Roman

Bon plan lecture confinement

Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien en ce début de troisième semaine de confinement…

Aujourd’hui, je ne vous présente pas un livre particulier mais je vous partage un bon plan grâce aux éditions Au Diable Vauvert. Pour celles et ceux qui suivent le blog depuis un moment, vous savez que c’est une maison que j’affectionne particulièrement.

Hé bien, du mardi 31 mars jusqu’au 3 mai, une sélection éclectique vous est offerte gratuitement en format numérique à ce lien « Opération confinement et survie ».

Et chaque lundi, des textes courts vous serons proposés chaque semaine sur la page « Confinement diabolique ».

Et vous pouvez également retrouver 7 succès à -50% en version numérique sur les librairies en lignes.

Plus d’excuse pour ne pas découvrir cette maison d’édition diaboliquement originale et talentueuse ! Pour rappel, Feel Good, un de mes plus gros coup de cœur de l’an dernier fait partie du catalogue…

Roman

Intermède

Bonjour à tous ! J’espère que vous passez de bonnes fêtes !

Un petit message pour vous dire que le blog n’est pas en pause mais que je suis sur une lecture pour le moins complexe et longue en ce moment.

Un livre-concept qui mêle différentes histoires, différents supports (comme vous pouvez le constater sur les photos)img_20161228_163602 et qui nécessite du coup beaucoup de temps de lecture. Voilà quinze jours que je l’ai commencé et je n’ai suis pas à la moitié… (bon, à ma décharge, j’ai aussi été bien occupée ces derniers temps entre l’achat des cadeaux, les dégustations de foie gras et de chocolats – arrosées de quelques petits verres histoire d’oublier – et le départ à la montagne). img_20161228_170121

Mais ne vous inquiétez pas, j’avance au plus vite dans les méandres de cet objet littéraire non-identifié et je reviens avec deux nouveautés : un polar et un roman jeunesse/young adult. En attendant, je vous souhaite une excellente fin d’année 2016 !

Roman

Une sacré grand-mère !

Dire que nous sommes au lendemain de la fête des grands-mères et que je ne l’ai même pas fait exprès !

La grand-mère de Jade, Frédérique Deghelt

Jade, 30 ans, journaliste à Paris, vit à cent à l’heure. Mais quand elle apprend que ses tantes veulent envoyer sa grand-mère, celle qu’elle surnomme affectueusement sa Mamoune, en maison de retraite, elle trouve le temps de partir la chercher en Savoie et de l' »enlever ». La vieille dame de 80 ans va donc s’installer dans le petit appartement parisien et partager la vie de sa petite-fille. Evidemment, cette cohabitation va se révéler un bouleversement pour l’une et l’autre femme. Mais n’est pas la plus déstabilisée celle que l’on croit…

Jade, au fur et à mesure de ses longues discussions avec sa Mamoune, va en effet découvrir tout un pan de sa vie qu’elle ne soupçonnait pas. Sa grand-mère lui révèle, alors qu’elle apprend que Jade vient de rédiger un roman déjà refusé par quelques maisons d’édition, qu’elle est une grande lectrice. Pour la jeune femme, il s’agit d’une vraie découverte puisqu’elle ne l’a jamais vu avec un autre livre que la Bible entre les mains. Dès lors, lui laisser son manuscrit en relecture ne lui semble plus si incongru. Peut-être que la bienveillante octogénaire pourrait réellement lui apporter l’aide nécessaire à l’amélioration de son texte.

Voilà un roman qui sort des sentiers battus avec ce thème peu fréquent du « choc » des générations. L’auteur aborde les thèmes de la vieillesse et de la dépendance avec beaucoup de finesse mais sans angélisme non plus. Tantôt dans projeté dans l’esprit de la grand-mère, tantôt dans celui de Jade, on assiste aux questionnements multiples des deux femmes sur le rapport à l’âge, à la vie, à la mort mais aussi à l’amour. Au début, l’une et l’autre ne cessent de s’inquiéter sur les meilleures façons de réagir, de ne pas se brusquer ou bouleverser trop profondément leur quotidien. Mais bientôt, les deux femmes se révèlent telles qu’elles sont, laissent de côté les quelques préjugés ou craintes qu’elles pouvaient avoir et finissent par former un couple complémentaire. Chacune va très vite réaliser qu’elle a énormément à apprendre de l’autre. Alors que Jade apprend à Mamoune à se servir d’un ordinateur et d’Internet, cette dernière lui confectionne des rideaux et ne ménage pas ses critiques pour peaufiner le roman. Raconté comme cela, ça peut paraître cliché mais ce ne l’est jamais. Le contact de la jeune femme va amener la grand-mère à se sentir revivre et à s’assurer qu’elle est, peut-être plus que jamais d’ailleurs, une femme libre de ses paroles et ses actes (la mamie va même redécouvrir les palpitations des premiers émois et se comporter en midinette cachottière)

Outre la question de la transmission inter-générationnelle et du troisième voire quatrième âge, le roman offre une réflexion profonde sur l’acte de lire. En quoi la lecture peut-elle changer une vie ou, du moins, l’influencer ? La vieille dame, qui a lu toute sa vie en cachette parce que cette activité était mal vue, synonyme dilettantisme dans le monde paysan, va apporter une réponse plus que détailler tout au long du roman tout en interrogeant aussi l’acte d’écrire, intrinsèquement lié sans doute à la lecture.

Mon seul reproche sur ce roman est d’ordre formel. Je trouve l’emploi du monologue intérieur et du discours indirect libre un peu trop superficiel voire lourd parfois. De vrais dialogues auraient sans doute permis de rendre tout aussi bien les propos tout en apportant un peu de pep’s à l’ensemble qui reste très lent. La fin, dont je ne dirai rien, est par contre assez réussie. Un agréable moment de lecture avec ce roman qui a remporté les prix Solidarité et Chronos en 2010.

Aventure·Roman

Enfants sauvages

Il reposait depuis des mois sur un meuble de mon salon et jusqu’à présent je snobais la couverture jaunie de ce livre pourtant culte débusqué dans un vide-grenier. Mais hier, refusant de tourner en rond toute la soirée, je me suis lancée à l’aventure…

Sa Majesté des Mouches, William Golding

sa majesté

Bien évidemment, je connaissais déjà le fond de l’histoire : une bande de garçons se retrouve sur une île déserte sans aucun adulte.
Après la joie de la découverte de l’île, il faut instaurer un règlement. Le groupe élit rapidement son chef, ce sera Ralph, le plus âgé du groupe. Il sera secondé par Porcinet, l' »intellectuel » grassouillet et binoclard, tête de turc de la communauté. Mais de fortes dissensions ne tarderont pas à apparaître au sein du groupe…

Bientôt, les enfants perdent leur innocence, se transforment peu à peu en sauvages, leurs javelots en bois deviennent des armes véritables et la cruauté envahit les coeurs.

Plus qu’une simple robinsonnade enfantine, le roman de Golding prend des allures d’allégorie des sociétés humaines. L’atmosphère d’allégresse initiale fait vite place à un sentiment d’angoisse. A travers le personnage de Jack, l’auteur dessine les traits les plus sombres de l’humanité.

J’ai aimé ce livre pour les descriptions enchanteresses de l’île déserte mais surtout pour l’ambiance sinistre qui envahit le roman page après page. Que deviendront les enfants ? Je vous laisse le découvrir !

Naurile

Littérature jeunesse

Jeunesse

Comme je suis professeur en collège, il m’arrive de temps à autres de lire de la littérature de jeunesse. Je dois bien avouer ne pas y connaitre grand chose en ce domaine et même avoir parfois une certaine réticence vis-à-vis de ce genre.

Mea culpa !

Le Procès du loup, Zarko Petan

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Le Procès du loup est une courte pièce de théâtre en 1 acte. On peut la considérer comme la suite parodique et moderne du Petit Chaperon Rouge des frères Grimm.

Chaque personnage de l’histoire originale est appelé à la barre pour témoigner de sa version des faits. L’audition de la Mère-Grand complètement sourde est particulièrement hilarante !

Sans vous la dévoiler, la fin est surprenante et réjouira petits et grands lecteurs.

Naurile

Roman

Lectures de novembre

Trois lectures totalement différentes en ce mois de novembre.

Julie/Julia de Julie Powell

Affiche du film tiré du livre

Julie Powell est une jeune secrétaire bientôt trentenaire. Alors que sa vie professionnelle la désespère, la jeune femme décide de se lancer un défi : réaliser l’intégralité des recettes (524 !) d’un livre de recettes de cuisine française en un an et partager son expérience au quotidien par le biais d’un blog. Julie va alors se lancer dans un marathon culinaire hors norme semé de plaquettes de beurre, de homards récalcitrants et de bonnes crises de nerfs.

Ce livre, tiré d’une histoire vraie, se déguste avec plaisir et l’on goûte avec joie les tribulations culinaires de l’attachante Julie.

Le livre a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2009 avec Meryl Streep dans le rôle de Julia Child, l’auteur du best-seller culinaire à l’origine du pari que s’est lancé Julie Powell.

Des gens très bien, Alexandre Jardin

Couverture du livre d’Alexandre Jardin

Ce livre, au titre ironique, relate la façon dont l’auteur a découvert un secret de famille bien enfoui et comment il a appris à vivre avec. Avec des mots simples, Alexandre Jardin réussit là à transmettre la difficulté à vivre avec un passé familial débordant de non-dits. Des gens très bien est aussi une relecture très personnelle d’un épisode tragique de l’Histoire. Comment supporter et vivre avec la connaissance des actes inqualifiables de ses aïeux ? Voilà la question à laquelle tentera de répondre l’auteur.

Moins que zéro, Bret Easton Ellis

Coup d’essai et coup de maître pour l’auteur du best-seller American Psycho.

Dans ce roman, Bret Easton Ellis nous plonge au coeur de la jeunesse dorée des années 80 à travers le regard de Clay, jeune homme désabusé, perdu dans un monde vide de sens. Sexe, drogue et perte de repères nourrissent ce roman au langage cru et au style lapidaire.

A ne pas mettre entre toutes les mains, âmes chastes et sensibles s’abstenir.

Haruki Murakami·Littérature japonaise·Roman

Lectures d’octobre

1Q84, Haruki Murakami Au mois d’octobre, je n’ai pas lu mais dévoré la trilogie du japonais. A vrai dire, il y a à peine deux mois encore, je ne connaissais même pas l’existence de Murakami. C’est mon psy, féru de littérature, qui m’en a parlé et m’a affirmé qu’il était certain que ça me plairait. Il ne s’est pas trompé ! Je me suis complètement plongée dans l’univers étrange, entre rêve et réalité, de Tengo et Aomamé.

Première de couverture du livre 1
Première de couverture du livre 1

Difficile de résumer un livre dont les fils se tissent lentement mais inexorablement pour créer un monde onirique en marge du Japon des années 80. Un monde dans lequel deux lunes coexistent et où des chrysalides de l’air font de mystérieuses apparitions.