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Cold Case à L.A.

17 Mar

Bonjour à tous ! Voilà un bon moment que je n’ai rien publié sur le blog car je manque cruellement de temps pour lire ! Enfin, c’est pour la bonne cause : un petit Jules de 5 mois 1/2 qui déborde d’énergie ! En ce dimanche bien morne, je ne vous présente pas une nouveauté mais un bon polar que mon cher et tendre m’avait offert l’été dernier.

Mariachi Plaza, Michael Connelly

9782253086376-001-tL’inspecteur Bosch arrive en fin de carrière et l’on juge bon de lui coller une jeune équipière, Lucia Soto, afin qu’il lui enseigne toutes les ficelles du métier. Affecté aux « affaires classées » depuis quelques temps, le job n’a plus aucun secret pour le flic expérimenté. Une enquête peu commune est confiée au duo. Un mariachi, Orlando Merced, vient de succomber à une blessure par balle dix ans après s’être fait tirer dessus. Pour seul indice : la fameuse balle retrouvée dans son corps. Pour compliquer la tâche, la jeune recrue ne semble pas avoir la tête complètement à l’enquête. Et pour cause, elle travaille en secret sur un dossier qui lui est très personnel. Lorsque Bosch le découvre, il décide de braver l’interdit et de l’aider à faire toute la lumière sur cet autre cold case afin de trouver qui était à l’origine d’un incendie meurtrier…

J’ai retrouvé avec grand plaisir la maîtrise de Connelly et son fameux inspecteur Bosch. J’avoue que j’ai eu du mal à me plonger dans l’action. J’ai trouvé que l’intrigue était un peu longue à se mettre en place. Mais sans doute que mon rythme de lecture très lent et entrecoupé n’a pas aidé à me plonger dans le polar. La seconde partie du livre m’a paru plus palpitante, bien plus rythmée. Mêlant magouilles politico-financières et règlements de compte, l’auteur fait une nouvelle fois montre de son talent et de ses connaissances du milieu. Bien plus axé sur les enquêtes que sur la psychologie de nos protagonistes, ce roman plaira aux amateurs du genre. Pour ma part, je reste un peu mitigée par rapport aux précédents épisodes de la série Bosch.

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Jamais sans sa fille

16 Mai

Si j’ai mis si longtemps pour lire ce livre, ce n’est pas parce qu’il était mauvais mais car je suis complètement accaparée par les rédactions de mes élèves !

Les neuf dragons, Michael Connelly

L’inspecteur Harry Bosch doit enquêter sur une affaire de meurtre dans le quartier chinois de Los Angeles. M.Li, gérant d’un petit magasin d’alcool, a été retrouvé mort derrière son comptoir, tué par trois balles en pleine poitrine. Pour mener son enquête, Bosch va devoir coopérer avec l’inspecteur David Chu, membre de l’AGU (Asian Gang Unit). D’emblée, il ne supporte pas de devoir travailler avec quelqu’un qu’il ne connait pas et se montre très méfiant à l’égard de son collègue. Rapidement néanmoins, le fils de la victime, Robert Li, met les policiers sur la piste d’un suspect. Celui-ci est effectivement vu sur la cassette d’une caméra de vidéo-surveillance du magasin en plein racket. Bosch et son équipier, soupçonnant la piste des triades tangible, se presse pour arrêter ce coupable idéal avant qu’il ne s’envole pour Hong-Kong.

Occupé à chercher des preuves pour faire inculper le racketteur de meurtre et préoccupé par un message appel anonyme le menaçant, Bosch ne trouve pas le temps d’ouvrir le message vidéo laissé par sa fille. Madeline à 13 ans, elle vit à Hong-Kong avec sa mère et a l’habitude de beaucoup communiquer avec son père. Quand l’inspecteur découvre la vidéo, il est anéanti : sa petite fille s’est fait kidnappée…

Bosch, sous le choc, réagit néanmoins rapidement. Il confie la vidéo à un service spécialisé de la police de L.A. afin de voir s’il est possible de reconnaître l’endroit où se trouve sa fille. Dans le même temps, il contacte son ex-femme, Eleanor Wish, afin de tenter de la rassurer et de lui donner quelques conseils. Après avoir récupéré une image pouvant peut-être le conduire sur la piste de sa fille, Bosch prend place dans le premier avion pour la Chine.

J’ai apprécié ce polar qui mêle deux enquêtes même si l’intrigue qui occupe directement l’inspecteur Bosch est celle qui retient le plus l’attention. On voit là que le talon d’Achille du héros est touché et, même s’il semble être invincible, cela le rend très humain. Les actions s’enchaînent sans relâche, on ne s’ennuie pas une seconde en lisant ce livre. Un bon Connelly selon moi.

Meurtres maquillés

28 Avr

Après un cycle littérature jeunesse, il me fallait un bon petit polar !

La blonde en béton, Michael Connelly

L’inspecteur Harry Bosch traverse une mauvaise passe : effectivement, c’est lui qui se retrouve sur le banc des accusés ! Pour mieux en comprendre la raison, il faut remonter 4 ans auparavant. Bosch enquêtait, avec toute une brigade spéciale à ses côtés, sur une affaire de meurtres en série. Toutes les victimes, des femmes, étaient retrouvées outrageusement maquillées. Un soir, alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui, Bosch reçoit l’appel d’une prostituée lui assurant savoir où réside le « Dollmaker », le tueur en série supposé. L’inspecteur, même s’il ne prête pas vraiment foi aux propos de la fille décide d’aller voir. Il ouvre la porte, tombe nez-à-nez avec un homme totalement nu. Alors qu’il braque son arme à feu sur lui et lui demande de ne pas bouger, l’homme plonge le bras sous un oreiller. Bosch tire, l’homme meurt… il s’agissait bien du « Dollmaker » selon la police.

Quatre ans plus tard pourtant, Honey Chandler, une redoutable avocate, décide d’engager des poursuites contre l’inspecteur Bosch pour usage abusif de la force et pour meurtre d’un innocent. Selon Chandler, les preuves de la culpabilité de Norman Church sont apparues après sa mort et l’inspecteur, seul lors de son intervention, aurait très bien pu les y placer. Alors que le procès s’engage plutôt mal pour Bosch, une lettre ressemblant fortement à celles envoyées des années plus tôt par le tueur en série arrive sur son bureau. Elle contient des informations sur la localisation d’un corps. Après quelques fouilles, les policiers retrouvent le corps d’une fille coulé dans le béton… Il est rapidement établit qu’elle a été tuée deux ans plus tôt et qu’elle présente tous les signes des victimes du « Dollmaker »…

Un doute s’installe alors dans l’esprit de Bosch : et si, comme l’en accuse Chandler, il avait tué un innocent ? si le « Dollmaker » rôdait toujours dans la nature ? Ne voulant se résoudre à cette hypothèse, il reprend l’enquête depuis le début…

Voilà un polar bien ficelé, agréable à lire. Effectivement, si j’avais trouvé Volte-face un peu austère et longuet en raison des séances de tribunaux vraiment trop longue, ici, l’intrigue concernant le procès de Bosch reste assez en retrait par rapport à l’enquête. Celle-ci est d’autant plus prenante qu’il s’agit pour les inspecteurs d’enquêter rapidement et discrètement afin de ne pas nuire à leur collègue. J’ai apprécié aussi le fait que l’on s’attache à la psychologie de l’inspecteur en proie au doute. Si certains personnages paraissent caricaturaux, c’est surtout pour piéger le lecteur (et l’inspecteur) qui pensera trouver facilement le coupable. Si Connelly nous envoie donc sur des fausses pistes quelque peu grossières, il n’en reste pas moins que ce livre permet de passer un bon moment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cold-case

25 Fév

Je viens enfin de terminer le premier polar emprunté à mes parents…

Volte-face, Michael Connelly

Mickey Haller, brillant avocat de la défense, se voit confier par le district attorney du comté de Los Angeles, Gabriel Williams, le poste de procureur indépendant pour une affaire de meurtre vieille de 24 ans. Malgré ses réticences à passer du côté de l’accusation, il accepte cette offre qu’il ne peut pas vraiment refuser. Pour mener à bien l’enquête et le procès, il va s’entourer de son ex-femme, Maggie McPherson, adjointe du district attorney, et de son demi-frère, l’inspecteur Harry Bosh.

L’affaire à traiter n’est pas banale. Jason Jessup a été condamné 24 ans auparavant pour le meurtre d’une fillette de 12 ans. Or, après avoir fait procédé à des tests ADN qui semblent l’innocenter, il souhaite obtenir une révision du procès qui prouverait son innocence. Williams refuse d’admettre que Jessup soit reconnu innocent, car si tel était le cas, la ville devrait lui verser une somme colossale de dommages et intérêts. Pourtant, les preuves de l’accusation sont bien maigres et Haller ne pourra d’emblée qu’accepter la liberté sous caution demandée par la défense avant le procès.

Au début du roman, la défense possède donc de nombreux atouts, à commencer par l’avocat de Jessup, Clive Royce, dit « l’astucieux », et les médias qui prennent partie pour cet innocent qui aurait passé près d’un quart de siècle derrière les barreaux. Jessup profite de sa liberté retrouvée en vue du procès en s’exhibant dans tous les journaux. Difficile donc de constituer un jury qui ne soit pas au courant de l’affaire…

Si le procès semble mal engagé pour l’accusation, Haller et son équipe va tout mettre en place pour prouver que Jessup a bien tué la fillette. Pour cela, ils ne pourront s’appuyer que sur un seul témoin, à condition de le retrouver et de prouver sa crédibilité, la soeur de la victime qui avait assisté à la scène et identifié le coupable. Malheureusement, cette dernière a mené une existence bien dissolue après le meurtre, noyant son chagrin dans la drogue, et passant de nombreuses fois par la case prison.

Nos enquêteurs pourraient toutefois s’appuyer sur une faute de Jessup en liberté. Effectivement, le suspect pratique d’étranges activités la nuit dans les parcs de Mullohand; avec un peu de chance, il pourrait peut-être de nouveau tenter de passer à l’acte et être arrêté à temps…

Je suis assez mitigée concernant ce livre. L’intrigue est assez fragile, la question du coupable ne fait guère de doute malgré le titre. Le seul problème est de savoir comment l’accusation parviendra à démonter les thèses de la défense. C’est donc bien davantage les joutes du procès qui intéressent plutôt que l’enquête. Malheureusement, je n’ai pas vraiment accroché à cette lecture de procès qui serait sans doute bien mise en valeur dans un film mais qui demeure assez pénible à lire. Si ce n’est pas le roman policier du siècle, il permet néanmoins de se divertir agréablement, les derniers chapitres offrant quand même quelques rebondissements.