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Aux armes !

24 Août

C’est déjà l’heure de la rentrée littéraire ! Aujourd’hui, sort le premier roman de Marie-Fleur Albecker aux éditions Aux forges de Vulcain. Avant de vous présenter cet ouvrage, je tenais à remercier tout particulièrement l’auteure pour la dédicace et l’agence Anne et Arnaud pour cette belle découverte.

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans, Marie-Fleur Albecker

et-j-abattrai-l-arrogance-des-tyransFin du XIVème siècle. Nous sommes en Angleterre. La grande peste et la guerre de Cent ans ont laissé le royaume dans la misère la plus totale. Seuls les nobles tirent leur épingle du jeu, taxant toujours davantage les paysans. Le roi, Richard II, n’a que 14 ans. Le pays est donc gouverné par ses conseillers qui cherchent à s’enrichir au détriment du peuple. Jusqu’au jour où la révolte gronde. Les hommes n’en peuvent plus de payer et de mourir de faim. Parmi le groupe d’insurgés qui partira de l’Essex pour se rendre à Londres afin de réclamer justice, une femme. Johanna. Elle refuse de rester au village avec les autres à se tourner les pouces pendant que se joue l’avenir des siens. Rebelle dans l’âme, elle veut participer et tenter de changer le monde. Pour ne plus subir. Pour être libre. En tant que femme.

Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas du tout fan des romans historiques. Pour preuve, depuis la création de ce blog, je ne suis pas sûre d’en avoir déjà chroniqué. Et pourtant, quand cette lecture m’a été proposée, j’ai tout de suite accepté. Quelque chose me disait qu’il ne s’agissait pas d’un simple roman historique. Je ne me suis pas trompée. Si les faits historiques sont là – et Marie-Albecker, professeur d’histoire, maîtrise son sujet -, le véritable sujet de livre n’est pas là mais bien dans le combat de cette femme, Johanna, que l’on pourrait qualifier de féministe avant l’heure. Refusant les préjugés et le regard des autres, elle se joint aux hommes et se trouve à la tête de la révolte. Personnage déterminé, elle ne recule devant rien pour faire entendre non seulement la voix du peuple mais la voix des femmes contre les injustices dont elles sont victimes. Ce que j’ai surtout apprécié, outre l’intrigue, c’est la révolte du langage dont fait preuve Marie-Fleur Albecker en utilisant un vocabulaire cru, ultramoderne, pour rendre compte de ces événements d’une autre époque mais qui semblent ainsi totalement d’actualité. La distance anachronico-ironique du narrateur est savoureuse et apporte à ce roman un rythme haletant et un ton acerbe auquel j’ai particulièrement accroché. Vous vous en doutez, je ne saurais que vous conseiller ce roman pour bien terminer les vacances ou aborder la rentrée. Coup de coeur !

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