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Thriller glaçant

30 Juil

De retour de vacances avec un thriller glaçant…

La fille sous la glace, Robert Bryndza

0094703.4_L’inspectrice Erika Foster, encore sous le choc de la mort en service de son mari dans une précédente affaire, prend possession de son nouveau poste dans un commissariat de Londres. Elle n’aura pas une seconde pour prendre ses marques. En effet, sa première affaire va s’avérer compliquée : le corps de la fille d’un riche industriel, Andrea Douglas-Brown, vient d’être retrouvé dans un lac gelé des bas-quartiers londonien. Que faisait la jet-setteuse dans un tel endroit ? Pour quelle raison l’a-t-on fait disparaître ? Et surtout, qui est le coupable ? Quelques questions parmi bien d’autres auxquelles Erika devra tenter de répondre. Mais ça ne sera pas sans difficulté. Le père de la victime cherche à régenter l’enquête tandis que les médias s’enflamment pour cette affaire qui met en avant une richissime famille de Londres. Alors qu’Erika pense avoir trouvé une piste allant à l’encontre d’un de ses collègues, son supérieur décide de la mettre à l’écart. Mais notre inspectrice n’entend pas se résigner aussi facilement…

Voilà un petit moment que je n’avais pas lu de thriller et je suis véritablement enchantée par cette nouveauté qui sortira dans quelques jours chez France Loisirs. J’ai trouvé le récit très bien mené, le suspens préservé jusqu’à quelques pages de la fin mais, surtout, ce qui m’a le plus convaincu c’est le personnage d’Erika. Le romancier a réalisé un travail très minutieux pour dresser un portrait tout en nuances de son inspectrice. Entre la perte récente de son mari et la volonté sans faille de trouver le coupable et de se faire une place dans son nouveau commissariat, notre héroïne présente un aspect borderline qui donne envie de la découvrir toujours davantage. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Ainsi, la victime et sa famille montreront bien plus d’aspérités qu’elles n’en laissaient paraître. Si vous aimez les romans à suspense, n’hésitez pas à vous jeter sur celui-ci en profitant de l’offre promotionnelle vous permettant de le recevoir gratuitement !

Traumas enfantins

6 Déc

Bon, alors là, si vous ne me suivez pas, je ne vous en voudrai pas du tout ! parce qu’il faut être tordue pour se lancer dans une lecture comme celle-ci, sachant que même les spécialistes en ont peur…

La psychanalyse des enfants, Melanie Klein

Je ne rentrerai pas dans les détails de ce livre théorique tout d’abord parce que je n’ai pas tout compris (et après consultation d’un spécialiste, il est difficile de tout comprendre à part être soi-même Mélanie Klein) ensuite parce que le contenu précis vous ferait sans doute fuir. Je vais donc faire des efforts de pédagogie.

Déjà, qui est cette mystérieuse Melanie Klein ??? Il s’agit d’une psychanalyste née à Vienne en 1882 et morte à Londres en 1960. Ses théories ont contribué à approfondir l’oeuvre de Freud. Elle a notamment bouleversé la compréhension et la pratique de la psychanalyse des enfants. Elle a été très controversée à l’époque car elle avait une manière très directe de dire les choses à ses petits patients et analysait leurs moindres faits, gestes et paroles. Or, la plupart des analystes d’inspiration freudienne pensaient qu’il fallait laisser le patient faire son analyse lui-même.

Revenons au livre. Il est divisé en deux grandes parties elles-mêmes subdivisées en chapitres.

La première partie est la plus accessible selon moi. L’auteure y décrit sa technique d’analyse des enfants selon les âges au moyen de cas concrets. Pour résumer de manière très grossière, la technique consiste à observer les enfants jouer afin de percer leurs névroses. Le jeu s’apparenterait pour l’enfant au rêve de l’adulte. Mais comme l’enfant ne dispose pas encore du vocabulaire nécessaire pour raconter ses rêves, il est plus simple pour l’analyste d’observer son comportement dans le jeu. Ensuite, l’analyste interprète chaque mouvement, chaque choix d’objet et fait part directement de son analyse à l’enfant.

La seconde partie est beaucoup plus théorique et difficile d’accès pour les néophytes en la matière. Elle porte sur les différentes situations anxiogènes et leur retentissement sur le développement de l’enfant. Je vous épargne les détails. Toujours est-il que les névroses et les psychoses remontent aux premiers mois de la vie, au moment où se créent le moi, le surmoi et le ça. La construction de l’enfant serait le fruit de nombreux processus psychiques relevant de fantasmes projetés sur les parents, fantasmes (rejet, dévoration, incorporation, castration…) le plus souvent source d’angoisse.

Pour Melanie Klein, le fait d’analyser les enfants en bas-âge, de les sortir de leurs névroses de façon satisfaisante, permettrait sans doute à l’adulte à venir d’éviter de tomber dans des troubles bien plus grands et préserverait non seulement l’individu mais aussi la société dans son ensemble qui se trouve totalement démunie face à ce que l’on a coutume de nommer la folie.

Une lecture très enrichissante, qui m’a donnée et me donnera encore à réfléchir bien que je n’adhère pas à tous les propos qui me semblent parfois capilotractés !