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Book power !

13 Juil

Encore un grand merci à celle qui m’a offert ce livre !

La bibliothèque des cœurs cabossés, Katarina Bivald

1507-1Sara, jeune suédoise de 28 ans, qui vient de se faire licencier de la librairie où elle a toujours exercé son métier avec passion, débarque un beau jour à Broken Wheel, une bourgade perdue et dépeuplée de l’Iowa. Elle est censée rejoindre là-bas une vieille dame avec qui elle correspond et échange des livres depuis des années, Amy. Sauf qu’à son arrivée aux Etats-Unis, Amy est morte et Sara arrive précisément chez elle pour ses funérailles. Censée passer deux mois en compagnie de la défunte, la libraire suédoise ne sait trop comment réagir : partir ou rester ? Après quelques jours de réflexions et avoir fait la connaissance de certaines figures incontournables de la ville – étranges mais attachantes – Sara décide de rester. Mais elle tient vraiment à trouver une activité et surtout à remercier les habitants qui s’évertuent à lui rendre tous les services possibles sans jamais lui demander de payer. Bientôt, elle va trouver une idée géniale qui lui permettra d’assouvir sa passion des livres tout en rendant hommage à celle qui aurait dû être son hôtesse et en tentant de redynamiser le village.

Je vous ai présenté il y a quelques semaines le nouveau roman de Katarina Bivald, Le jour où Anita envoya tout balader. Après avoir adoré ce livre, j’avais vraiment envie de découvrir le premier roman qui a fait connaître son auteure et qui est devenu un véritable succès de librairie.

Dans cet ouvrage, l’un des principaux personnage sont les livres. Et ce n’est pas pour rien. Bivald a très longtemps été libraire, et son amour des livres et de son métier transparaît tout au long de ce premier roman. Et pour un coup d’essai, c’est une véritable réussite ! Les personnages – qu’ils soient principaux ou secondaires – sont tous dépeints avec une finesse étonnantes. Si chacun a son propre caractère, les esprits évoluent au fur et à mesure de la progression de l’intrigue, certains allant même agir quasiment à l’encontre de ce qu’ils pensaient être leurs principes fondateurs. Je ne suis pas particulièrement sentimentale et ne me tourne pas habituellement vers des histoires joyeuses mais contre toute attente, ce qui m’a plu dans ce roman, c’est justement qu’il respire le bonheur, la joie de vivre. Sans mièvrerie. En révélant les qualités et les défauts de chacun. En soulignant la nécessité d’écouter son cœur, de croire en ses rêves, de ne jamais y renoncer. De mener le chemin qui nous fait nous sentir bien, quoi que puissent en penser l’entourage. Et le plus important, de prendre confiance en soi. Un gros coup de cœur pour ce roman qui sous son apparente légèreté nous apporte une jolie leçon de vie le tout avec une légère pointe d’humour et d’autodérision.

Petit extrait :

« Elle s’était contentée de la sécurité des rambardes toute sa vie, et pour la première fois, elle était au bord du précipice et tâtonnait à l’aveugle, consciente qu’il existait d’autres manières de vivre bien plus intenses et grandioses.

Elle réagissait devant cette prise de conscience comme elle aurait réagi devant un véritable abîme. Elle éprouvait du vertige et une violente envie de sauter, peu importaient les conséquences. »

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La femme à la moto

10 Juin

Je ne sais plus quels mots employer pour remercier la charmante petite fée qui me couvre de livres…

Le jour où Anita envoya tout balader, Katarina Bivald

product_9782207130476_195x320Anita, 38 ans, mère célibataire, employée dans le supermarché local, voit sa vie s’effondrer le jour où sa fille Emma quitte le foyer pour partir faire ses études à l’université. Effectivement, elle vient de passer les 19 dernières années de sa vie à tout mettre en oeuvre pour l’élever au mieux et là, elle se rend compte du jour au lendemain que sans sa fille, il ne lui reste rien. Dans un premier temps, après avoir compté les jours jusqu’au retour d’Emma et nettoyé de fond en comble son appartement, elle ne sait vraiment pas comment occuper son temps libre. Heureusement, sa meilleure amie Pia et Nesrin, une collègue de l’âge de sa fille, vont l’aider à trouver des idées pour ne plus s’ennuyer. Forcément, elles ne sont pas vraiment au goût d’Anita mais elles ont au moins le mérite de réveiller un vieux rêve d’adolescence : apprendre à faire de la moto. Le jour où Anita se décide à pousser la porte de la moto-école, sa vie va radicalement changer. Encore plus quand elle va rencontrer son moniteur, Lukas aussi séduisant que mystérieux. A côté de ses cours de moto, Anita va se voir confier bien malgré elle l’organisation de la Journée de la Ville, une fête désuète qui n’intéresse personne. Bref, à l’approche de la quarantaine, la célibataire ne va bientôt plus disposer d’un moment à elle. Mais est-elle bien prête à tous ces bouleversements ?

J’ai littéralement dévoré ce roman enjoué qui m’a donné le sourire d’un bout à l’autre. Je n’avais entendu que du bien à propos du premier roman de Bivald La bibliothèque des cœurs cabossés (présent dans ma PAL grâce à ma petite fée, qui fera donc partie de mes lectures estivales), je ne suis absolument pas déçue par celui-ci qui m’a fait passer un doux moment de bonheur littéraire. Si l’ensemble se veut plutôt léger et badin, des questions profondes sont abordées : est-il possible de changer de vie du jour au lendemain ? notre chemin est-il tout tracé ? avons-nous le droit de mettre de la folie dans notre vie quitte à y laisser quelques plumes ? n’est-il pas préférable de rester dans son train-train quotidien par facilité au risque de ne jamais connaître véritablement le bonheur ? Au trois premières questions, ce roman répond par un grand oui contre un énorme non à la dernière. Cette jeune mère saura vous prouver qu’on peut toujours choisir de changer notre vie, à n’importe quel âge, quelque soit les risques à prendre. Parce que le plus gros des riques n’est-il pas de passer le restant de ses jours à s’ennuyer par confort ? Un livre qui me parle forcément particulièrement en ce moment pour ceux qui me connaissent. Je vous conseille donc fortement ce livre qui éclaircira votre été. Tous les personnages principaux comme secondaires sont parfaitement dépeints, les dialogues s’enchaînent avec justesse et humour de sorte qu’on ne voit absolument pas le temps passé. Coup de cœur !