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La galette des lutins

13 Jan

Avant de commencer, mes meilleurs voeux livresques pour cette année 2019 ! Et mea culpa pour l’absence mais mon petit Jules très éveillé ne me laisse que très peu de temps pour lire et encore moins pour rédiger les chroniques ! Mais promis, je vais me rattraper !!

Et je reprends du service avec un auteur qui me tient à coeur et que je remercie vivement pour sa confiance renouvelée, j’ai nommé Renaud Marhic alias Le petit reporter de l’imaginaire.

Les Lutins urbains – Korrigans et Grosse Galette, tome 5, Renaud Marhic

les-lutins-urbains-tome-5-korrigans-et-grosse-galette-9782373730579_0-1Rien ne va plus à l’Université d’Onirie, la BRO (Brigade de Répression de l’Onirisme) vient de trouver le moyen de chasser tous nos amis lutins. Heureusement, le Professeur B. a de la ressource et part avec ses lutins urbains en Bretagne, afin de demander l’aide du Professeur Le Brac, lutinologue à Carnac. Bientôt, ils découvrent l’existence d’un talisman, la Grosse Galette, qui leur permettrait de mettre en déroute leurs persécuteurs.

Pendant ce temps, le jeune policier Gustave Flicman pensait se reposer tranquillement et se remettre de ses précédentes aventures (découvrez-les ici) en passant ses vacances en Bretagne. Evidemment, il ne va pas tarder à se retrouver mêler à l’affaire. De mystères en magie, les folles péripéties des lutins urbains et de leurs cousins bretons les Korrigans ne font que commencer !

Qu’ajouter de plus si ce n’est que comme pour tous les tomes précédents, j’ai pris plaisir à découvrir de nouvelles lutineries toujours pleines d’humour et de dérision. Plaisir décuplé encore par le fait de retrouver nos héros en Bretagne, une région que j’apprécie particulièrement*Psiiiiit. C’est toujours aussi bien écrit et l’auteur vient même faire un petit coucou sur ses terres, mais chut ! Je ne veux pas risquer de tout spoiler non plus ! Vous l’avez compris, vous vous devez de procurer à vos enfants très rapidement ce cinquième tome des Lutins urbains. Et pour le faire, c’est ici.

*Psiiiiit ! Renaud, ne m’en voulez pas, j’utilise votre fameux Psiiiiit, pour un petit coucou à mon petit frère Jérôme, installé non loin de Morlaix, et j’en profite pour lui faire de la pub : si vous voulez tester l’aviron de mer, c’est lui le président du club – et si vous connaissez une jeune et jolie bretonne, n’hésitez pas à la lui présenter !

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Apparences trompeuses

27 Juil

Je continue dans la littérature jeunesse avec un récit d’intrigue cette fois paru aux éditions Syros.

Là où se cache le diable, Benjamin Guérif

Le jeune Adam, un garçon solitaire, vient d’emménager avec ses parents dans une maison éloignée de tout en pleine campagne. Malgré l’atmosphère sinistre du paysage environnant rendu plus glauque encore par l’hiver brumeux, Adam se plaît à découvrir son nouvel environnement dès qu’il quitte le lycée. Un soir, alors qu’il parcourt un sentier dans les sous-bois, il aperçoit une lueur intrigante, fantomatique au-dessus du sol. Peu rassuré, l’adolescent veut découvrir l’origine de ce phénomène paranormal. Pour ce faire, il va mener l’enquête dans le village et avoir le coeur net sur ce qu’est vraiment le Puits du Drac, un lieu jugé maléfique depuis des années.

Dès le départ, Benjamin Guérif introduit son lecteur dans une ambiance glaciale, nimbée d’une brume effrayante. Les descriptions – notamment les dernières qui concernent le Puits du Drac – permettent vraiment d’apporter une atmosphère angoissante et d’augmenter la tension dramatique, tout comme le point de vue interne du personnage. Ce sont vraiment les aspects du roman qui m’ont plu.

Le jeune héros auquel pourront facilement s’identifier les ados, s’il n’a pas froid aux yeux, n’en reste pas moins un garçon ordinaire, qui a du mal à s’intégrer dans son nouveau lycée et qui entre parfois en conflit avec ses parents. Par contre, ce dernier aspect aurait peut-être gagné à être affiner afin de rendre le récit plus réaliste.

Si de nombreux personnages secondaires font leur apparition, c’est celui de l’intrigante madame Rilklho, une jeune femme vivant complètement retirée du monde au fin fond de la forêt, qui est le plus développé et vient encore contribuer à rendre l’ambiance étrange. C’est d’ailleurs, sans révéler le fin mot de l’histoire, qui aidera Adam à percer le mystère du Puits du Drac et à se rendre compte qu’il faut savoir porter son regard au-delà des apparences.

Un récit prenant, à partir de 13 ans je pense pour les bons lecteurs qui n’ont pas peur des fantômes.

Mystère, mystère…

8 Oct

Un classique, pour le collège.

Le Mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux

Voilà un crime bien mystérieux : Melle Stangerson a été victime d’une tentative d’assassinat  alors que sa chambre était fermée de l’intérieur, que toutes les fenêtres étaient closes et qu’il n’y avait aucune trappe dans la pièce permettant au malfrat de s’enfuir ! Qui a bien pu commettre le crime et surtout comment le coupable a-t-il pu déjouer l’attention de tous et s’enfuir de cet espace clôt ? Alors que la police, avec Fred Larsan à sa tête, peine à mettre la main sur un coupable, le jeune journaliste et détective Rouletabille décide de mener l’enquête.Les deux hommes vont mener un combat de réflexion pour résoudre cette énigme en apparence insoluble.

Qui n’a pas en tête cette célèbre histoire de meurtre commise en lieu clos, tout aussi fameuse que « Le double assassinat rue Morgue » d’Edgar Allan Poe ? Pour ma part, j’étais persuadée d’avoir déjà lu le roman tant j’en ai entendu parler depuis mon enfance. Ce n’est qu’après quelques pages que j’ai réalisé que ce n’était pas le cas ! J’ai donc pris plaisir à tenter de démasquer le coupable en même temps que Rouletabille. J’avoue avoir été très heureuse de le débusquer assez tôt et d’avoir confirmation de mon raisonnement à la fin (même si je ne possédais pas toutes les solutions propres à l’auteur). Je pense que le jeune lecteur se laissera prendre au jeu de ce roman policier à énigme, se laissera sans doute prendre au piège des apparences et sera fort étonné de découvrir le coupable à la fin. La langue de Leroux est accessible et l’humour, bien que discret, permet de s’attacher aux personnages, tout comme le fait de découvrir les éléments de l’enquête en même temps que les protagonistes. Un bon moyen pour les élèves d’exercer leur esprit de déduction tout en se distrayant. Seul bémol, le texte a quelque peu vieilli ce qui pourra peut-être rebuter les lecteurs fragiles. A partir de la classe de 5ème.