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Thriller glaçant

30 Juil

De retour de vacances avec un thriller glaçant…

La fille sous la glace, Robert Bryndza

0094703.4_L’inspectrice Erika Foster, encore sous le choc de la mort en service de son mari dans une précédente affaire, prend possession de son nouveau poste dans un commissariat de Londres. Elle n’aura pas une seconde pour prendre ses marques. En effet, sa première affaire va s’avérer compliquée : le corps de la fille d’un riche industriel, Andrea Douglas-Brown, vient d’être retrouvé dans un lac gelé des bas-quartiers londonien. Que faisait la jet-setteuse dans un tel endroit ? Pour quelle raison l’a-t-on fait disparaître ? Et surtout, qui est le coupable ? Quelques questions parmi bien d’autres auxquelles Erika devra tenter de répondre. Mais ça ne sera pas sans difficulté. Le père de la victime cherche à régenter l’enquête tandis que les médias s’enflamment pour cette affaire qui met en avant une richissime famille de Londres. Alors qu’Erika pense avoir trouvé une piste allant à l’encontre d’un de ses collègues, son supérieur décide de la mettre à l’écart. Mais notre inspectrice n’entend pas se résigner aussi facilement…

Voilà un petit moment que je n’avais pas lu de thriller et je suis véritablement enchantée par cette nouveauté qui sortira dans quelques jours chez France Loisirs. J’ai trouvé le récit très bien mené, le suspens préservé jusqu’à quelques pages de la fin mais, surtout, ce qui m’a le plus convaincu c’est le personnage d’Erika. Le romancier a réalisé un travail très minutieux pour dresser un portrait tout en nuances de son inspectrice. Entre la perte récente de son mari et la volonté sans faille de trouver le coupable et de se faire une place dans son nouveau commissariat, notre héroïne présente un aspect borderline qui donne envie de la découvrir toujours davantage. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Ainsi, la victime et sa famille montreront bien plus d’aspérités qu’elles n’en laissaient paraître. Si vous aimez les romans à suspense, n’hésitez pas à vous jeter sur celui-ci en profitant de l’offre promotionnelle vous permettant de le recevoir gratuitement !

Incompréhension

29 Juin

C’est avec un très grand plaisir que je vous invite à découvrir les nouveautés de la collection « Rester Vivant » des éditions Le Muscadier. Voici un court roman, premier d’une série de quatre ouvrages que je vous présenterai dans les semaines à venir.

Faits d’hiver, Cathy Ribeiro

9791090685949-165x250Elie a perdu sa femme Marcelle. Depuis, il attend que son tour vienne auprès de son vieux chien Andy. Le vieil homme n’a plus guère goût à la vie. Il passe son temps à se remémorer le passé en compagnie de celle qui partageait son existence depuis toujours ou presque.

Deux gamins du Nord débarquent dans un petit village avec leur mère et leurs petits frères et sœurs. Les nouveaux venus ont du mal à se faire accepter dans la petite commune. Les adolescents ne trouvent pas leur place au sein d’une communauté vieillissante. Leur mère n’a aucune ressource. Alors, lorsqu’un jour ils découvrent une remise pleine de bois, ils décident d’en prendre un peu, de temps en temps, pour chauffer la maison. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que ce bois appartient à Elie et que le vieil homme se doute que quelque chose ne tourne pas rond…

Voilà un court roman touchant que signe Cathy Ribeiro, qui met en scène non seulement les difficultés qui touchent les classes sociales défavorisées en France, poussant des enfants à vivre de larcins en tout genres, mais aussi l’incompréhension qui semble parfois immense entre les différentes générations. Quand le dialogue n’existe pas, difficile de faire le premier pas et d’aller vers l’autre. Pourtant, tendre la main, engager la discussion, pourrait bien souvent désamorcer des situations de crises avant qu’il ne soit trop tard. Une fois encore, le Muscadier ouvre les portes à la parole et à la réflexion aux jeunes adolescents grâce à ce court roman accessible au plus grand nombre. Cette fois, c’est la question de la tolérance et l’ouverture à l’Autre qui est en jeu. Je vous invite à découvrir cet ouvrage – qui devrait trouver sa place dans tous les CDI – avec vos enfants en attendant de vous présenter les autres nouveautés de la collection.

Jours d’oubli

29 Juin

Aujourd’hui, je vous présente un premier roman paru aux Editions de La Martinière.

Mademoiselle, à la folie ! Pascale Lécosse

couv-pascale-lecc81cosse-mademoiselleCatherine, actrice et comédienne fantasque, est au sommet de sa carrière. Elle s’apprête d’ailleurs à se voir remettre la légion d’honneur en récompense de ses nombreux succès. Elle a joué les plus grands rôles et ne recule devant rien pour avoir le plaisir de monter sur les planches et partager des moments intenses avec le public. Mais dans sa vie personnelle, Catherine est très seule. Amoureuse éperdue de Jean, ministre de la culture qui n’a jamais quitté son épouse pour la rejoindre, elle partage son logement avec Mina, son assistante, sa confidente mais surtout sa meilleure amie. La vie s’écoule tranquillement, entre deux tournées et deux coupes de champagne. Jusqu’au jour où tout bascule. Catherine sent peu à peu qu’elle perd le fil de sa vie, que tout lui échappe, même les mots qu’elle maîtrise tant, sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Mina assiste, au début impuissante, à la terrible maladie qui va grignoter le cerveau de son amie et tentera ensuite de la protéger au mieux. Catherine ne compte pas se laisser abattre. Elle veut continuer à jouer le rôle de sa vie.

Voilà un premier roman d’une grande intensité que nous livre Pascale Lécosse en traitant avec pudeur la maladie d’Alzheimer dans sa phase précoce. Le nom de la maladie n’est d’ailleurs pas cité une seule fois dans l’ouvrage qui montre l’évolution des troubles dans l’intimité du personnage principal. Les chapitres correspondent à la vision tantôt de la comédienne, tantôt de son amie afin de mieux donner à voir et à comprendre toute la complexité des maux, en passant par l’incompréhension, la honte, le déni et l’acceptation forcée qui ne signifie pas la soumission. Le texte, très poignant, demeure non moins enjoué grâce à des dialogues savamment orchestrés, à la fois drôles et désarmant. Je vous conseille vivement ce petit livre, que vous soyez ou non concernés par le sujet. Sortez vos agendas : parution le 17 août. Merci à l’agence Anne et Arnaud qui me permet de partager avec vous cette avant-première.

Ados d’Orient

11 Juin

De retour avec de la littérature jeunesse engagée et une petite maison d’édition qui me tient à cœur : Le Muscadier.

Orient Extrême, Mireille Disdero

9791090685765-165x250Ce petit ouvrage regroupe cinq nouvelles, dont deux longues et trois très courtes, fonctionnant comme des instantanés. Le point commun ? Toutes se déroulent dans l’Asie du Sud-Est (Vietnam, Cambodge, Malaisie, Indonésie, Thaïlande) et mettent en scène de jeunes adolescents. Tous ces récits m’ont pris aux tripes. En particulier le plus long d’entre eux, intitulé : « Do you want a cup of tea ? ». Une adolescente cambodgienne est envoyée en Malaisie comme domestique. Ses parents sont persuadés d’avoir trouvé une bonne place pour leur fille. Malheureusement, elle revient quelques mois plus tard en catastrophe au domicile familial. En état de choc, la jeune fille n’est plus que l’ombre d’elle-même. Ses employeurs l’ont plus que maltraitée…

Si les sujets abordés sont difficiles (maltraitance, esclavage moderne, prostitution…), ils le sont de façon délicate, parfois sous-entendue, afin de ne pas heurter le jeune lectorat auquel les textes s’adressent mais de le faire réfléchir au statut des enfants dans le monde et surtout à la nécessité d’agir et de s’engager pour faire respecter les droits de tous et de construire un monde plus juste. Une fois encore, la collection « Rester Vivant » des éditions Le Muscadier propose un ouvrage jeunesse engagé, qui cherche à donner un sens à l’acte de lecture et surtout à insuffler un réaction chez les jeunes lecteurs. A mettre entre toutes les mains.

 

Gossip mums

5 Juin

Me voici de retour avec un livre décapant sur les dessous très chics de la maternité dans l’Upper East Side. Je remercie l’agence Anne et Arnaud ainsi que les Editions Globe  pour cette savoureuse découverte.

Les Primates de Park Avenue, Wednesday Martin

martin_wednesday_lesprimatesdeparkavenue_couverture_web-200x300Wednesday est anthropologue. Originaire du Midwest, elle s’installe dans l’Upper East Side – le quartier le plus huppé de Manhattan – alors qu’elle vient de mettre au monde son premier enfant. Ce qui ressemblerait à un privilège pour beaucoup va cependant bien vite tourner au cauchemar. Dans ce microcosme hyper privilégié, Wednesday est considérée comme un intrus par les femmes au foyer richissimes, surdiplômées et très influentes qu’elle va être amenée à rencontrer en emmenant son jeune fils à la maternelle. Outre ses difficultés à nouer des liens avec ses congénères, notre jeune scientifique va se trouver confronter à toutes les difficultés extrêmes que rencontrent les mères de l’Upper East Side : l’inscription des enfants dans les meilleures écoles, la quête d’un appartement bien situé, l’obligation de conserver un corps mince sans aucune imperfection après plusieurs grossesses… Pour faire face à l’hostilité du milieu, Wednesday choisit d’observer le milieu dans lequel elle est obligée d’évoluer avec son regard d’anthropologue. Elle va ainsi consigner puis analyser, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les mœurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection. Parviendra-t-elle à s’acclimater ? Je vous le laisserai découvrir par vous-même.

En attendant, voici mon avis sur ce livre qui mélange autobiographie et analyse sociologique satirique. Je suis véritablement tombée sous le charme de cet ouvrage à la fois intelligent, drôle, parfois cruel, tout en étant extrêmement touchant. Wednesday nous entraîne dans son quotidien de femme, de mère et nous donne à voir l’extrême difficulté de ce dernier rôle dans un des quartier les plus huppés de la planète où tout ne semble être que compétition. Difficile de croire que des femmes puissent faire montre d’une telle violence entre elles dans le but de favoriser au maximum leur progéniture. Pourtant, tout est réel. Mais il ne s’agit pas d’un simple témoignage ou tranche de vie. Ce livre est un traité aussi érudit que mordant, qui permet à la fois de s’enrichir intellectuellement et de rire face à des comportements que l’on jugera absurdes de l’extérieur mais qui on une réelle signification. La fin du livre est particulièrement bouleversante et tranche ainsi avec le début qui nous montre un univers très froid et hostile de prime abord. Le ton général est très enlevé et enjoué, ce qui fait de cette réflexion sur la maternité et sur la vie des femmes de Manhattan une lecture pétillante. Un très joli coup de cœur pour moi !

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir un petit extrait :

« S’il existe un endroit où l’enfance et la maternité ont évolué de façon flagrante, c’est bien l’Upper East Side de Manhattan. Au sein de cette niche où le relâchement des pressions de compétition interspécifique est extrême, au sein d’une culture hautement compétitive, avoir une progéniture « qui réussit » est gage de statut social, les enfants étant des miroirs de nos propres aspirations. Les soutenir et travailler d’arrache-pied pour eux est devenu une véritable profession. Ici, la maternité est une carrière semée d’embûches et de coups-bas, où les enjeux sont colossaux. L’activité y est stressante et anxiogène précisément parce que c’est aux mères qu’incombe la réussite ou l’échec de cette entreprise, dont dépendra la réussite ou l’échec de leur progéniture. Et donc des leurs. Un circuit d’une fluidité remarquable et, comme j’allais l’apprendre, quasi inexorable. »

Un psy dans la tourmente

19 Mai

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter une nouveauté polar parue au Seuil.

Les Sœurs ennemies, Jonathan Kellerman

131528_couverture_hres_0Alex Delaware, psychologue expert auprès des tribunaux, est en bien mauvaise posture. Une de ses clientes, Constance Sykes, qu’il est chargé d’évaluer dans un procès qui l’oppose à sa sœur, le menace de le tuer…

Il faut dire que dès le départ, l’affaire Sykes contre Sykes était mal partie. La cadette, Chery, hippie au grand coeur mais sans le sou, avait laissé son bébé à son aînée, Constance, médecin spécialiste plus qu’antipathique, afin de partir en tournée avec un groupe. L’absence qui ne devait pas durer plus de quelques jours s’est prolongée trois longs mois pendant lesquels Constance, en mal d’enfant, s’est attachée à la petite Rambla. Lorsque Chery vient récupérer sa fille, c’est la crise. Constance engage un procès à son encontre, cherchant à la destituer des ses droits maternels en soutenant qu’elle mène une vie dissolue et qu’elle est incapable de s’occuper de son enfant. Le docteur Delaware est appelé en tant qu’expert pour juger de la situation. Son avis penche en faveur de Chery, la mère biologique, ce qui engendre un profond sentiment de colère de la part de Constance qui jure de se venger. Jusqu’à ce que cette dernière soit retrouvée assassinée dans sa villa. La première sur la liste des suspects est bien entendu Chery. Le lieutenant Milo Sturgis, ami d’Alex Delaware, est chargé de l’enquête et est persuadé de la culpabilité de la jeune sœur. Mais le psychologue est certain que les apparences sont trompeuses. Qui des deux a raison ? Je vous laisse le découvrir…

C’est la première fois que je lis une enquête de Delaware et Sturgis. J’avais lu assez récemment Que la bête s’échappe que Jonathan Kellerman avait coécrit avec son fils Jess mais ne connaissais pas sa série de thrillers psychologiques (plus de trente livres !). Ce roman est donc pour moi une découverte et je dois bien avouer qu’elle est très bonne puisque j’ai très envie de découvrir les précédents ouvrages. On sent, dans la plume de Kellerman, toute la précision du psychologue dans la construction de chacun des personnages. Chaque profil est parfaitement soigné, nuancé. Le lecteur qui ne connait pas le couple d’enquêteur n’est pas perdu car l’auteur maîtrise à merveille l’art de la description en action ce qui permet de cerner la personnalité de chaque personnage principal très rapidement, sans lourdeur. Malgré des sujets abordés qui peuvent paraître un peu pesant, le ton reste léger, teinté d’humour, ce qui est fort appréciable.  Les rebondissements et les fausses-pistes sont multiples ce qui ne laisse pas une seconde d’ennui au lecteur. Je recommande ce thriller psychologique qui a été pour moi un très bon moment de lecture. Coup de cœur !

Winnie au pays de la sagesse

8 Mai

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Synchronique pour m’avoir permis de découvrir l’ouvrage que je vais vous présenter aujourd’hui.

Le Tao de Winnie, Benjamin Hoff

TaoWinnie Synchronique 001.JPGWinnie, mon ami Winnie ! Petit ourson, au regard polisson… Pour beaucoup ces quelques mots renvoient tout de suite au générique d’un dessin animé qui a bercé notre enfance : l’histoire d’une bande d’amis (animaux) qui se lient d’amitié avec un humain, Jean-Christophe.

Aujourd’hui, dans le livre que je vais vous présenter, il n’est pas question d’une nouvelle aventure de nos amis…quoique…ils sont au cœur (ou presque) de cet ouvrage. En effet, dans Le TAO de WINNIE, notre ourson, toujours friand de miel, et ses amis, nous présente les grands principes du TAO. Cela prend la forme d’une discussion entre notre héros et l’auteur, Benjamin HOFF (écrivain américain), qui est également le narrateur du livre.

Mais avant d’aller plus loin, qu’est-ce que le Tao ?

Remontant au IV e siècle avant JC., venant d’Asie, le Tao est un « principe transcendant et immanent d’où procède toute vie, qui est à l’origine de plusieurs religions, entre autres du taoïsme et du confucianisme. Il s’agit de vivre « naturellement » à un double point de vue : il faut adapter sa vie aux saisons, mais aussi suivre le tao, c’est-à-dire le droit chemin, en accord avec la loi divine de la nature. » (Doeblin, 1947).

Son fondateur est Lao Tseu et le texte de référence de cette philosophie – ou art de vivre – est le Tao te king, le Livre de la Voie et de la Vertu.

Cet ouvrage pourrait ressembler à une vulgarisation du livre de Lao Tseu mais en fait, c’est plus que cela. En effet, Winnie est un symbole parmi d’autres, de l’Occident ou plutôt des sociétés occidentales. Croiser cela apparaît surréaliste : une bande d’animaux candides, symbole d’une culture occidentale rencontrant une approche philosophique d’Orient…

TaoWinnie Synchronique 010.JPGEt pourtant, Benjamin HOFF arrive pleinement à marier ces deux univers, donnant par la même occasion au Tao une dimension universelle et accessible. En effet, prenant appui sur les aventures de Winnie, le narrateur aborde les grands enseignements de Lao Tseu ; ainsi, à travers les péripéties et anecdotes de Winnie, Porcinet, Cocolapin, Bourriquet, Maître Hibou et l’incontournable Tigrou, nous découvrons les grands principes issus du Tao comme le « Bloc de Bois Brut », « Nature Intérieure » …

Le tout se lit avec clarté, facilement. Il est vrai que ceux qui sont déjà initiés au Tao ou qui ne sont pas passionnés par les aventures de notre ours au T-Shirt rouge pourraient regretter la multiplication des références au personnage créé par Alan Alexander Milne.

Synchronique éditions a eu la riche idée de faire traduire et publier cet ouvrage, parsemé de jolis dessins de Winnie et de sa bande (réalisés par E.H. SHEPARD).625f66d10c9f2f92ea61aafc213b6ee5

Je les remercie de m’avoir fait découvrir cette œuvre originale, accessible et destinée aux grands enfants que nous sommes. Que vous soyez amoureux du plus célèbre des oursons ou que vous cherchiez une approche atypique du Tao, nul doute que vous prendrez plaisir à parcourir ces quelques 190 pages.

Vers l’infini et l’au-delà !

24 Avr

Attention, chaud devant ! Amateurs de science-fiction/fantasy et de loufoquerie, ce roman fleuve est fait pour vous ! Il vient tout juste de sortir aux éditions Aux Diable Vauvert que je remercie pour leur confiance renouvelée.

Théâtre des Dieux, Matt Suddain

couv-suddain-thecc81acc82tre-des-dieux-pl1site-2Pas simple de résumer un livre de plus de 700 pages et encore moins celui-ci qui n’est vraiment pas commun.

Vous tenez entre vos mains le journal d’un grand voyageur interstellaire, M. Francisco Fabrigas. Cet écrit volumineux, qui conte les exploits de son auteur, a été retrouvé et publié par Blacklist Publishing, une maison d’édition sauvant de l’oubli les oeuvres perdues ou censurées. C’est Matt Suddain, un employé-éditeur de la maison, qui a mis la main sur cette fantastique histoire et vous la rapporte présentement.

Cette histoire, la voici. Il s’agit donc de celle de M. Francisco Fabrigas, explorateur, philosophe, physicien et hérétique de son état, qui embarque à bord d’un vaisseau spatial aux allures de navire pour un voyage terrible vers une autre dimension. Avec lui, l’accompagnent, entre autres, : un jeune capitaine, un brave garçon garçon sourd, une petite fille aveugle mais très perspicace, une botaniste sensuelle. Tout ce beau monde est poursuivi par le Pape de l’Univers, un magnétiseur coquet et une pieuvre géante…

Moult complots sombres et obscurs, cultes démoniaques, traversées de jungles meurtrières, pagaille quantique, naissance de la Création et mort du Temps : voici tout ce qui vous attend et bien davantage encore dans cette fresque spatio-fantastique. Laissez-vous entraîner derrière le voile de la réalité pour découvrir les mystères les plus secrets – et déjantés – du cosmos…

Difficile de faire plus court ou plus simple. Vous l’aurez compris, vous vous trouvez devant un véritable OVNI littéraire, une pièce rare, fabuleusement mise en page dans une édition reliée sous jaquette, agrémentée d’affiches d’époque. L’auteur, qui signe ici son premier roman, maîtrise en tout point l’art de la mise  en abîme, c’est-à-dire du roman dans le roman, et nous entraîne avec brio dans un univers totalement décalé mais d’une richesse incroyable, aussi historique que littéraire. On retrouve ici tout ce qui fait la force des plus grands romans d’aventure de Jules Verne et de Stevenson corrélé à la puissance imaginative de la science-fiction de ce roman se déroulant dans un moyen-âge spatial futuriste. Le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour satirique. Alors, si vous n’avez pas peur de vivre une expérience littéraire hors du commun, si vous aimez les textes innovants, légèrement hallucinés, ne manquez sous aucun prétexte cette magnifique épopée à la croisée des genres.

En voiture, Simone !

9 Avr

Je suis sûre et certaine que, comme moi, vous les attendiez impatiemment… Les revoilà, les revoilou… Mais qui donc me direz-vous ? Mais les Lutins Urbains évidemment !

Le péril Groumf – Les Lutins Urbains – Tome 4, Renaud Marhic

le-peril-groumf-les-lutins-urbains-tome-4-191x300Gustave Flicman, notre jeune policier qui a été débauché du commissariat de quartier Adinike par le ministère pour assurer la sécurité du Président, n’est pas au bout de ses peines. En effet, alors qu’il visitait la Grosse Cité en compagnie de son père, le Pacha Directeur Général du Pépettochistan, le jeune pacha-héritié s’est fait dévalisé. Seul témoin de la scène, notre brave ami… Et ce qu’il a vu n’est pas joli, joli… Le coupable ne serait autre que le célèbre Yéti… Impossible me direz-vous ? Pas si sûr que cela… Une chose est certaine, c’est que Gustave n’est pas prêt de souffler. Le Pacha menace de déclencher la 3ème guerre mondiale si le jouet préféré de son fiston n’est pas retrouvé fissa. Et quand on sait que le voleur a quitté la ville accompagné du Troll, c’est la cata ! Prenant son courage a deux mains, secondé par ses amis les Lutins Urbains, Gustave va mettre les voiles pour une aventure hors du commun…

Une fois de plus, c’est avec plaisir que je participe à l’opération du Livre voyageur organisée par Renaud Marhic, alias le Petit Reporter de l’Imaginaire. Depuis le départ, j’ai le plaisir de suivre l’aventure de ces lutins facétieux et le plaisir est sans cesse renouvelé. On retrouve, dans ce quatrième opus, tout ce qui fait le style et le charme de l’écriture de l’auteur : les rimes, l’utilisation d’un vocabulaire varié, riche en synonymes et périphrases – ce qui est très appréciable pour la professeure de lettres que je suis -, les interpellations du narrateur avec les fameux petits « Psiiiiit ! », marque de fabrique inimitable et surtout, surtout, l’humour décapant, omniprésent. Cette fois-ci, nos amis nous entraînent dans un voyage totalement hallucinant et abracadabrantesque. Si vous avez des enfants entre 10 et 12 ans qui aiment les histoires farfelues, ce livre est fait pour eux. Pas de panique s’ils n’ont pas lu les premiers tomes ! L’histoire se lit indépendamment des précédents romans. Et si vous voyez qu’ils en sont friands, n’hésitez pas à vous procurer les premiers tomes, ils étaient excellents (à découvrir ici).

Et encore un grand merci à Renaud Marhic, un auteur d’une extrême sympathie et aux Editions P’tit Louis.

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Preuve que le livre a bien voyagé… De la Bretagne à la Bourgogne ! Demain, il retourne au bercail !

Secrets islandais

6 Avr

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Herjolfur est en train d’enquêter par une nuit sombre dans une petite ville tranquille de l’extrême nord de l’Islande lorsqu’on lui tire dessus. Son collègue, Ari Thor, arrivé à Siglufjördur avec sa femme il y a 5 ans, va se voir confier l’affaire. Grippé, le jeune policier sait que lui-même aurait pu être la cible car Herjolfur le remplaçait pendant son congé maladie.

Ari Thor va bien vite s’apercevoir que ce petit port de pêche où tout le monde se connaît recèle son lot de secrets… Qui a bien pu tirer à bout portant sur son supérieur ? C’est à cette question que devra répondre l’enquêteur dont l’une des pistes le mènera jusque dans un hôpital psychiatrique aux pratiques douteuses de Reykjavik…

Si, comme moi, vous êtes amateurs de polars, vous ne serez pas déçus par Mörk. Ce roman m’a tenue en haleine du début à la fin grâce à des chapitres courts qui mettent en avant les différents protagonistes de l’intrigue. Chaque personnage fait l’objet d’un travail méticuleux du point de vue de la psychologie ce qui permet de nouer très profondément l’intrigue. Une véritable toile d’araignée semble se tisser rendant le jeu de piste quasiment inextricable. Ce n’est que dans les toutes dernières pages que le lecteur verra les liens se desserrer. Une écriture fluide, qui se fait poétique dans les description des paysages islandais, vient servir avec brio ce très bon polar.

Merci à l’agence Anne et Arnaud et aux Editions de La Martinière pour cette belle découverte.