan qui veut dire massacrer ou démembrer, to snuff deviendra tuer en argot américain. Le snuff movie serait un film montrant des vrais meurtres. J’emploie le conditionnel puisqu’en réalité, on apprendra à la fin de l’essai qu’aucune enquête policière n’a jamais été capable de prouver que de tels films aient réellement existé – d’où la mention de « légende urbaine » dans le sous-titre.

Les auteurs dressent donc la genèse de ce « genre » cinématographique. Je ne mentionnerai ici que quelques-uns des faits les plus marquants afin de vous laisser le plaisir d’en apprendre bien davantage dans cet essai très détaillé. Dès les débuts de l’histoire du cinéma les distributeurs ont voulu relayer des morts véritables à l’écran sous couvert de documentaires (nombreuses exécutions filmées au début du 20ème siècle) afin d’assouvir la soif de sensations fortes du public. Mais bientôt, la censure va oeuvrer, interdisant (en France notamment) « tous spectacles cinématographiques publics de ce genre troublant l’ordre et la tranquillité publics ». A la fin des années 60, l’Amérique est épouvantée par les meurtres de Charles Manson et de ses disciples, et notamment par celui de l’actrice Sharon Tate, enceinte (épouse de Roman Polanski). Selon Ed Sanders, auteur de The Family (1971), un petit film montrant un corps décapité existerait. Selon d’autres sources, « une bobine contiendrait les images d’assassinats perpétrés entre 1968 et 1969 et pourrait être enterrée dans le désert de Mojave ». Ajouté au meurtre de la star, il n’en fallait pas moins pour faire naître une légende. En 1971, en Argentine, est tourné un navet, The Slaughter, surfant sur la vague de la « mansonsploitation. Le film est racheté quelques temps plus tard par Shakelton qui en effectue un remontage en ajoutant le pseudo vrai meurtre d’une actrice à la fin. Intitulé Snuff, le long-métrage fait scandale lors de sa sortie et donc salles combles.

Voilà donc un bref résumé de cet opuscule je le répète très documenté qui m’a permis de me familiariser avec un genre que je ne connaissais absolument pas. Le pari est donc réussi pour cette collection Boderline qui permet de faire découvrir de façon intelligente des sujets parfois pointus de la pop culture au grand public. Vous pouvez d’ailleurs retrouver les excellentes chroniques d’Antonio Dominguez et d’autres sur le blog pop-en-stock et dans l’émission du même nom sur Choq-fm.

« Tendre bestialité »

12 Jan

Je n’ai pas résisté longtemps à l’envie de découvrir les ouvrages reçus hier grâce aux éditions du Murmure et à Libfly que je remercie encore.

Sexy teddies, Sébastien Hubier

Dans cette collection Borderline qui a vocation à mettre en avant des thèmes relevant de la pop culture ou considérés à la marge car « osés », Sébastien Hubier (auteur de Douces fessées, plaisantes caresses dans la même collection) s’attache ici à l’érotisation du célèbre Teddy Bear dans notre société postmoderne. Avant de considérer les représentations actuelles de jeunes nymphes dans des positions lascives tenant leur ours en peluche, l’auteur nous rappelle la pensée de Georges Bataille qui dans Larmes d’Eros en 1961 distinguait l’animal de l’homme en ce que le premier « ignore l’érotisme » pendant que le second nie le naturel en lui c’est-à-dire ce qui le rapproche de l’animal. Pourtant, comme le souligne Sébastien Hubier en s’appuyant sur l’exemple des représentations de la pilosité qui hésitent entre répulsion et sublimation, « tout en dissociant humanité et bestialité, l’érotisme met en jeu notre part d’animalité pour la détourner ».

A partir de là – l’auteur ne m’en voudra pas trop, je l’espère, de prendre des raccourcis – on ne s’étonnera pas de constater que l’animal – et l’ours en particulier – est depuis très longtemps associé aux représentations érotiques (on apprend, par exemple, que de nombreux rites populaires liés au folklore nuptial mettent en scène le rapt de jeunes filles par des hommes-ours). Si bestialité et violence apparaissent étroitement liées à la sexualité,ce ne semble plus forcément le cas dans les représentations actuelles. En effet,  à l’heure de la mode du cocooning, l’ours en peluche vient adoucir les images érotiques d’une société postmoderne pourtant hypersexualisée et les photographies de jeunes mannequins ou actrices dénudées en compagnie de peluches dans des postures et tenues suggestives peuplent les magazines répondant ainsi à la demande de sexe, de jeunesse et réassurance dans un monde angoissant.

Voilà donc un petit ouvrage très documenté et riche d’enseignements  sur les thèmes de l’érotisme et de la bestialité qui parvient à donner à réfléchir sur notre société actuelle. A découvrir !

Sexe et vidéo !

11 Jan

SONY DSCJe remercie très chaleureusement les éditions Le Murmure et Libfly de m’avoir envoyé deux des derniers opus de leur toute nouvelle et très belle collection Borderline mettant la pop culture à l’honneur.

Au programme des prochains jours, le Sexy teddies de Sébastien Hubier et le Snuff movies – naissance d’une légende urbaine d’Antonio Dominguez Leiva et Simon Laperrière.

Connaissant les auteurs, je sens que ces lectures seront des plus enrichissantes !