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« On a toujours besoin… »

25 Nov

Désolée de ne pas être plus présente mais bébé ne me laisse pas trop le temps de lire ! Je me rattrape aujourd’hui avec un bel album jeunesse et en profite pour remercier les éditions Syros pour cet envoi.

Les poulets guerriers, Catherine Zarcate et Elodie Balandras

conte_poulets_guerriersCet album nous emmène dans un village en Afrique où des poulets adolescents ont décidé de partir à la guerre. Un jeune poussin souhaite les accompagner mais les poulets le rejettent, le jugeant trop petit pour se joindre à eux. Qu’importe, le poussin les suit. C’est alors que la troupe tombe nez à nez avec un chat sauvage tigré…

Très joliment illustré, cet album aux couleurs éclatantes, accompagné d’un CD audio, est une libre adaptation d’un conte africain. Destiné aux enfants dès 5 ans, il met parfaitement en scène le célèbre adage de La Fontaine : « On a toujours besoin d’un plus petit que soi ». Le texte, à la fois drôle et intelligent, ravira les petits et leurs parents qui pourront leur expliquer que la ruse peut l’emporter sur la force. Si vous manquez d’idées pour vos chères têtes blondes pour Noël qui approche, n’hésitez pas ! Coup de cœur !

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Mort sur commande

7 Nov

Merci aux éditions De Saxus pour l’envoi de ce roman.

Trauma zéro, Elly Rosemad

41-0lxplohl-_sx328_bo1204203200_La psychologue Maddy Stroke travaille dans le centre hospitalier de Capitale Sud en pointe sur la question de l’euthanasie. Quant à elle, elle est à l’origine d’un projet qui serait révolutionnaire pour les personnes ayant subi de gros traumatismes psychiques. Trauma zéro permettrait en effet d’oublier totalement l’épisode douloureux qui engendre la souffrance. Maddy ayant elle-même subi un drame aimerait pouvoir tester le processus afin de pouvoir se reconstruire et surtout arrêter de souffrir. Dans le même temps, des actes barbares se déroulent au sein de l’hôpital. En effet, le docteur Gabriel Chrysopolis, médecin anesthésiste adulé de tous, qui dirige les essais sur l’euthanasie pour tous, profite de ses travaux pour assouvir ses pulsions meurtrières. Mais alors qu’il passe à l’acte une fois de plus, Maddy le surprend et faire tomber le masque du médecin parfait à ses risques et périls…

Ce thriller psychologique fait littéralement froid dans le dos. Chaque personnage porte sa part d’ombre qui se révèle au fur et à mesure des pages. Si j’ai trouvé le thème accrocheur et l’intrigue de base intéressante, j’avoue rester perplexe sur l’intrigue secondaire, même si elle vient compléter la première. En effet, sans révéler quoique ce soit afin de ne pas gâcher le plaisir des lecteurs, l’auteur nous entraîne dans quelque chose de très glauque, d’une violence pornographique cruelle que j’ai personnellement eu du mal à supporter. Je trouve aussi qu’il y a certaines longueurs dans le roman, des répétitions qui auraient pu être éviter afin de gagner en légèreté. Un avis mitigé donc pour ce roman à ne pas laisser entre toutes les mains.

Survivor

12 Oct

Un très très grand merci à l’Agence Anne et Arnaud ainsi qu’aux Editions de La Martinière qui me permettent de vous présenter ce livre aujourd’hui.

Chroniques d’une survivante, Catherine Bertrand

faf6b2c64c46164c5c651d76849c36Avant le 13 novembre 2015, Catherine Bertrand était une personne comme les autres, avec ses joies et ses tracas quotidiens. Mais tout a basculé ce soir où elle assiste au désormais tristement célèbre concert des Eagles of Death Metal au Bataclan. Dès lors, sa vie est bouleversée.

C’est ce traumatisme et la reconstruction qui va devoir se faire peu à peu que Catherine Bertrand nous raconte dans ce témoignage dessiné. De manière simple et légère, sans jamais tomber dans le pathos, elle symbolise son trauma par un gros boulet qui se rappelle à elle dans toutes les situations du quotidiens et qui l’empêche dans un premier temps de se reconnecter à la vie. L’auteure évoque de nombreuses situations compliquées : difficultés pour obtenir un soutien psychologique, pour se faire comprendre par l’entourage, les collègues, pour se rendre dans les lieux publics… avec un humour qui met à distance l’horreur des faits. Si elle dédie bien sûr son livre à tous les rescapés et victimes des attentats, elles s’adressent aussi à tous ceux qui ont subi au cours de leur existence un traumatisme violent et à leur entourage. Je ne peux que vous encourager à vous procurer ce carnet dessiné qui vient de sortir. Encore une fois, loin d’être plombant grâce à la naïveté des dessins et à l’humour de l’auteure, vous découvrirez un témoignage courageux qui donne envie d’aller de l’avant. Coup de cœur !

Mafia latina

4 Oct

Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions du Seuil pour leur confiance renouvelée qui me permets de vous présenter cette nouveauté.

Lola, cheffe de gang, Melissa Scrivner Love

137521_couverture_hres_0Les apparences sont parfois trompeuses. C’est le cas de Lola, une charmante et frêle jeune femme, compagne de Garcia, le chef des Crenshaw Six, un petit gang de la banlieue de Los Angeles. Sauf que la réalité n’est pas celle que l’on croit. C’est Lola, en fait, qui dirige, dans l’ombre mais d’une main de fer, les cinq gros bras qui l’entourent. C’est elle le cerveau. Mais si elle sait parfaitement se faire respecter au sein de son petit groupe, elle voudrait maintenant se faire un nom dans le milieu de la drogue. Cela sera sans doute bientôt le cas puisqu’elle va être amenée à négocier avec le cartel et un autre gros narco-trafiquant. Parviendra-t-elle à tirer son épingle de jeu sans y laisser la vie ? Réussira-t-elle à s’imposer en tant que femme et latina dans ce milieu ultra-machiste ?

J’avoue qu’à la réception du livre, je suis restée perplexe en découvrant le titre et la couverture qui ne m’inspiraient pas vraiment. J’ai néanmoins été agréablement surprise par l’intrigue de ce roman que j’ai dévoré en quelques jours à peine. Pour une fois, nous ne sommes pas du côté des forces de l’ordre mais des bandits. Si le rythme est celui d’un thriller avec des ultimatum, des vengeances et des situations cornéliennes, la psychologie des personnages n’en est pas pour autant oubliée et j’ai apprécié que le protagoniste soit une femme. Une femme forte qui présente aussi ses failles, qui ne se laisse pas abaisser au rang de belle plante verte qui lui était destiné, qui sous ses airs de garçon manqué se pose la question de la maternité et qui gère du mieux qu’elle peut ses blessures d’enfance. Sans aller jusqu’à dire qu’il s’agit d’un thriller féministe, ce roman qui met en avant la cheffe d’un gang sort un peu des sentiers battus et c’est tant mieux ! S’il s’agit d’un premier roman, Melissa Scrivner Love n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle est scénariste pour Les Experts et Person of Interest. Et quand je vous dis qu’il s’agit d’une nouveauté, on ne peut pas faire plus récent puisque le lire sort aujourd’hui même en librairie !

Sous contrôle

26 Sep

C’est mercredi et je vous propose de découvrir une nouveauté jeunesse.

Kaplan, Sébastien Gendron

9782748524826Dans un avenir proche, une dictature – le Cushinberg – et une démocratie hyper-contrôlée – Leeton – se côtoient. Kaplan, tueur professionnel de la police politique de la dictature est envoyé en mission suicide afin d’affaiblir Leeton. Tout ne va cependant pas se passer comme prévu. Après une entrée fracassante dans la ville-état, il est réceptionné par Rimbolt, un adolescent peu ordinaire qui semble très mature pour son âge. Au fur et à mesure de son séjour dans la cité, Kaplan a l’étrange impression de ne pas en être totalement étranger…

Complots, manipulations, mensonges sont les ingrédients de ce roman politique très bien mené, qui présente des rebondissements jusqu’à la dernière page. L’auteur donne à réfléchir non seulement sur les systèmes autoritaires mais aussi sur l’obéissance parfois aveugle aux ordres d’une hiérarchie dans laquelle on ne se reconnait pas forcément. Derrière la face sombre de ce roman d’espionnage se cache une relation amicale naissante inattendue et l’évolution de Rimbolt qui gagne en maturité au fur et à mesure de l’avancée du récit. Attention, s’il s’agit bien d’un roman jeunesse, je ne le conseillerais pas avant 13 ou 14 ans et pour des bons lecteurs car l’intrigue est assez complexe. Les adultes prendront d’ailleurs plaisir à le lire. Encore une fois, les éditions Syros propose une littérature de qualité, qui donne à réfléchir tout en étant passionnante.

… rock toujours !

19 Sep

Voilà un petit moment que je l’attendais… et déjà, je l’ai terminé… Toutes les bonnes choses ont une fin ! 

Vernon Subutex – Tome 3, Virginie Despentes

51kjdnkp1jl-_sx342_bo1204203200_Au début de ce tome 3, Vernon et sa bande se sont organisés en une petite communauté autosuffisante qui parcourt la France en organisant des « convergences », des rassemblements musicaux qui s’apparentent à des rave privées. Tous ceux qui ont la chance d’y participer sont formels, ce qui se passe là-bas est presque irréel, relève de la transe. Mais bientôt, l’équilibre du groupe se voit anéanti avec l’obtention d’un important héritage, laissé par un ami de la bande. Accusé à tort de vouloir récupérer le pactole, Vernon, écœuré, s’en va sans prévenir… Dans le même temps, nous suivons les aventures d’Aïcha et Céleste respectivement exfiltrées en Allemagne et en Espagne par la Hyène après qu’elles ont agressé Dopalet. Ce dernier, après une bonne dépression, est bien décidé à se venger des deux jeunes filles…

Ce dernier opus est sans doute le plus survolté de la trilogie. Despentes poursuit sa chronique sociale sans concession, traitant de nombreux sujets d’actualité (attentats, homosexualité, dépendances, violences faites aux femmes…) sans jamais tomber dans le racolage, la facilité ou l’apitoiement. Chaque chapitre met l’accent sur un personnage donnant ainsi une vision kaléidoscopique de l’intrigue et permettant de conserver un rythme endiablé tout au long des 400 pages de ce tome 3. C’est bien simple, il est presque impossible de lâcher le livre une fois qu’on l’a commencé. Seul point négatif de cette trilogie de mon point de vue : la fin assez abrupte et qui part un peu dans le n’importe quoi. Mais bon, ça n’enlève en rien le plaisir que j’ai eu à savourer cette fresque sociale moderne qui demeure pour moi un gros coup de cœur.  Je vous invite à découvrir les chroniques des tomes 1 et 2.

« Heureux qui comme Ulysse… »

3 Sep

C’est la rentrée ! J’en profite pour vous présenter un roman qui traite essentiellement de l’enfance et donc de l’école. On ne saurait faire plus d’actualité ! Merci aux éditions Bergame pour leur confiance renouvelée, qui m’ont fait le plaisir de m’envoyer cette nouveauté.

L’improbable Ulysse – Tome 1, L’Enfance, William Bocq

9782372861724Une bien étrange scène de crime s’offre au commissaire.  Apparemment, tout porte à croire qu’il y a eu un acte de violence dans l’atelier du célèbre peintre Ulysse Blanchard car de nombreux tableaux sont éparpillés dans l’atelier et l’artiste est introuvable. Sauf qu’aucun indice ne prouve l’enlèvement, le meurtre ou le suicide. L’enquêteur, perplexe, tente de trouver des pistes, notamment dans la vie sentimentale tortueuse du peintre…

En parallèle de l’enquête qui n’est en fait ici que très secondaire, la narration porte sur la vie du disparu, de sa naissance au début de l’âge adulte. Fils d’un gendarme et d’une institutrice vivant dans un petit village non loin d’Annecy, le jeune Ulysse doit se confronter au monde qui l’entoure. Avec ses copains d’enfance, il vivra de nombreuses aventures plus ou moins périlleuses et connaîtra ses premiers émois tout en menant ses études à bien.

Dans ce premier tome, William Bocq se consacre donc à la prime jeunesse du héros disparu qui devient paradoxalement le personnage principal du roman. On assiste à l’évolution du personnage dans un récit qui s’apparente davantage à un roman d’apprentissage qu’à un polar. On sourit à l’évocation des bêtises enfantines et on prend plaisir à voir évoluer le héros, à le suivre dans ses choix comme dans ses incertitudes. L’auteur parvient donc à dessiner un portrait très complet de son personnage et de son proche entourage. Je reste par contre sur ma fin concernant la partie enquête qui ne progresse quasiment pas dans ce tome. Hâte donc de découvrir la suite !

Aux armes !

24 Août

C’est déjà l’heure de la rentrée littéraire ! Aujourd’hui, sort le premier roman de Marie-Fleur Albecker aux éditions Aux forges de Vulcain. Avant de vous présenter cet ouvrage, je tenais à remercier tout particulièrement l’auteure pour la dédicace et l’agence Anne et Arnaud pour cette belle découverte.

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans, Marie-Fleur Albecker

et-j-abattrai-l-arrogance-des-tyransFin du XIVème siècle. Nous sommes en Angleterre. La grande peste et la guerre de Cent ans ont laissé le royaume dans la misère la plus totale. Seuls les nobles tirent leur épingle du jeu, taxant toujours davantage les paysans. Le roi, Richard II, n’a que 14 ans. Le pays est donc gouverné par ses conseillers qui cherchent à s’enrichir au détriment du peuple. Jusqu’au jour où la révolte gronde. Les hommes n’en peuvent plus de payer et de mourir de faim. Parmi le groupe d’insurgés qui partira de l’Essex pour se rendre à Londres afin de réclamer justice, une femme. Johanna. Elle refuse de rester au village avec les autres à se tourner les pouces pendant que se joue l’avenir des siens. Rebelle dans l’âme, elle veut participer et tenter de changer le monde. Pour ne plus subir. Pour être libre. En tant que femme.

Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas du tout fan des romans historiques. Pour preuve, depuis la création de ce blog, je ne suis pas sûre d’en avoir déjà chroniqué. Et pourtant, quand cette lecture m’a été proposée, j’ai tout de suite accepté. Quelque chose me disait qu’il ne s’agissait pas d’un simple roman historique. Je ne me suis pas trompée. Si les faits historiques sont là – et Marie-Albecker, professeur d’histoire, maîtrise son sujet -, le véritable sujet de livre n’est pas là mais bien dans le combat de cette femme, Johanna, que l’on pourrait qualifier de féministe avant l’heure. Refusant les préjugés et le regard des autres, elle se joint aux hommes et se trouve à la tête de la révolte. Personnage déterminé, elle ne recule devant rien pour faire entendre non seulement la voix du peuple mais la voix des femmes contre les injustices dont elles sont victimes. Ce que j’ai surtout apprécié, outre l’intrigue, c’est la révolte du langage dont fait preuve Marie-Fleur Albecker en utilisant un vocabulaire cru, ultramoderne, pour rendre compte de ces événements d’une autre époque mais qui semblent ainsi totalement d’actualité. La distance anachronico-ironique du narrateur est savoureuse et apporte à ce roman un rythme haletant et un ton acerbe auquel j’ai particulièrement accroché. Vous vous en doutez, je ne saurais que vous conseiller ce roman pour bien terminer les vacances ou aborder la rentrée. Coup de coeur !

Statufiant !

5 Août

Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Bergame pour leur confiance et qui me permettent de vous présenter le roman du jour.

Qu’on me coupe la têêêêêêête !, Jennifer de Théleny

couv145-365x365Aìfe Shaw est une jeune styliste qui a repris l’atelier de son père. Malgré la concurrence des plus grandes maisons de couture, elle mène plutôt bien sa barque malgré quelques périodes creuses. Un jour, le richissime Elioth Anssiman vient lui faire une offre qu’elle ne peut refuser : réaliser un dress-code pour chaque corps de métier de son entreprise et confectionner tous les modèles. Afin de s’imprégner de l’ambiance de la société, il la convie à passer un mois à ses côtés en observation. La jeune femme pénètre alors dans un univers qui lui est totalement étranger et qui va bientôt se révéler hostile. En effet, la femme d’Elioth, Anaïdéa, semble jalouser Aìfe et pour cause : son mari se montre de plus en plus entreprenant envers cette dernière. Il va jusqu’à l’introduire dans son atelier personnel où il fabrique des statues à l’allure étrangement humaine. Peu à peu, sans que la styliste ne s’en aperçoive, le piège se referme sur elle…

Jennifer de Théleny est criminologue de son état. On comprendra donc pourquoi elle consacre son premier roman à la figure du pervers narcissique qui manipule son entourage et particulièrement ses victimes à la perfection pour arriver à ses fins. On assiste ici à la descente aux enfers de la jeune couturière rendue quasi volontaire par le richissime homme d’affaires. L’auteure nous plonge dans un univers surréaliste, à la frontière du cauchemar. Si certaines digressions sont parfois difficiles à saisir, venant rompre la trame narrative, le tout reste néanmoins agréable à lire, surtout si l’on est adepte de thriller psychologique.

Fièvre meurtrière

15 Juil

Bonjour tout le monde ! Même si je sais qu’aujourd’hui, une bonne partie de la France sera concentrée sur la finale de la coupe du Monde, je tenais à vous présenter un roman noir savamment orchestré.

La nuit est mon amie, Annie Giraud

la-nuit-est-mon-amieÉté 1963, Paule s’ennuie ferme dans son village natal, entouré par sa famille et une pléiade de voisins qu’elle déteste. La jeune adolescente ne supporte plus les soirées passées devant Interville ou à fêter les sardines. Tout l’insupporte, en particulier les mesquineries, la médiocrité et l’hypocrisie qui l’entoure. C’est ainsi que, pour allier l’utile à l’agréable, elle va se charger d’éliminer les importuns, afin qu’ils cessent de perturber ceux qui ne peuvent se défendre. Pendant cet été caniculaire, Paule va froidement préméditer l’assassinat de plusieurs villageois, sachant parfaitement qu’elle ne sera jamais inquiétée par les autorités tant son entourage est stupide.

Été 2003, Paule est seule pour quelques semaines. Son mari et ses enfants étant partis pour les vacances. De nouveau, comme 40 ans plus tôt, elle se sent cernée par la méchanceté quotidienne et décide de faire justice elle-même. Sa fièvre vengeresse la reprend…

J’ai été complètement happée par ce roman noir au ton très cynique – la voix de la narratrice est vraiment savoureuse, on ne peut qu’adhérer à son regard sur le monde qui l’entoure – où l’on se retrouve à suivre le parcours d’une tueuse en série peu ordinaire. Malgré la froideur dégagée par la protagoniste, on comprend pourquoi elle en vient à agir ainsi, à prendre des décisions extrêmes et à accomplir les actes les plus terribles comme si tout était naturel. Mais ce qui est vraiment savoureux, c’est la chute de ce roman qui viendra véritablement expliquer les raisons pour lesquelles cette brave mère de famille se transforme en meurtrière. Je ne m’attendais pas du tout à ça ! En ces jours de canicule, je vous conseille donc la lecture de ce roman paru aux éditions Lucien Souny.