Tag Archives: meurtres

Un jour son prince viendra…

26 Juin

J’enchaîne les polars ces derniers temps et j’adore ça ! Celui que je vais vous présenter aujourd’hui est une véritable pépite. Par contre, je vous préviens, si vous cherchez une lecture « facile », sans trop de prise de tête pour emporter sur la plage, passez votre chemin. Mais pour les amateurs d’intrigues retorses, ce roman est parfait. J’en profite pour remercier vivement les éditions du Seuil et particulièrement l’équipe de la collection Cadre noir pour leur confiance renouvelée et ce voyage en terres nippones que j’affectionne tant. Merci également à l’auteure pour sa jolie dédicace.

A l’ombre de l’eau, Maïko Kato

41e49w5fvvl._sx195_2014. Tokyo. Un banquier est retrouvé pendu chez lui. Le capitaine Seiji Hiraï soupçonne un lycéen, Hayato Hisaïshi. Mais sans preuve concrète, il ne peut prouver le meurtre.

La même année, la jeune Emi Yasukawa, née d’un père japonais et d’une mère anglaise, se fait violemment harceler par une camarade et sa bande au lycée en raison de son métissage. A bout, elle noue un pacte avec un puissant yakusa afin de retrouver sa tranquillité.

2019. Des cadavres de femmes sont retrouvés. De mystérieux messages codés les accompagnent. Le capitaine Yoshida et son lieutenant Kanda sont chargés de l’enquête. Tout les ramène à Hayato qui, après s’être prostitué, est devenu un hôte coté dans un célèbre club du quartier rouge de Shinjuku. Emi, quant à elle, a intégré une grande entreprise mais est toujours malmenée en raison de ses origines. Sa vie au bureau peu reluisante va basculer le jour de l’arrivée de Matsuï, nouveau directeur général, qui semble en savoir beaucoup sur son passé. Bientôt, les chemins de Hayato et Emi se croiseront.

Comme vous pouvez le constater, l’intrigue est complexe, les personnages nombreux. Et encore, je n’ai évoqué qu’une infime partie d’entre eux. Pour tout vous dire, j’étais un peu perdue au début de ma lecture. Ce n’est qu’en arrivant à la fin du livre que j’ai découvert une liste des personnages ! C’est la première fois que je vois ça dans un livre. Mais avec 36 noms différents – et encore, il me semble qu’un d’entre eux a été omis – on en comprend la raison. Une fois lancée, par contre, impossible de m’arrêter. J’ai plongé tête la première dans l’ambiance des quartiers chauds de Tokyo. Grâce à l’alternance des points de vue à chaque chapitre, on pénètre vraiment dans la psychologie des personnages ce qui nous permet de cerner au mieux les nœuds de l’intrigue. Outre l’enquête, ce roman offre une analyse de la société japonaise dans laquelle le travail rigoureux dans les grandes entreprises côtoie le relâchement total dans des clubs hot à l’aide de toujours plus d’alcool. Le tout est d’un réalisme sans conteste. Il faut dire que l’auteure a réalisé une enquête auprès d’hôtes de Kabukicho et s’est inspirée de son expérience de stagiaire au sein du plus gros groupe de communication du Japon. Le sujet est donc parfaitement maîtrisé et permet une véritable immersion pour le lecteur. Coup de cœur !

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Sombre été pour la ville rose

21 Juin

C’est avec plaisir que je vous présente aujourd’hui les éditions du Petit Pavé qui m’étaient totalement inconnues jusqu’ici et qui m’ont gentiment fait parvenir ce polar.

Un ange passe, Michel Stéphane

un_ange_passe_stephane_michelNous sommes à la fin des années 90. Une époque où ni le téléphone portable, ni internet, ni les recherches ADN ne sont encore démocratisés. Une autre époque en somme. Surtout dans la police. La capitaine au sang chaud, Ange Carminetti, est sur les nerfs. Un tuer en série sévit sur Toulouse. Déjà trois femmes retrouvées mortes après avoir été violées. Et pas la moitié d’une piste. De quoi être sacrément en colère. En parallèle, elle se prend d’affection pour un enfant esseulé. Alors, quand se dernier se fait agresser par un pédophile supposé, la jeune corse voit rouge…

J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce polar « à l’ancienne ». On est loin des « experts » en tout genre avec ce retour en 1997 qui ne nous rajeunit pas ! A se demander comment nous faisions sans toutes ces technologies omniprésentes aujourd’hui. Au départ, j’ai eu un peu de mal avec les digressions du narrateur. Mais une fois les codes de l’auteur acceptés – digressions souvent humoristiques, qui permettent d’en apprendre davantage sur chaque personnage haut en couleur, on imagine aussi un accent du sud – on se prend au jeu. Un roman plaisant donc, avec un rebondissement final auquel on ne s’attend pas.

Mort sur commande

7 Nov

Merci aux éditions De Saxus pour l’envoi de ce roman.

Trauma zéro, Elly Rosemad

41-0lxplohl-_sx328_bo1204203200_La psychologue Maddy Stroke travaille dans le centre hospitalier de Capitale Sud en pointe sur la question de l’euthanasie. Quant à elle, elle est à l’origine d’un projet qui serait révolutionnaire pour les personnes ayant subi de gros traumatismes psychiques. Trauma zéro permettrait en effet d’oublier totalement l’épisode douloureux qui engendre la souffrance. Maddy ayant elle-même subi un drame aimerait pouvoir tester le processus afin de pouvoir se reconstruire et surtout arrêter de souffrir. Dans le même temps, des actes barbares se déroulent au sein de l’hôpital. En effet, le docteur Gabriel Chrysopolis, médecin anesthésiste adulé de tous, qui dirige les essais sur l’euthanasie pour tous, profite de ses travaux pour assouvir ses pulsions meurtrières. Mais alors qu’il passe à l’acte une fois de plus, Maddy le surprend et faire tomber le masque du médecin parfait à ses risques et périls…

Ce thriller psychologique fait littéralement froid dans le dos. Chaque personnage porte sa part d’ombre qui se révèle au fur et à mesure des pages. Si j’ai trouvé le thème accrocheur et l’intrigue de base intéressante, j’avoue rester perplexe sur l’intrigue secondaire, même si elle vient compléter la première. En effet, sans révéler quoique ce soit afin de ne pas gâcher le plaisir des lecteurs, l’auteur nous entraîne dans quelque chose de très glauque, d’une violence pornographique cruelle que j’ai personnellement eu du mal à supporter. Je trouve aussi qu’il y a certaines longueurs dans le roman, des répétitions qui auraient pu être éviter afin de gagner en légèreté. Un avis mitigé donc pour ce roman à ne pas laisser entre toutes les mains.

Fièvre meurtrière

15 Juil

Bonjour tout le monde ! Même si je sais qu’aujourd’hui, une bonne partie de la France sera concentrée sur la finale de la coupe du Monde, je tenais à vous présenter un roman noir savamment orchestré.

La nuit est mon amie, Annie Giraud

la-nuit-est-mon-amieÉté 1963, Paule s’ennuie ferme dans son village natal, entouré par sa famille et une pléiade de voisins qu’elle déteste. La jeune adolescente ne supporte plus les soirées passées devant Interville ou à fêter les sardines. Tout l’insupporte, en particulier les mesquineries, la médiocrité et l’hypocrisie qui l’entoure. C’est ainsi que, pour allier l’utile à l’agréable, elle va se charger d’éliminer les importuns, afin qu’ils cessent de perturber ceux qui ne peuvent se défendre. Pendant cet été caniculaire, Paule va froidement préméditer l’assassinat de plusieurs villageois, sachant parfaitement qu’elle ne sera jamais inquiétée par les autorités tant son entourage est stupide.

Été 2003, Paule est seule pour quelques semaines. Son mari et ses enfants étant partis pour les vacances. De nouveau, comme 40 ans plus tôt, elle se sent cernée par la méchanceté quotidienne et décide de faire justice elle-même. Sa fièvre vengeresse la reprend…

J’ai été complètement happée par ce roman noir au ton très cynique – la voix de la narratrice est vraiment savoureuse, on ne peut qu’adhérer à son regard sur le monde qui l’entoure – où l’on se retrouve à suivre le parcours d’une tueuse en série peu ordinaire. Malgré la froideur dégagée par la protagoniste, on comprend pourquoi elle en vient à agir ainsi, à prendre des décisions extrêmes et à accomplir les actes les plus terribles comme si tout était naturel. Mais ce qui est vraiment savoureux, c’est la chute de ce roman qui viendra véritablement expliquer les raisons pour lesquelles cette brave mère de famille se transforme en meurtrière. Je ne m’attendais pas du tout à ça ! En ces jours de canicule, je vous conseille donc la lecture de ce roman paru aux éditions Lucien Souny.

Grand bleu

17 Juin

En ce dimanche nuageux, je vous propose de plonger dans le bleu de la mer avec ce roman qui n’en est pas véritablement un…

Le Squale, Francine Kreiss

le-squaleFrancine est apnéiste et photographe sous-marin. Elle a fait de sa passion son métier et parcourt les fonds marins de toute la planète pour prendre les plus beaux clichés. Alors qu’elle est en train de rédiger un article dans un café, un quidam vient lui parler d’un marin corse, un dénommé Recco, qui descendait à 100 mètres de profondeur en apnée. Intriguée, Francine effectue quelques recherches et tombe sur une histoire de famille hallucinante : l’apnéiste, Toussaint Recco, a été assassiné sur son bateau tandis qu’un de ses frères, Thommy, également apnéiste, passe ses vieux jours en prison où il est enfermé depuis des années, condamné pour sept meurtres. Intriguée, Francine voudrait écrire un livre sur Toussaint. Elle décide d’écrire à celui qui le connaissait le mieux et partageait la même passion : Thommy, que tout le monde surnomme « le Monstre ». S’établit alors une correspondance insolite entre le meurtrier en série qui a toujours clamé son innocence et la jeune reporter.

Le Squale est le premier livre de Francine Kreiss. Cette oeuvre sort des sentiers battus car s’il ne s’agit pas d’un roman puisque tous les faits son réels – vous trouverez sans peine des informations sur les frères Recco sur le net – la narration est réalisée de telle sorte que l’on se croirait dans un polar. On suit la correspondance entre Francine et un vieux Recco emmuré depuis plus de trente ans, tout-puissant et charmeur, avec passion en nous demandant jusqu’où ira cette relation épistolaire qui touche à la folie. Mais l’auteur ne se contente pas de nous raconter ses échanges, elle nous entraîne également dans une Corse authentique, loin des sentiers touristiques, au plus près de ses habitants et des traditions. Un récit du réel fort bien mené, qui saura accompagner votre été. Paru aux éditions du Cherche-Midi. Merci encore à l’agence Anne et Arnaud pour cette découverte.

Mort sur le Nil

26 Fév

Merci aux Editions du Seuil pour leur confiance renouvelée.

Les ombres du désert, Parker Bilal

123808_couverture_hres_0Makana, détective privé, est embauché pour filer Maître Ragab, un avocat reconnu, soupçonné d’adultère par sa femme. En réalité, loin de se rendre auprès d’une maîtresse, l’homme se presse au chevet d’une jeune femme, Karima, brûlée vive. Cette dernière finit par succomber à ses horribles blessures et l’avocat demande au privé qu’il a démasqué de faire la lumière sur ce qu’il pense être un meurtre alors que la police conclut à un accident. Pour Ragab, le père de la victime, un djihadiste en cavale, est sans doute responsable de ce crime atroce. Quelques mois après le choc du 11 septembre, alors que les Israëliens assiègent Ramallah, notre privé se rend à Siwa, oasis à la frontière libyenne, afin de se renseigner sur la famille de Karima. Mais alors qu’il se confronte à des autorités locales peu désireuses de collaborer, deux cadavres sont retrouvés et Makana se voit bientôt accusé de ces deux meurtres barbares…

Pour ne rien vous cacher, j’ai eu du mal à me plonger dans ce roman. L’enquête met un peu de temps pour démarrer à mon goût. Est-ce dû au fait que ce roman soit le troisième d’une série ? Je ne pense pas. D’ailleurs, l’intrigue finit par se mettre en place et une fois installée, on oublie vite les petites lenteurs initiales. Le lecteur est transporté dans le désert égyptien et l’atmosphère de tension politique est très bien rendue par l’auteur. Mais ce que j’ai le plus aimé dans ce roman, c’est l’apparition d’un personnage féminin fort, Zahra, membre d’une association pour la protection des droits des égyptiennes. Une voix importante qui permet d’évoquer la condition des femmes dans des pays islamiques. Et rien que pour cela, ce roman vaut vraiment le détour.

Meurtres au paradis

6 Juil

J’avais offert ce livre en cadeau pour la fête des mères.

Le temps est assassin, Michel Bussi

9782258136700Eté 2016. 27 ans après l’accident de voiture dans lequel ses parents et son frère ont trouvé la mort et duquel elle est sortie miraculeusement vivante, Clotilde revient avec son mari et sa fille ado, à l’endroit exact où elle-même passait ses vacances en famille en 1989, dans un endroit paradisiaque en Corse, sur la presqu’île de la Revellata. En revenant pour la première fois sur les lieux de l’accident, la jeune femme cherche à exorciser le drame vécu et à se rapprocher de sa fille qui a exactement le même âge qu’elle en 1989, 15 ans. A cette époque, Clotilde était une jeune fille rebelle en apparence mais qui tenait sérieusement le journal de bord secret de ses vacances. Mais rien ne va se passer comme prévu pour Clotilde. Juste après son arrivée sur l’île de beauté, elle reçoit une lettre signée de sa mère sensée être morte depuis 27 ans. Elle revoit également l’homme dont elle était amoureuse lorsqu’elle avait 15 ans. Alors que les fantômes du passé semblent refaire surface les vivants cherchent à enterrer des secrets pourtant déjà bien enfouis. Et si l’accident avait été prémédité ?

Je n’avais pas vraiment accroché au dernier Bussi lu N’oublier jamais que j’avais trouvé très invraisemblable. Si j’avoue m’être fait prendre au jeu par cette histoire familiale sur fond azur d’une Corse envoûtante pendant les deux tiers du roman, j’ai a nouveau été déçue par la fin et de nouvelles invraisemblances  fantomatiques. Et c’est vraiment dommage car sur la forme, il est plutôt plaisant de découvrir le journal de l’ado qu’était Clotilde en parallèle avec le récit des vacances de l’adulte qu’elle est devenue et de constater l’évolution de chacun des personnages. L’intrigue est également bien menée et laisse une bonne part au suspens. J’ai également apprécié le ton humoristique de l’ensemble. Mais nous y revenons, les incohérences ou invraisemblances sont bien présentes. Deux personnages qu’on croyait morts et enterrés faisant leur réapparition, c’est un peu gros. Tout comme la vengeance prémédité envers un innocent pour sauver l’honneur d’un coupable qui n’a jamais été le moins du monde soupçonné… Je n’en dirai pas plus car malgré tout le roman se laissera fort bien lire sur une jolie plage cet été. Faites quand même attention sur les routes de Corses, vérifiez vos freins et votre direction 😉

Meurtres en terres mongoles

3 Nov

Je remercie vivement mes parents pour m’avoir prêté ce livre.

Yeruldelgger, Ian Manook

Le commissaire Yeruldelgger doit se rendre dans la steppe à plusieurs heures de route d’Oulan-Bator. Le corps d’une petite fille vient d’être découvert par des nomades. Secoué par ce drame qui semble faire écho à son passé, Yeruldelgger promet de s’occuper personnellement de l’affaire et ramène le corps avec lui. A son retour à la capitale, il retrouve son équipe sur les lieux d’un horrible crime. Trois chinois ont été sauvagement assassiné, horriblement mutilés, des étoiles gravées à la lame de rasoir sur la peau. Le lendemain, deux femmes sont retrouvées pendues, les parties génitales des chinois fourrées dans la bouche.

Entre ces meurtres sordides et l’affaire de la fillette, Yeruldelgger devra aussi faire face à ses démons et affronter son supérieur hiérarchique, un jeune arriviste qui passe son temps à lui mettre des bâtons dans les roues. Bientôt, ses recherches vont le lancer sur la piste d’un groupuscule néo-nazi. Mais au-delà de fous furieux nationalistes, notre commissaire pourrait mettre le doigt sur une organisation bien plus importante et qui lui feront remonter des pistes aussi vastes que celles traversant les terres sauvages de Mongolie.

Voilà un polar qui sort des sentiers battus. Dès le départ, le dépaysement est effectivement de mise avec de sublimes descriptions de la steppe mongole. Pour son premier roman, Ian Manook fait preuve d’un don particulier pour la description en parvenant à faire voyager son lecteur dans un univers fort peu connu. Le travail de documentation sur les coutumes mongoles est remarquable. Si les intrigues s’entremêlent de façon complexe, le lecteur n’est cependant jamais perdu et tout finit par se recouper de façon logique. En ce qui concerne le personnage principal, Ian Manook exploite à fond des ficelles du genre qui ont fait leurs preuves avec son commissaire ancien héros, ravagé par une terrible histoire personnelle. Yeruldelgger va être poussé dans ses plus profonds retranchements au cours de son enquête, mais ce sont justement ces failles qui lui permettront de résoudre les crimes et de renouer avec ses racines. Quant au rythme – car on pourrait prendre peur de l’épaisseur du livre : plus de 600 pages tout de même ! -, il est vraiment palpitant, notamment grâce aux très courts chapitres et aux nombreux rebondissements qui alternent avec les magnifiques descriptions qui viennent jouer un grand rôle dans l’intrigue.

J’ai vraiment pris plaisir à lire ce roman qui a réussi l’exploit de me faire voyager très loin. J’attends une suite !

Que le spectacle finisse !

15 Nov

J’ai terminé ce livre il y a plus d’une semaine donc je vais tenter de faire au mieux pour le résumé…

7, Richard Montanari

Alors que les inspecteurs Byrne et Balzano suffoquent dans la chaleur estivale de Philadephie, ils sont appelés sur une scène de crime peu commune : une jeune fille est morte, noyée, enfermée dans une vitrine de verre, assise sur une chaise, au fin fond d’un sous-sol d’un bâtiment abandonné dans les Badlands, une zone désolée du nord de la ville. Au regard de la mise en scène, les deux agents sont plus qu’inquiets, le meurtre a tout l’air de la mise en scène, ce qui signifie que le tueur a envie de jouer et qu’il est sans doute prêt à recommencer…

Et leur hypothèse va très vite se révéler exacte. D’autres jeunes victimes sont retrouvées dans la ville. Tous les meurtres sont mis en scène de façon différente mais de manière très spectaculaire à chaque fois. Le seul point commun à toutes les victimes : être des jeunes filles en fugue. Un bien maigre indice pour espérer coincer le sadique qui rôde dans la cité de l’amour fraternel…

Je ne connaissais pas cet auteur et ai choisi le livre un peu au hasard dans le rayon thriller chez mon libraire. J’avoue que j’ai été bluffée ! L’intrigue est vraiment prenante et à vous glacer le sang. J’ai particulièrement apprécié le fait que certains chapitres mettent directement le tueur en scène. On se retrouve donc dans sa tête, on comprend peu à peu ce qui l’a amené à en arriver là. La tension dramatique est à son comble lorsqu’on le voit kidnapper des jeunes filles et le sort qu’il leur fait subir. On aimerait pouvoir les sauver mais ce n’est pas le cas. Ce qu fait particulièrement froid dans le dos est de constater à quel point ce personnage complètement sadique se cache sous une apparence totalement inoffensive et que les futures victimes ne se méfient absolument pas de lui. Pire, au départ, grâce à des tours de passe-passe plus qu’élaborés (notre homme est magicien, il est donc maître en l’art de manipuler son monde), les jeunes filles le prennent pour un bon samaritain. Même les enquêteurs vont se laisser berner ! Sincèrement, alors que mes capacités d’attention ne sont pas à leur maximum en ce moment, je n’ai eu aucun mal à accrocher à l’histoire et j’ai dévoré ce pavé de plus de 500 pages. Il faudra donc que je renouvelle l’expérience avec cet auteur qui possède plus d’un tour dans son sac !