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Métamorphose

Un peu de littérature jeunesse fournie par mon ancienne collègue.

Animale – La malédiction de Boucle d’Or, Victor Dixen

106715918_oBlonde, une magnifique jeune femme de 17 ans dotée d’une extraordinaire chevelure dorée, a passé sa vie dans un couvent. Pensionnaire depuis son plus jeune âge, recueillie par les ursulines, elle est la risée de ses consœurs issues de familles très aisées et notamment de Bérénice qui ne cesse de se moquer de sa maladresse et de son aspect maladif. Le fait est que la pauvre Blonde est affublée de lunettes aux verres teintés et qu’elle est obligée de rester à l’abri de la lumière après des malaises à répétitions dès son plus jeune âge. Mais un jour, la jeune fille va pouvoir révéler toute sa beauté en pausant pour le séduisant Gaspard, un apprenti tailleur de pierre venant rénover une statue au couvent. Les deux jeunes gens tombent immédiatement sous le charme l’un de l’autre…

Dans le même temps, Blonde a reçu la visite dans sa chambre, en pleine nuit, d’un homme inconnu qui lui a fourni un dossier d’enquête qui semble la concerner. Il évoque un épisode marquant de la vie de Gabrielle de Brances. 17 ans plus tôt, la jeune femme relate un événement incroyable à savoir comment elle s’est égarée dans une forêt avant de se retrouver enfermée dans une chaumière au fond des bois, séquestrée par des créatures à peine humaines…

J’avoue que j’étais un peu réticente avant d’entreprendre la lecture de cette réécriture du célèbre conte Les Trois Ours de Robert Southey plus communément connu sous le titre de Boucle d’Or. Mais j’ai très vite été happée par la narration au rythme soutenu qui ne laisse pas au lecteur un instant d’ennui. J’ai aussi apprécié le fait qu’il y ait un véritable travail de recherche historique effectué pour insérer le conte dans la période pour le moins chamboulée des guerres napoléoniennes mais également dans la mythologie des pays nordiques ainsi que dans les secrets du Vatican.

A la fois conte fantastique et roman d’amour et d’aventure, Animale réussit le coup double de divertir le lecteur tout en livrant une réflexion sur les questions d’humanité et d’animalité. La Belle et la Bête ne pourraient bien se révéler être qu’une seule et même personne et l’amour ne saurait se contenter de s’en tenir aux apparences.  Un roman palpitant qui a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire 2014

Fantastique·Héroic Fantasy·Littérature jeunesse·Roman·roman de formation

L’autre-monde

Je me remets à mes lectures pour le comité du collège sinon je vais me faire taper sur les doigts à la rentrée !

La Quête d’Ewilan – D’un monde à l’autre – tome 1, Pierre Bottero

Camille est une adolescente extraordinaire ! Pas seulement parce qu’elle possède de magnifiques yeux violets, ni même parce qu’elle est capable de résoudre n’importe quel problème mathématique en moins de temps qu’il n’en faut pour l’énoncer, non, Camille détient le pouvoir de dessiner mentalement une scène et de la voir se réaliser sous ses yeux mais aussi et surtout celui de passer de notre monde à l’Autre Monde.

Mais Camille – alias Ewilan -, n’a pas toujours eu conscience de ses pouvoirs. Elle vient même seulement de les découvrir à sa plus grande surprise. D’ailleurs, ces dons apparaissent de manière plutôt aléatoire, à son insu presque, mais toujours au bon moment, quand un camion est sur le point de l’écraser ou des monstres sortis tout droit de l’Autre Monde sur le point de la dévorer. Un jour, sans le vouloir, elle bascule de l’autre côté, entraînant avec elle son meilleur ami, Salim. Dans cet univers parallèle qui ressemble au Moyen âge, Camille va se voir révéler sa véritable identité. Elle est en réalité une dessinatrice hos-pair, fille d’Elicia et Altan Gil’ Sayan qui ont disparu en tentant de déjouer le complot des monstrueux Ts’liche contre l’Empire de Gwendalavir. Elle va aussi apprendre qu’elle a un frère nommé Akiro, que lui aussi a été envoyé dans le monde réel et adopté par une autre famille. Pour tenter de sauver l’Empire, délivrer le peuple et sauver ses vrais parents, elle doit absolument le retrouver et le convaincre de venir l’aider. Une mission qui s’annonce bien difficile…

Voilà le premier tome d’une saga jeunesse bien prometteur. Pierre Bottero dresse un décor peaufiné, très inspiré de l’univers de l’heroic fantasy. Les personnages sont eux aussi bien dessinés. Les deux protagonistes sont chacun à leur manière totalement délaissés par leurs parents et livrés à eux-mêmes – Camille a été adoptée par les horribles Duciel, couple d’infects bourgeois uniquement intéressés par les apparences, qui non seulement ne semble lui prêter aucune attention mais la détestent ; Salim, lui, appartient à une famille populaire si nombreuse que sa mère ne remarque jamais sa présence ou son absence. Le thème de la précocité intellectuelle est lui aussi très bien abordé car on voit à quel point la jeune fille préfère ne pas trop afficher sa surdouance afin de ne pas être exclue par le groupe (que ce soit les élèves ou les professeurs). Si elle semble en souffrir au départ, elle apprend vite à se servir à bon escient de son intelligence remarquable. Le lecteur est d’emblée plongé dans l’univers fantastique et le passage d’un monde à l’autre ce qui peut être un peu déstabilisant je pense pour de jeunes lecteurs fragiles. Mais au bout de quelques pages, tout s’éclaire et l’on est véritablement happé par l’intrigue qui présente de nombreux rebondissements. Ce premier tome se clôt d’ailleurs en laissant entrevoir un suite non dénuée d’embûches. Je recommande donc ce livre aux amateurs du genre : vous passerez un très bon moment !

Fantastique·Horreur·Littérature jeunesse·nouveauté·Roman

Conte cruel

Je poursuis dans mes lecture en partenariat avec la bibliothèque de la Nièvre pour notre comité de lecture du collège.

Le Passage du Diable, Anne Fine

Depuis sa plus tendre enfance, Daniel Cunningham se croit atteint d’un mal incurable. Sa mère l’a toujours tenu à l’abri des regards, confiné dans une chambre minuscule, ne lui faisant prendre l’air que très occasionnellement, assis dans un fauteuil. Pour éviter de s’ennuyer, Daniel dévore les livres d’aventure et s’amuse parfois avec la magnifique maison de poupée de sa mère. Coupé du monde, il n’en est pas moins malheureux, persuadé que l’amour plus qu’exclusif et étouffant de sa mère est parfaitement normal. Mais un jour, des voisins qui ont découvert son existence et deviné sa réclusion décident d’agir.

Alors que sa mère est envoyée à l’asile, Daniel est recueilli par le bon Dr Marlow et sa famille. A leur côté, il va comprendre qu’il est un petit garçon en parfaite santé et va découvrir le monde réel. Mais l’absence de sa mère et les soupçons de maltraitance à son égard lui pèsent.

Afin de le divertir, le Dr Marlow lui rapporte la maison de poupée et les figurines qui vont avec. Bientôt, les enfants vont s’apercevoir que les jouets renferment de nombreux secrets et surtout qu’ils ne sont pas si inoffensifs qu’ils en ont l’air…

Voilà encore une œuvre de littérature jeunesse passionnante mais qui n’est toutefois pas à mettre entre toutes les mains. En effet, le sujet de départ avec la mère toxique qui finit à l’asile (et se pend sous les yeux de son fils !!) me semble assez difficile à supporter pour des adolescents de moins de 13-14 ans. Ensuite, l’histoire bascule dans le fantastique avec de le topos de la poupée qui s’anime (des images de Chucky me sont venues à l’esprit en lisant) et la situation de Daniel va bien vite tourner au cauchemar. Très sincèrement, je me suis laissée happer par l’écriture et surtout le thème au départ. Jusqu’au trois quart du roman, j’aurais pu parler de franche réussite et de coup de cœur. Mais la fin selon moi est un peu manquée. Comme si l’auteur avait voulu trop en faire, en ajouter dans le cauchemardesque qui finirait presque par tourner au guignol. C’est dommage car le sujet du lourd secret familial est très bien traité. Après, il ne s’agit que de mon ressenti. Ce roman fantastique/d’horreur, n’en reste pas moins une lecture de grande qualité. Mais une fois encore, il doit être destiné à un public averti et sans doute faire l’objet d’une discussion avec un adulte car certaines scènes s’avèrent assez troublantes pour ne pas dire choquantes.

Fantastique·Historique·Roman

L’homme invisible

Une (grosse) pépite qui dormait dans les rayons du CDI…

L’éclipse, Robert Cormier

Depuis qu’il est tout petit, Paul Moreaux est intrigué par une photo de famille réalisée avant la Première Guerre mondiale. La raison de sa curiosité ? Son oncle Adélard avait subitement disparu au moment du cliché alors qu’il était présent dans le groupe quelques secondes plus tôt. Lorsque l’enfant interroge ses parents, il obtient inexorablement la même réponse : chaque famille a ses mystères et ton oncle adorait faire des farces. Oui mais voilà, le jeune Paul est persuadé qu’une autre explication à cette disparition existe.

En 1929, une crise économique sans précédent ravage les Etats-Unis. Paul a 13 ans et, avec son regard d’adolescent, en constate les ravages dans la petite communauté d’ouvriers canadiens émigrés. L’usine de peignes dans laquelle travaille son père est en grande difficulté, les ouvriers se mettent en grève et sont prêts à en découdre physiquement. Dans le même temps, le Klux Klux Klan (société secrète raciste) tente de convertir de nouveaux adeptes dans la ville.

Dans ce contexte difficile, Paul  – en proie à ses premiers émois amoureux qui vont de paire avec les bouleversements physiologiques de son âge – se rend compte qu’il possède un étrange pouvoir. Il découvre qu’il est capable de devenir invisible à volonté, de s’éclipser totalement. Alors qu’il pourrait se réjouir de ce formidable pouvoir, il s’en inquiète. En effet, s’il pourrait le mettre à profit pour une bonne cause, il n’y verrait pas d’inconvénient, mais devenir invisible peut aussi permettre de faire le mal, d’assouvir ses fantasmes, les meilleurs comme les pires et peut-être même de tuer…

Voilà un excellent roman. Non seulement de par son intrigue passionnante, fantastique dans tous les sens du terme, mais de par une structure narrative complexe, faite de récits enchâssés et de mises en abîme (roman dans le roman). Je reviens à l’intrigue dans un premier temps. Si le phénomène de l’éclipse occupe la majeure partie du roman, l’auteur dresse une toile de fond historique très bien documentée et accessible à un jeune public qui découvrira un aspect de l’Histoire américaine qu’il n’aura peut-être qu’entrevue en cours. la question de l’invisibilité quant à elle renvoie à de nombreux questionnements métaphysiques, notamment les questions du bien et du mal et de la liberté. Ce pouvoir rend-il plus libre celui qui le possède ? Lui donne-t-il tous les droits sur les autres ? Comment être certain qu’une action que l’on croit bonne sur le coup n’est pas en réalité très néfaste ? Des interrogations parmi d’autres que les personnages et le lecteur devront se poser.

J’en reviens à la narration cette fois. J’ai littéralement été bluffée. le plus difficile est ici de tenir ma langue afin de ne pas ôter le plaisir procuré par ce livre gigogne. Je ne donnerai qu’un indice, le titre du livre peut prendre plusieurs signification et renvoie également à la narration. L’auteur réalise donc un véritable tour de force, d’autant plus qu’il s’agit d’une oeuvre jeunesse, genre qui laisse rarement entrevoir d’aussi passionnantes et remarquables prouesses techniques en matière de construction. Un véritable coup de coeur (pas seulement destiné aux jeunes lecteurs donc). J’espère que de courageux élèves seront assez curieux pour dépasser la peur d’affronter près de 500 pages et une couverture un peu défraîchie… le livre en vaut la chandelle !

Fantastique·Roman

Maison hantée…

Je remercie Southeast Jones des Artistes Fous Associés pour m’avoir fait découvrir le roman dont je vais vous parler aujourd’hui ainsi que les éditions La Madolière. J’ai d’autres ouvrages dans ma liseuse issus des ces éditions. Je n’aurai pas le temps de les lire tout de suite malheureusement mais je tenterai de le faire en août.

Les Résidents, Amelith Deslandes

Un baron excentrique, Von Würssels, collectionneur d’antiquités hors de prix, fait appel à la jeune Naëlle afin de lui confier une mission de la plus haute importance. Cette dernière vient au rendez-vous accompagnée de sa jeune soeur, Auna, une fillette surdouée, qui s’empare d’un objet sans que personne ne s’en aperçoive…

La mission de Naëlle est la suivante : trouver l’emplacement et se rendre dans la mystérieuse Maison Gigogne, perdue dans un village rayé de la carte après la guerre, afin de récupérer l’objet du désir de Von Würssels. Pour découvrir l’emplacement de la Maison, elle devra d’abord rencontrer le terrifiant Hannevek, un psychopathe enfermé dans une cellule du service psychiatrique de l’hôpital après avoir assassiné sa femme et ses deux filles dans des conditions atroces…

Pendant ce temps, un mécanisme semble s’être enclenché, sorte de compte à rebours dont on ne sait quelle sera l’issue…

En parallèle, Missy enquête sur une série de meurtres barbares : de nombreuses femmes ont été retrouvées affreusement mutilées sans que le tueur n’ait laissé aucun indice…

J’avoue avoir été sérieusement décontenancée par ce court roman labyrinthique à la trame narrative particulièrement complexe. Les intrigues se nouent, s’entrelacent, s’emboîtent les unes dans les autres à la manière de cette épouvantable Maison Gigogne dans laquelle s’enfoncera Naëlle dans les dernières pages du roman. Des créatures terrifiantes surgissent de toutes parts sans que l’on ne comprennent vraiment d’où elles viennent si ce n’est peut-être d’un autre espace-temps que le nôtre. J’ai ressenti un réel malaise à la lecture de quelques chapitres dans lesquels des personnages – dont je ne suis pas véritablement parvenue à découvrir l’identité – discourent sur des problèmes ésotériques et jouent aux cadavres exquis (le résultat de ce jeu aura une répercussion sur la trame narrative centrale) en tenant en laisse des humains nus… Amelith Deslandes convie donc ses lecteurs dans son univers, un monde sombre peuplé de créatures étranges, à l’atmosphère très lovecraftienne, et, à la manière de sa Maison Gigogne, ne les en laisse pas ressortir, en tout cas pas de manière indemne… A découvrir !

Conte·Fantastique

Le lutin amoureux

Je remercie vivement Julie pour m’avoir offert ce petit livre en souvenir de nos années au lycée Charles Nodier.

Trilby ou le lutin d’Argail, Charles Nodier

J’irai vite puisqu’il s’agit d’un conte. Trilby est un lutin facétieux mais bienfaisant, vivant en Ecosse. Il accomplit des tâches diverses dans le foyer d’un couple de pêcheurs et se consume d’amour pour la belle Jeannie, la femme du pêcheur Dougal. Cette dernière confie à son mari l’attirance du petit lutin à son égard. Dougal, jaloux et énervé par les tours du farfadet, demande au vieux Ronald, moine de Balva, de venir procéder à l’exorcisme de sa chaumière.

Une fois chassé, Trilby va continuer à hanter le couple Dougal. Le mari ne ramène plus aucun poisson et Jeannie rongée par le chagrin, rêve du lutin sous les traits de John Mac-Farlane, un chef de clan maudit.

Je n’en dis pas plus. Est-ce que Trilby sera finalement réintégré au foyer ? Jeannie parviendra-t-elle à à oublier le lutin ou finira-t-elle par vivre son amour au grand jour ? Je vous le laisse découvrir…

Ce conte romantico-fantastique d’une cinquantaine de pages se lit rapidement. Toutefois, j’ai eu bien du mal à me plonger dans cette histoire de diable amoureux (alors que j’étais très enthousiaste de découvrir enfin cet auteur dont j’ai si souvent entendu parler mais que je n’avais jamais lu). Je n’ai absolument pas goûté aux élans lyriques de Nodier, à cette débauche de descriptions du milieu naturel et des sentiments de Jeannie qui ne cesse de se morfondre. En bref, j’ai été déçue par ce texte trop bucolique dont j’attendais sans doute beaucoup (notamment au niveau du fantastique).

Fantastique·Nouvelles·Roman

Au coeur de la nuit

Après l’écoute du très documenté et passionnant tryptique de Pop-en-stock sur Choq.fm consacré à Lovecraft, et n’ayant jamais lu cet auteur dont le nom m’était pourtant familier, je me suis décidée pour un court roman (ou une longue nouvelle…) afin de pénétrer en douceur dans l’univers de ce maître de l’angoisse.

Celui qui chuchotait dans les ténèbres, Howard Phillips Lovecraft

Albert Wilmarth, professeur de littérature passionné de légendes et particulièrement du folklore de Nouvelle-Angleterre, découvre dans les journaux de nombreux articles concernant l’apparition de créatures étranges dans les cours d’eaux en crue après de terribles inondations dans le Vermont. S’il minimise les témoignages des paysans sans doute baignés dans la superstition depuis leur plus tendre enfance et qu’il continue à faire preuve de scepticisme après des discussions passionnées avec ses amis, il va finalement revoir ses positions et s’intéresser de près au problème après la parution d’articles de Henry Akeley, scientifique reconnu dans le Vermont.

Commence alors une correspondance entre les deux hommes. Bien vite, les lettres de Akeley effraient notre professeur par la précision des détails rapportés (des empreintes de pas de crabes géants, des voix inquiétantes, la découverte d’une pierre noire gravée de hiéroglyphes…) et l’apparition de plus en plus fréquentes de créatures venues, semble-t-il, d’un autre monde pour l’exterminer. Le vieux scientifique, reclus au fin fond des bois, invite notre professeur à le rejoindre pour constater les preuves de ces affirmations de lui-même. Ce dernier, bien que terrifié à l’idée de ce qu’il va trouver, ne peut refuser la proposition…

Le ton est donné. Dès le départ, on pénètre dans un univers fantastique avec l’intrusion d’éléments surnaturels dans un contexte réaliste, selon la définition qu’en donnera quelques dizaines d’années plus tard Todorov. Tout contribue à rendre l’atmosphère angoissante : la maison isolée dans des bois obscurs, loin de tout, des bruits, des voix inquiétantes, les empreintes de pas étranges, les témoignages d’apparitions de créatures mystérieuses, le tout enrobé de folklore et arrosé de pluie. Le lecteur est très vite happé dans cet univers hostile et sent monter son angoisse en même temps que celle du protagoniste (plutôt pragmatique au départ) auquel il s’identifie facilement. Si j’avoue toutefois avoir été quelque peu désarçonnée au départ par les références à des légendes et à un imaginaire lovecraftien que je ne connais pas ou très peu (certains noms ont fait tilt dans mon petit cerveau grâce à l’émission de radio !), j’ai vraiment dévoré ce court texte qui me donne envie de découvrir davantage cet auteur. J’ai d’ailleurs trouvé Démons et Merveilles dans ma bibliothèque, nul doute que je ne tarderai pas à m’y plonger !