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Promenons-nous dans les bois…

10 Fév

Merci aux éditions du Seuil qui me permettent de vous présenter cette nouveauté.

Scalp, Cyril Herry

138409_couverture_hres_0Hans, 11 ans, et sa mère partent pour une expédition bien particulière : retrouver le père biologique de l’enfant qui ne l’a jamais connu. Aux dernières nouvelles, l’homme a établi demeure dans une yourte au fonds des bois. Si Teresa se lance dans cette soudaine quête accompagnée de son enfant, c’est parce qu’il vient seulement d’apprendre que l’homme auprès duquel il a grandi n’est pas son véritable père. Hans désire des réponses et se moque bien de passer plusieurs jours à camper dans les bois en attendant le retour de son géniteur qui a manifestement quitté son campement depuis quelques temps. Mais bien rapidement, la présence de ce couple de campeurs un peu particulier va réveiller l’animosité des autorités locales…

Autant vous prévenir tout suite, amateurs de thrillers ou polars plein d’action, dégoulinant d’hémoglobine, ne vous fiez ni au titre ni à la couverture et passez votre chemin ! L’auteur nous plonge ici dans un huis-clos à ciel ouvert anxiogène, essentiellement fondé sur le caractère angoissant du milieu dans lequel évoluent les personnages. Il parvient d’ailleurs remarquablement bien à conserver cette atmosphère particulièrement lourde tout au long de son ouvrage. Toutefois, j’avoue avoir été un peu déçue car malgré un gros travail sur la psychologie des personnages, j’ai eu du mal à m’attacher à eux, comme s’il restait une certaine distance. Et n’étant pas spécialement fan des descriptions, il y en avait un peu trop à mon goût. Toutefois, j’ai été suffisamment tenue en haleine pour poursuivre ma lecture jusqu’au bout et j’ai bien fait car les dernières pages sont riches en rebondissements…

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Quand la nature se déchaine

31 Jan

Je poursuis ma découvert de l’excellente collection Rester Vivant aux éditions du Muscadier que je remercie encore pour leur confiance.

Le réveil de Zagapoï, Yves-Marie Clément

le-reveil-de-zagapoi-9791090685970_0Un groupe de jeunes scientifiques est recruté pour tester un nouvel insecticide, le GENIBE, en Guyane, au fond de la forêt amazonienne. Le produit est censé éradiquer les moustiques, porteurs de maladies, qui pullulent dans cette zone. L’expérience, classée « secret défense », pourrait permettre de sauver des milliers de vies humaines si elle s’avérait concluante.

Malheureusement, très vite, les chercheurs se rendent compte que la mission tourne mal. D’étranges mutations de la faune et de la flore ne tardent pas à apparaître. En outre, le bouleversement provoqué par les Autres – les êtres humains – va réveiller Zagapoï, l’esprit de la jungle. Dès lors, l’expédition se transforme en un véritable cauchemar…

Voici un beau roman d’aventures qui mêle action, suspens, jolies descriptions de la faune et la flore amazonienne et réflexion sur l’impact de l’homme sur son environnement. Le livre amènera le jeune lecteur à se poser des questions d’éthique, entre autres : Peut-on, au nom de la science, effectuer des expériences qui peuvent être dangereuses pour l’environnement ?  ou Doit-on fermer les yeux et renoncer à ses principes pour gagner plus d’argent ? J’ai bien aimé l’alternance de points de vue entre les animaux – les Habitants – et les hommes. L’auteur décrit avec une remarquable précision l’environnement local ce qui permet de bien se plonger dans l’intrigue. La fin est assez angoissante, mais ça, je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même !

Toxique

17 Jan

Avant de commencer, un grand merci aux éditions Don Quichotte qui m’ont fait parvenir le roman que je vais vous présenter aujourd’hui.

Ariane, Myriam Leroy

ph_couv_159Notre narratrice est une collégienne belge, issue d’une famille modeste qui se rêve bourgeoise. Elle est complexée par ses fesses qu’elle trouve énormes et surtout par son statut social. En effet, ses parents l’ont inscrite dans un établissement privé où l’immense majorité de ses condisciples, très riches, lui font sentir son infériorité. Longtemps exclue par ses pairs, elle finit par se lier d’amitié avec Ariane, une magnifique adolescente, sûre d’elle et dont les parents sont, qui plus est, remarquablement riches. Néanmoins, alors que tout semble les opposer, les deux jeunes filles vont bientôt devenir inséparables. Cette amitié exclusive, dévorante, va se faire aux dépens des camarades qui entourent le duo. En effet, les deux amies s’amusent à persécuter leur entourage, à humilier ceux et celles qu’elles jugent plus faibles qu’elles afin de se mettre en valeur. Ariane agit comme une drogue dure pour la narratrice qui n’a que très peu confiance en elle. Elle n’existe plus que par le prisme de son amie qui l’entraîne toujours plus loin dans ses provocations malsaines. Tout bascule pour elle le jour où Ariane choisit d’intégrer une troisième fille au groupe. L’exclusivité n’est plus de mise, notre narratrice se sent rejetée, la jalousie s’empare d’elle alors qu’Ariane se plaît à la voir et à la faire souffrir. La narratrice ressent alors un vide immense, un manque qu’elle ne peut combler auquel se mêlent haine et fascination pour celle qui va devenir son bourreau…

Ce roman de Myriam Leroy est véritablement hypnotisant. Dès les premières lignes, j’ai été transportée par cette histoire d’amitié toxique entre deux adolescentes. L’auteur dépeint à la perfection le mal-être de la narratrice à laquelle elle s’identifie, le besoin profond de reconnaissance par les pairs, l’abandon d’une identité et d’une réflexion propre pour plaire à la personne aimée, l’état de dépendance à l’autre. Les deux personnages principaux, malgré un traitement qui pourrait sembler, a priori, exagéré, reflète au contraire de manière très réaliste la violence et même la cruauté de ce que peuvent être les relations entre adolescents, une période au cours de laquelle émotions et sentiments sont souvent exacerbés d’autant plus dans l’environnement aussi terne et étouffant de cette petite ville de province. Inutile d’en dire plus, je vous recommande chaudement de roman aux airs de thriller psychologique qui vient tout juste de paraître aux éditions Don Quichotte.

Tous toqués !

6 Jan

Merci aux Ateliers Henry Dougier qui m’ont sympathiquement fait parvenir l’ouvrage que je vais vous présenter aujourd’hui.

L’homme qui courait après son nez, Gérald Cahen

l-homme-qui-courait-apres-son-nezJe ne suis pas une grande adepte des recueils de nouvelles mais le titre pour le moins délirant de celui-ci a piqué ma curiosité.

Les 17 nouvelles de ce recueil sont réparties en cinq chapitres correspondant chacun à un caractère : les grands timides, les délirants, les rieurs, les mal élevés et les mal aimés. Elles mettent chacune en scène des personnages souffrant de troubles plus ou moins envahissants qui leur empoisonnent le quotidien.

Avec un humour pour le moins décalé, l’auteur nous entraîne dans son univers fantaisiste, parfois terrifiant (comme dans la nouvelle « Le Chat ») mais souvent amusant (ma partie préférée est celle des mal élevés). Si vous cherchez une lecture qui vous pousse à vous moquer tendrement de vos contemporains ou de vous-même, laissez-vous tenter par cet homme qui courait après son nez.

Contagion

19 Nov

Je poursuis ma découverte des nouvelles parutions de la très belle collection Rester Vivant des éditions Le Muscadier avec un roman d’anticipation.

Emma, Tess Corsac

9791090685161-753x1024Dans un futur pas si lointain, l’humanité a été ravagée par un virus hautement contagieux du nom d’Emma. La population mondiale s’est vu réduite à peau de chagrin et les survivants tentent par tous les moyens de se protéger des personnes infectées. Impossible, dans cet univers revenu à un mode de vie quasi moyenâgeux, de faire confiance à qui que ce soit. Difficile en effet de distinguer les êtres en bonne santé de ceux que l’on nomme les moissonnés. Seule une marque sur le front permet de les différencier mais on ne peut même pas toujours s’y fier… C’est dans ce monde chaotique, dans un village apparemment préservé de l’infection, qu’a grandi Azur. A 15 ans, elle doit, en compagnie de son ami de toujours, Basile, se faire tatouer sa première marque prouvant sa bonne santé. Mais le chemin vers le centre médical sera semé d’embûches et une bien mauvaise surprise attend les deux amis à leur arrivée…

Voilà un roman d’anticipation dystopique fort bien mené, qui livre des réflexions profondes sur la question de l’humanité, sur notre rapport à l’autre et nos peurs les plus profondes. La jeune auteur, Tess Corsac, n’a que 19 ans mais nous offre une approche allégorique très pertinente de la société. L’univers quasi post-apocalyptique dans lequel elle fait évoluer ses personnages est peint avec finesse et surtout les rapports humains sont analysés avec subtilité ce qui permet une critique constructive des travers de notre société. J’ai vraiment pris plaisir à ce qui est aussi un récit d’apprentissage riche en rebondissements et j’attends avec impatience la probable suite que laissent les dernières lignes pleines de suspens de cet ouvrage. Coup de cœur pour ce livre qui plaira aux ados à partir de 13-14 ans et à leurs parents.

 

Bonnie and Clyde

11 Nov

Par ce temps maussade, je vous invite à découvrir un polar bourré d’humour. Histoire d’illuminer votre week-end !

Demain c’est loin, Jacky Schwartzmann

137086_couverture_hres_0François Feldman porte le même nom que le chanteur. Il a grandi aux Buers, une cité difficile de Lyon. Depuis tout petit, on le prend, au choix, pour un Arabe à cause de sa tête ou pour un Juif à cause de son nom. Sauf qu’il n’est ni l’un ni l’autre. C’est juste un mec normal comme il aime à le dire. Dans la vie, il tient une boutique de tee-shirt sur lesquels sont inscrites de fausses citations d’hommes célèbres, censées être humoristiques. Le problème, c’est que ça ne fait rire que lui. Et ça ne plaît pas du tout à sa conseillère financière. Il faut dire que Juliane Bacardi est un peu coincée et en a surtout marre de concéder des prêts à son client. François est au point mort côté finances quand l’improbable se produit. Alors qu’il se rend aux Buers, il est témoin d’un accident de voiture. Au volant : Juliane. Elle vient d’écraser le cousin du plus gros caïd de la cité. Autant dire que sa tête est mise à prix et que François n’est pas mieux loti. Le couple le moins assorti du monde se retrouve en cavale fuyant forces de l’ordre et terreurs des quartiers. Pour s’en sortir, ils vont devoir avancer ensemble et laisser de côté leurs préjugés…

J’ai adoré ce livre au langage souvent imagé voire cru, très décalé mais profondément humain. L’auteur dresse avec un humour corrosif le tableau de notre société post-attentats en s’attachant particulièrement aux différences de classes sociales. L’intrigue est quant à elle menée tambour battant. Les chapitres s’enchaînent à vitesse grand V et le livre se dévore trop rapidement. Pour ne rien vous cacher, j’ai ri ou souri à quasiment chaque page ! Autant dire que c’est appréciable de pouvoir se divertir autant à la lecture d’un polar. Je recommande donc chaudement cette nouveauté parue au Seuil – que je remercie au passage pour l’envoi. Coup de cœur !

Accords et à cœurs

31 Oct

Un très grand merci aux éditions Le Muscadier qui viennent de me faire parvenir toutes les nouveautés de la collection Rester Vivant que j’affectionne tant. Apprêtez-vous donc à les découvrir avec moi au fil de l’hiver.

L’Aigle Noir, Hervé Mestron

9791090685987-754x1024C’est la rentrée de septembre au collège Saint Ambroise de Ouistreham. Hartman, ex-jazzman, débarque de Paris pour enseigner la musique. Pas simple pour lui de s’intégrer dans la petite commune normande où tous le voient comme un étranger. Toutefois, il prend plaisir à faire cours, surtout depuis qu’il a entendu chanter la jeune Billie. L’adolescente, totalement renfermée sur elle-même, ne semble s’ouvrir que lorsqu’elle se met à interpréter les textes de Barbara. Hartman, sous le charme de sa voix, tente d’approcher la jeune fille pour comprendre son mal-être et l’aider. Mais bien vite, des regards de plus en plus hostiles vont se tourner vers lui qui laisseront place à une rumeur malsaine…

Voilà un très beau texte, tout en sous-entendus et en nuances sur un sujet compliqué que nous livre Hervé Mestron. Sans dévoiler toute l’intrigue, ce roman nous donne à réfléchir sur différents sujets tels que les rapports enseignants-adolescents, la différence, les premiers émois et surtout les conséquences de la rumeur et l’importance pour les jeunes de se confier après un traumatisme. L’ouvrage, qui s’adresse aussi bien aux adolescents qu’à leurs parents, se lit rapidement. Les chapitres alternent les points de vue des deux personnages principaux mettant ainsi en relief la complexité de leurs émotions et permettant au lecteur de parcourir ce court roman avec plaisir.

Diluvio

28 Oct

Je tiens à remercier les éditions Philippe Rey  via l’agence Anne et Arnaud de me permettre de vous présenter cette belle nouveauté au rayon polar.

Mort à Florence, Marco Vichi

livre_moyen_362Florence. Automne 1966. Le petit Giacomo, 13 ans, est porté disparu depuis plusieurs jours. Personne ne l’a revu depuis sa sortie du collège par un jour de pluie. L’enquête piétine, aucune piste en vue. Le commissaire Bordelli se sent impuissant et ni les bons petits plats de son ami Toto ni les conversations avec Rosa, l’ancienne prostituée qui lui sert de confidente, n’améliorent son moral aussi sinistre que le ciel florentin. L’enfant finit néanmoins par être retrouvé mort, enterré sommairement dans les bois d’une colline proche de la ville après avoir été violé à plusieurs reprises. Malheureusement, aucun indice convaincant n’est retrouvé à proximité du corps. Bordelli doit essayer de tirer les fils d’une bien maigre piste qui vont le conduire chez un boucher fasciste nostalgique de Mussolini. Alors que notre commissaire patauge dans son enquête, une crue sans précédant ravage Florence, engouffrant ses minces espoirs d’obtenir des preuves plus concluantes…

Voilà un polar d’une richesse inouïe, tant sur le fond que sur la forme. L’auteur nous offre une oeuvre extrêmement bien documentée. Sans mauvais jeu de mots, nous sommes véritablement plongés dans le Florence inondé de novembre 66. Les descriptions sont d’un réalisme époustouflant. Les flots de boue qui se déversent sur la cité symbolisent parfaitement les relents nauséabonds que la bonne société florentine cherche à masquer. En outre, le portrait du commissaire est brossé avec beaucoup de finesse et laisse apparaître un personnage complexe et attachant, Dom Juan au cœur d’artichaut tombant amoureux à chaque coin de rue. Très sincèrement, ce roman est une vraie petite pépite, aussi bien pour les amateurs de polars que pour les amoureux de l’Italie. Mon seul petit reproche serait la lenteur du récit – hé oui, je ne suis pas une adepte des descriptions et des digressions historiques. Mais pour le reste, il s’agit vraiment d’un excellent roman, qui a d’ailleurs reçu le prix Scerbanenco en 2009, la plus haute récompense du polar italien.

A mots couverts

29 Sep

Afin de bien commencer le week-end, je tiens à vous présenter le deuxième roman d’une amie qui m’a fait l’honneur de me demander de rédiger sa quatrième de couverture. C’est donc celle-ci que je vous livre ce soir en guise de chronique. Je vous invite également à découvrir son premier roman, Par un jour de thé gris, que j’avais chroniqué.

Liz, Eugénia Jeltikova

recto-couverture-liz-v1-titre-grossiLa jeune Liz danse sa vie sur les praticables de gymnastique. Elle maîtrise à la perfection le lancer de ruban et se plaît à imaginer de nouveaux enchaînements virevoltants. Mais un jour, au cours d’une compétition de haut niveau, le jeune prodige, contre toute attente, trébuche. Un trop lourd secret qui entache ses songes l’a fait chuter.

Eglantine, professeur de Lettres en collège, ne sourit plus. Pas parce qu’elle n’apprécie pas son métier. Au contraire, elle aime par-dessus tout transmettre sa passion pour les mots à ses élèves. Mais un accident lui a ôté son sourire. C’est sa fille Zoé, amie de gymnastique de Liz, qui nous l’apprend. Eglantine aussi la pratiquait, cette gym-magie, et était douée, comme Liz, jusqu’à la chute.

Sous une plume délicatement poétique, Eugénia Jeltikova aborde le sujet encore trop tabou de l’inceste. Si tous les personnages sont très finement esquissés, ce sont ceux de Liz et d’Eglantine qui retiennent surtout l’attention, deux existences parallèles construites comme en accident mais qui seules parviennent à s’autoriser le verbe en échange. Avec les autres, Liz communique avec son corps qui danse, sublimé par le ruban qu’elle manie magnifiquement. Quant à Eglantine, si elle transmet sa passion pour les mots, son corps qui a par le passé chu se trouve désormais comme cristallisé, même si, derrière ce visage qui ne sourit plus, l’appel de la vie demeure bien présent. A qui d’autre Liz pourrait-elle donc bien confier l’indicible si ce n’est à cette douce professeur de Lettres qui ne sait plus trahir sa tristesse et qui a elle-même renoncé à ses chaussons de gymnastique dans sa jeunesse ?

Mais loin d’être un récit de souffrances, Liz, grâce à l’écriture acrobate de son auteur, est un hymne à la vie. Les mots semblent réaliser de savants entrechats et joliment s’entremêler sur les pages praticables. Dès les premières lignes, l’écrivain nous convie dans un univers onirique et poétique, joyeusement mélancolique. Dès lors, ne reste plus pour le lecteur qu’à se laisser guider et à doucement savourer la superbe alliance des mots qui tourbillonnent sous ses yeux.

Si vous le souhaitez, vous pouvez précommander le livre à ce lien

 

Anonyme

22 Sep

Je vous présente aujourd’hui un roman atypique paru récemment aux éditions L’esprit du temps.

Pseudocryme, Philipe Brenot

pseudocrymeLe narrateur, Philip Brontë, est le descendant de Brandwell, le frère des célèbres Charlotte et Emilie Brontë. Écrivain lui-même, l’homme était devenu fou suite aux succès de Jane Eyre et des Hauts de Hurlevent. Notre narrateur, Philip, s’est naturellement destiné à l’écriture. Malheureusement, il vient de s’apercevoir qu’un livre vient d’être publié sous son nom. Or, il n’est pas l’auteur de ce livre ! Quelqu’un s’est emparé de son identité. Le voilà donc dépossédé de son nom en pleine crise existentielle. Le seul moyen pour lui de renaître à lui-même : prendre un pseudonyme. Il en rêve depuis sa plus tendre enfance, supportant difficilement les quolibets liés à son véritable nom. En outre, il est bien résolu à se débarrasser de l’importun qui lui a subtilisé son identité…

Pseudocryme n’est pas un livre comme les autres. En effet, Philipe Brenot nous offre à la fois un thriller psychologique, une réflexion sur l’identité proche de la psychanalyse et un essai sur l’utilisation des pseudonymes dans la littérature. J’ai aimé le jeu de chat et de la souris entre le narrateur et l’autre personnage dont je ne veux pas trahir l’identité ici. Le texte est très intelligemment mené, un peu loufoque et surtout fort bien documenté. J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce court roman qui fait voyager autant dans les rues parisiennes que dans l’histoire de la littérature. Une jolie surprise.