Tag Archives: polar

« Argent, trop cher ! »

5 Sep

Merci à mon chéri qui m’a offert le livre que je vais vous présenter aujourd’hui.

Les salauds devront payer, Emmanuel Grand

9782253086079-001-tNord de la France. La jeune Pauline est retrouvée morte dans un terrain vague. Quelques jours avant, des usuriers aux méthodes pour le moins musclées étaient venus la menacer si elle ne payait pas les traites d’un emprunt contracté quelques mois plus tôt. Hé oui, dans cette région sinistrée où le chômage atteint des records et où les jeunes se partagent entre jobs sous-payés et trafic de drogues, nombreux sont ceux qui succombent aux mirages de l’argent facile des prêts à la consommation. Peu, par contre, se rendent compte de leurs taux exorbitants. Et quand le piège se referme, impossible d’en sortir… Après ce meurtre, tout accuse donc les usuriers. Mais bientôt, d’autres crimes seront commis et le commandant Eric Buchmeyer pense que quelque chose de bien plus profond se cache derrière.

Si j’avoue avoir été un peu déstabilisée par le début du roman – scènes de la guerre d’Indochine puis d’Algérie – qui n’avaient pas grand chose à voir a priori avec le propos du roman, j’ai très vite accroché à l’écriture sans concession d’Emmanuel Grand et à ce que je nommerais ce polar social. En effet, l’auteur nous plonge avec brio dans l’atmosphère aussi austère que chaleureuse du Nord de la France et parvient à dresser un tableau juste des problèmes sociétaux de cette région sans tomber dans le misérabilisme. Ce décor étant dressé, l’intrigue policière est captivante, pleine de rebondissements jusqu’à la toute fin du roman. On comprend au fil des pages la présence du chapitre initial se rapportant aux guerres passées et on est très rapidement absorbé par cette histoire de vengeance pour le moins tordue. A découvrir d’urgence pour les amateurs du genre d’autant que vous pouvez vous le procurer en format poche.

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« Heureux qui comme Ulysse… »

3 Sep

C’est la rentrée ! J’en profite pour vous présenter un roman qui traite essentiellement de l’enfance et donc de l’école. On ne saurait faire plus d’actualité ! Merci aux éditions Bergame pour leur confiance renouvelée, qui m’ont fait le plaisir de m’envoyer cette nouveauté.

L’improbable Ulysse – Tome 1, L’Enfance, William Bocq

9782372861724Une bien étrange scène de crime s’offre au commissaire.  Apparemment, tout porte à croire qu’il y a eu un acte de violence dans l’atelier du célèbre peintre Ulysse Blanchard car de nombreux tableaux sont éparpillés dans l’atelier et l’artiste est introuvable. Sauf qu’aucun indice ne prouve l’enlèvement, le meurtre ou le suicide. L’enquêteur, perplexe, tente de trouver des pistes, notamment dans la vie sentimentale tortueuse du peintre…

En parallèle de l’enquête qui n’est en fait ici que très secondaire, la narration porte sur la vie du disparu, de sa naissance au début de l’âge adulte. Fils d’un gendarme et d’une institutrice vivant dans un petit village non loin d’Annecy, le jeune Ulysse doit se confronter au monde qui l’entoure. Avec ses copains d’enfance, il vivra de nombreuses aventures plus ou moins périlleuses et connaîtra ses premiers émois tout en menant ses études à bien.

Dans ce premier tome, William Bocq se consacre donc à la prime jeunesse du héros disparu qui devient paradoxalement le personnage principal du roman. On assiste à l’évolution du personnage dans un récit qui s’apparente davantage à un roman d’apprentissage qu’à un polar. On sourit à l’évocation des bêtises enfantines et on prend plaisir à voir évoluer le héros, à le suivre dans ses choix comme dans ses incertitudes. L’auteur parvient donc à dessiner un portrait très complet de son personnage et de son proche entourage. Je reste par contre sur ma fin concernant la partie enquête qui ne progresse quasiment pas dans ce tome. Hâte donc de découvrir la suite !

Heroes

24 Juin

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, je vous présente de la SF avec un roman aux allures de comic book. Il s’agit de la première publication d’une toute jeune maison d’édition que je vous encourage à découvrir : Les éditions Curiosity

La cité des surhumains, Jérémy Leroyer

couv-webAux Etats-Unis, existe depuis la moitié du XXème siècle, une ville pas comme les autres. Héropolis regroupe en effet des individus dotés de pouvoirs hors du commun. Certaines personnes peuvent lancer du feu tandis que d’autres peuvent voler ou encore contrôler les pensées d’autrui. Cette cité est totalement secrète. Seul le président des Etats-Unis en a connaissance. Un accord a d’ailleurs été passé avec le président Truman afin de préserver le secret. Mais certains surhumains commencent à se lasser de vivre enfermer tandis que d’autres, aux intentions belliqueuses menacent de révéler au grand jour l’existence de la ville. L’un d’entre eux a d’ailleurs enlevé l’actuel président dans cette optique. Les pères fondateurs et protecteurs de Héropolis vont tout mettre en oeuvre pour protéger leurs concitoyens.

Voilà un premier opus de ce qui s’annonce comme une série qui démarre sur les chapeaux de roue ! L’auteur, dont il s’agit du premier roman, nous entraîne avec brio dans son univers en dressant une galerie de portraits hauts en couleurs. Les caractères s’épaississent et prennent toute leur ampleur au fur et à mesure de la progression de l’intrigue et si l’on peut être un peu décontenancé au début par la multitude de personnages, tout finit  par se recouper et tous auront un rôle bien précis à jouer dans la suite de l’histoire. Voilà un livre divertissant, à la frontière entre la SF, le comic et le polar, qui donne également à réfléchir sur l’organisation de nos sociétés. A découvrir d’urgence ! En tout cas, j’ai hâte de lire la suite !

Meurtre au Quai d’Orsay

6 Juin

Je continue dans ma série polar avec un enquêteur pour le moins atypique cette fois. Mers aux éditions du Seuil pour cette découverte.

Les saisons inversées, Renaud S. Lyautey

9782021393637fsRené Turpin, fonctionnaire au Quai d’Orsay, mène une carrière pour le moins tranquille voire sans grand intérêt. Jusqu’au jour où une des figures les plus emblématiques du ministère des Affaires étrangères est retrouvée assassinée dans son appartement parisien. René est alors désigné, sans trop savoir pourquoi, pour mener l’enquête en interne. Bientôt, il est lancé sur une piste iranienne et sera confronté à des forces qui le dépassent. Une autre piste s’offre à lui : le Chili où a exercer l’ambassadeur au tout début de sa carrière. Bref, notre brave René va voir du pays et ce ne sera pas pour lui déplaire…

Si j’avoue avoir eu un peu de difficulté à me mettre dans l’intrigue car je trouvais le rythme un peu lent au départ, mais j’ai finalement accroché à cette histoire qui se complexifie au fur et à mesure de l’avancée du roman. Le fait que l’enquête soit menée par un amateur est assez savoureux car on finit par s’attacher à ce personnage, englué dans sa routine, entre son emploi qui ne le satisfait plus et sa mère un tantinet castratrice. En outre, l’auteur, diplomate, parvient grâce à son expérience du terrain à nous mettre totalement dans l’ambiance des ambassades. Si vous avez envie de voyager tout en menant l’enquête, n’hésitez pas à découvrir ce nouveau roman.

 

 

Un bien sombre été

30 Mai

Il y a quelques mois, je vous avais fait découvrir l’un des auteurs de polars islandais les plus en vogue de sa génération (avec son roman Mörk). Le revoilà avec un nouvel ouvrage traduit en français pour notre plus grand plaisir aux éditions de la Martinière.

Natt, Ragnar Jonasson

nattAlors que les cendres du désormais célèbre volcan Eyjafjallajökull viennent encore assombrir la capitale, une jeune reporter quitte Reykjavik dans l’espoir de sortir le scoop de l’année. Dans le nord de l’île, un homme vient d’être retrouvé sans vie, battu à mort devant une maison qu’il rénovait. C’est le jeune inspecteur Ati Thor qui est chargé de mener cette enquête qui s’avérera sans doute plus compliquée qu’il n’y paraît. En effet, un voile de mystère recouvre la vie de la victime…

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’univers de ce roman en terres islandaises. L’auteur parvient à nous plonger dans l’ambiance particulière de ce pays, plongé dans le nuage de cendre au sud tandis que les jours paraissent sans fin au nord. Les personnages principaux sont très bien travaillés également. Aucun manichéisme ici, chacun a sa part d’ombre et de lumière et l’on s’attache tout autant à découvrir l’intimité des enquêteur qu’à la résolution de l’intrigue en elle-même dont le suspens est maintenu jusqu’à la fin. Si vous souhaitez découvrir cette atmosphère envoûtante, n’hésitez pas à vous procurer cet excellent polar dépaysant. Merci à l’agence Anne et Arnaud pour leur confiance !

Diabolique !

14 Mai

Bonjour à tous !

Bon, tout d’abord, mea culpa ! Voilà un mois et demi que je n’ai rien publié. Non pas que je n’ai rien lu, mais je n’ai malheureusement pas eu le temps de rédiger mes chroniques… Déménagement, préparation de mon mariage (c’est pour ce week-end!), rendez-vous divers… Bref, il m’aurait fallu des journées de 48h !

Je vais donc tenter de rattraper mon retard. En tout cas, c’est une série polar qui vous attend ! Et je commence par remercier les éditions TohuBohu pour l’envoi du roman que je vais vous présenter aujourd’hui.

Sekt – L’origine du venin, Vincent Ravalec

sektSerge, flic, et Marie-Hélène, juge, tous deux mis sur la touche pour fautes, se retrouvent affectés au sein d’une cellule spécialement dédiée à la lutte contre les sectes : la MIOLDS (Mission interministérielle d’observation et de lutte contre les dérives sectaires). Après avoir retrouvé un corps crucifié, les deux protagonistes vont se lancer sur la piste d’une organisation qui n’a rien à voir avec toutes les affaires qu’ils ont pu traiter jusque là. En effet, ils vont être confrontés à des forces qui les dépassent et surtout qui vont à l’encontre de leurs convictions cartésiennes profondes. Des forces maléfiques, qui semblent venir d’un autre temps, une espèce de magie noire qu’il leur faudra affronter en gardant leur sang-froid.

Sorti il y a un mois, nul doute que Sekt a toute sa place dans votre bibliothèque si vous êtes amateurs de polars et de thriller. L’auteur nous entraîne à un rythme haletant dans une enquête aux frontières du réel. Les personnages sont extrêmement bien travaillés. Nous ne sommes pas dans le manichéisme. Chacun possède sa part de lumière comme sa part d’ombre. Le suspens est maintenu tout au long du roman. C’est bien simple, une fois commencé, difficile de s’arrêter ! Vous l’avez compris, si vous cherchez un bon roman qui vous tienne en haleine, n’hésitez pas ! D’autant qu’un tome 2 sera à venir prochainement !

Promenons-nous dans les bois…

10 Fév

Merci aux éditions du Seuil qui me permettent de vous présenter cette nouveauté.

Scalp, Cyril Herry

138409_couverture_hres_0Hans, 11 ans, et sa mère partent pour une expédition bien particulière : retrouver le père biologique de l’enfant qui ne l’a jamais connu. Aux dernières nouvelles, l’homme a établi demeure dans une yourte au fonds des bois. Si Teresa se lance dans cette soudaine quête accompagnée de son enfant, c’est parce qu’il vient seulement d’apprendre que l’homme auprès duquel il a grandi n’est pas son véritable père. Hans désire des réponses et se moque bien de passer plusieurs jours à camper dans les bois en attendant le retour de son géniteur qui a manifestement quitté son campement depuis quelques temps. Mais bien rapidement, la présence de ce couple de campeurs un peu particulier va réveiller l’animosité des autorités locales…

Autant vous prévenir tout suite, amateurs de thrillers ou polars plein d’action, dégoulinant d’hémoglobine, ne vous fiez ni au titre ni à la couverture et passez votre chemin ! L’auteur nous plonge ici dans un huis-clos à ciel ouvert anxiogène, essentiellement fondé sur le caractère angoissant du milieu dans lequel évoluent les personnages. Il parvient d’ailleurs remarquablement bien à conserver cette atmosphère particulièrement lourde tout au long de son ouvrage. Toutefois, j’avoue avoir été un peu déçue car malgré un gros travail sur la psychologie des personnages, j’ai eu du mal à m’attacher à eux, comme s’il restait une certaine distance. Et n’étant pas spécialement fan des descriptions, il y en avait un peu trop à mon goût. Toutefois, j’ai été suffisamment tenue en haleine pour poursuivre ma lecture jusqu’au bout et j’ai bien fait car les dernières pages sont riches en rebondissements…

Bonnie and Clyde

11 Nov

Par ce temps maussade, je vous invite à découvrir un polar bourré d’humour. Histoire d’illuminer votre week-end !

Demain c’est loin, Jacky Schwartzmann

137086_couverture_hres_0François Feldman porte le même nom que le chanteur. Il a grandi aux Buers, une cité difficile de Lyon. Depuis tout petit, on le prend, au choix, pour un Arabe à cause de sa tête ou pour un Juif à cause de son nom. Sauf qu’il n’est ni l’un ni l’autre. C’est juste un mec normal comme il aime à le dire. Dans la vie, il tient une boutique de tee-shirt sur lesquels sont inscrites de fausses citations d’hommes célèbres, censées être humoristiques. Le problème, c’est que ça ne fait rire que lui. Et ça ne plaît pas du tout à sa conseillère financière. Il faut dire que Juliane Bacardi est un peu coincée et en a surtout marre de concéder des prêts à son client. François est au point mort côté finances quand l’improbable se produit. Alors qu’il se rend aux Buers, il est témoin d’un accident de voiture. Au volant : Juliane. Elle vient d’écraser le cousin du plus gros caïd de la cité. Autant dire que sa tête est mise à prix et que François n’est pas mieux loti. Le couple le moins assorti du monde se retrouve en cavale fuyant forces de l’ordre et terreurs des quartiers. Pour s’en sortir, ils vont devoir avancer ensemble et laisser de côté leurs préjugés…

J’ai adoré ce livre au langage souvent imagé voire cru, très décalé mais profondément humain. L’auteur dresse avec un humour corrosif le tableau de notre société post-attentats en s’attachant particulièrement aux différences de classes sociales. L’intrigue est quant à elle menée tambour battant. Les chapitres s’enchaînent à vitesse grand V et le livre se dévore trop rapidement. Pour ne rien vous cacher, j’ai ri ou souri à quasiment chaque page ! Autant dire que c’est appréciable de pouvoir se divertir autant à la lecture d’un polar. Je recommande donc chaudement cette nouveauté parue au Seuil – que je remercie au passage pour l’envoi. Coup de cœur !

Diluvio

28 Oct

Je tiens à remercier les éditions Philippe Rey  via l’agence Anne et Arnaud de me permettre de vous présenter cette belle nouveauté au rayon polar.

Mort à Florence, Marco Vichi

livre_moyen_362Florence. Automne 1966. Le petit Giacomo, 13 ans, est porté disparu depuis plusieurs jours. Personne ne l’a revu depuis sa sortie du collège par un jour de pluie. L’enquête piétine, aucune piste en vue. Le commissaire Bordelli se sent impuissant et ni les bons petits plats de son ami Toto ni les conversations avec Rosa, l’ancienne prostituée qui lui sert de confidente, n’améliorent son moral aussi sinistre que le ciel florentin. L’enfant finit néanmoins par être retrouvé mort, enterré sommairement dans les bois d’une colline proche de la ville après avoir été violé à plusieurs reprises. Malheureusement, aucun indice convaincant n’est retrouvé à proximité du corps. Bordelli doit essayer de tirer les fils d’une bien maigre piste qui vont le conduire chez un boucher fasciste nostalgique de Mussolini. Alors que notre commissaire patauge dans son enquête, une crue sans précédant ravage Florence, engouffrant ses minces espoirs d’obtenir des preuves plus concluantes…

Voilà un polar d’une richesse inouïe, tant sur le fond que sur la forme. L’auteur nous offre une oeuvre extrêmement bien documentée. Sans mauvais jeu de mots, nous sommes véritablement plongés dans le Florence inondé de novembre 66. Les descriptions sont d’un réalisme époustouflant. Les flots de boue qui se déversent sur la cité symbolisent parfaitement les relents nauséabonds que la bonne société florentine cherche à masquer. En outre, le portrait du commissaire est brossé avec beaucoup de finesse et laisse apparaître un personnage complexe et attachant, Dom Juan au cœur d’artichaut tombant amoureux à chaque coin de rue. Très sincèrement, ce roman est une vraie petite pépite, aussi bien pour les amateurs de polars que pour les amoureux de l’Italie. Mon seul petit reproche serait la lenteur du récit – hé oui, je ne suis pas une adepte des descriptions et des digressions historiques. Mais pour le reste, il s’agit vraiment d’un excellent roman, qui a d’ailleurs reçu le prix Scerbanenco en 2009, la plus haute récompense du polar italien.

Un contre tous

31 Août

C’est l’heure de la rentrée ! Je reviens avec une nouveauté des éditions du Murmure.

Je m’appelle Herschel Grynszpan, Morgan Poggioli

21245595_10213789112542632_1629115071_nJuif polonais vivant en Allemagne, le jeune Herschel Grynszpan choisit de s’exiler vers la Palestine après ses études en théologie, dans la contexte plus que sombre de l’Allemagne des années 30. Après une escale en Belgique, c’est en France qu’il atterrit finalement en septembre 1936, recueilli chez son oncle et sa tante à Paris. Très rapidement, il s’aperçoit que les démarches administratives seront très compliquées pour obtenir carte de séjour et permis de travail. En 1938, Herschel n’a pas pu obtenir les papiers qu’il désire. Pire, le 31 mars, le gouvernement polonais légifère sur le retrait de la nationalité installés à l’étranger depuis plus de 5 ans. Alors qu’il suit avec crainte la progression du régime nazi, sa situation se détériore et il se retrouve clandestin à Paris. En novembre, une lettre de sa sœur l’avertit que ses parents font partie des milliers de juifs expulsés d’Allemagne et refusés en Pologne, apatrides, contraints de survivre misérablement dans un no man’s land. Enragé face à cette situation insoutenable, le jeune Herschel Grynszpan décide de se venger et de tuer un Allemand pour faire entendre la colère des Juifs d’Europe. Le 7 novembre, il se rend à l’ambassade d’Allemagne, armé d’un revolver et tire sur Ernst vom Rath, un secrétaire de l’ambassadeur. Le crime servira de prétexte au Troisième Reich pour la nuit de Cristal. Emprisonné, Herschel Grynszpan incarnera aux yeux de l’Allemagne nazie la personnification du « complot juif international ».

Pour être honnête, je ne suis pas une grande amatrice de biographies ni de romans historiques. Mais après avoir lu et apprécié Hhh de Binet il y a quelques années, j’étais intriguée par ce récit biographique à paraître en septembre aux éditions du Murmure dont j’ai déjà chroniqué plusieurs ouvrages. Je n’ai pas été déçue. Outre ses qualités d’historien, Morgan Poggioli réussit à mener son récit – premier roman – quasiment à la manière d’un polar. Les rebondissements s’accumulent et on ne se décide pas à lâcher l’ouvrage avant de connaître la suite. Le fait que tous les éléments du récits soient vrais ou presque a également encore davantage piqué ma curiosité. Dans un style accessible et agréable, l’universitaire convie son lecteur à découvrir une aventure humaine surprenante tout lui permettant de se replonger dans les grandes dates de la seconde Guerre Mondiale. Amateurs d’Histoire ou de bons polars, ce récit biographique est fait pour vous !