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Toutes les femmes de sa vie

7 Juin

C’est d’un premier roman paru il y a deux mois aux éditions de La Martinière dont je vais vous parler aujourd’hui.

Dis, quand reviendras-tu ? Madeleine de Place

142002_couverture_hres_0En 1965, Louise, une très jeune adolescente, est emmenée de force au couvent par sa mère. Une fille-mère ferait tache dans la famille et le secret devra être bien gardé. Alors que Louise imagine déjà sa vie avec son bébé, elle ne réalise pas que sa mère en a décidé autrement. Ainsi, quelques jours après la naissance, la toute jeune maman se voit séparée de son enfant.

Esther et son mari – qui l’a quittée sans plus jamais donner de nouvelles -, les parents adoptifs de Gabriel, ont toujours gardé le secret quant à sa naissance. Mais à dix-huit, le jeune homme vient de percer un des mystères de sa véritable origine. Il s’enfuit de chez lui, laissant sa mère désespérée. Quelques années plus tard, il se mariera avec Laurence, une amie d’enfance avec laquelle il aura deux filles. Cependant, l’homme n’arrive pas à s’attacher vraiment Il est incapable d’aimer vraiment et de recevoir de l’amour. Il ne fait confiance à personne. Son union avec Laurence est un échec. Il dépérit jusqu’au jour où il rencontre la pimpante Margaux lors d’un entretien professionnel.

Autant vous le dire tout de suite : j’ai adoré ce livre et j’ai été scotchée par le travail narratif de Madeleine de Place, surtout pour un premier roman. Chaque chapitre correspond à la vision qu’un personnage féminin se fait du protagoniste masculin qui, lui, n’aura jamais la parole ! C’est grâce à ces femmes que nous allons essayer de percer le mystère et de rassembler toutes les pièces du puzzle de la vie de Gabriel. Mère biologique, infirmière, mère adoptive, grand-mère, femme, amante, demi-sœur, fille… Toutes ces voix viennent viennent dévoiler une facette de l’existence de l’homme, tel un kaléidoscope. L’écriture est vraiment maîtrisée, chaque caractère parfaitement dessiné – mention spéciale pour Mamita, la grand-mère si adorablement détestable. Le roman est vivant et l’intrigue si bien ficelée que l’on n’a pas envie de quitter les personnages avant d’avoir obtenu toutes les réponses, comme dans un bon polar. De petites touches d’humour parsèment cette histoire qui dans le fond est assez tragique mais qui, finalement, donne envie de croquer l’existence à pleines dents ! Un vrai coup de cœur !

 

Chacun cherche son chien

3 Mai

Pour bien terminer la semaine ou commencer le week-end – au choix – je vous propose aujourd’hui un roman qui a du chien paru il y a tout juste un mois aux éditions Le Tripode.

Le chien de Madame Halberstadt, Stéphane Carlier

cvt_le-chien-de-madame-halberstadt_207Baptiste, trentenaire, est un écrivain un peu paumé. Son dernier roman ne se vend pas et sa petite amie, Maxine, vient de le quitter pour son chirurgien-dentiste. Ses seules occupations de la journée consistent à vérifier le classement de son roman dans les ventes Amazon – plus de 475 000ème – et à aller espionner son ex mener une vie apparemment idyllique dans la villa de son nouveau chéri. Au RSA, sans espoir de tirer quelconque bénéfice de son livre, notre écrivain déprime sérieusement. Pour ajouter une nouvelle couche à ses problèmes, sa voisine de palier, Madame Halberstadt, vient lui demander un service : garder son chien, un carlin dénommé Croquette, quelques jours, le temps de son opération de la cataracte. Autant dire que Baptiste n’est pas réjoui à l’idée de s’occuper du toutou obèse et à moitié asthmatique. Contre toute attente, Croquette va changer la vie de Baptiste.

Pour faire court, j’ai adoré ce roman ! On se plaît à suivre le quotidien de ce antihéros attachant, à sourire à son autodérision et à sa malchance. L’écriture de Stéphane Carlier est légère ce qui ne rend pas pour autant son roman simpliste. L’humour est omniprésent et rend bien compte de la précarité de l’écrivain (hélas, tout les auteurs n’ont pas la chance de voir leurs romans se vendre comme des petits pains !). Ce roman donne envie de croquer la vie à pleines dents, de croire que tout est possible, de se dire qu’une rencontre peut totalement bouleverser notre existence. Il se lit avec le sourire aux lèvres du début à la fin et l’on parvient à la dernière page sans s’en rendre compte et presque à regret tant on passe un bon moment. Le roman parfait pour entamer ce moi de mai avec enthousiasme. Coup de cœur printanier !

« La vie, c’est comme une boîte de chocolats »

10 Avr

Aujourd’hui, je confie le clavier à ma très chère amie Alexandra, dévoreuse de livres, qui nous offre sa première chronique en attendant d’ouvrir son propre blog. Elle a choisi de vous présenter le quatrième roman de la bretonne Sophie Tal Men , à savourer comme un bon chocolat.

Qui ne se plante pas ne pousse jamais, Sophie Tal Men
cvt_qui-ne-se-plante-pas-ne-pousse-jamais_6092Jacqueline, octogénaire farfelue, une vie bien remplie, une maladie incurable, son dernier souhait : l’avenir de ses petits enfants.
Prenez la route et naviguez à travers ces personnages marqués, portraits bien tirés,
attachants. L’idée folle de Jacqueline : réveiller les cœurs de ses deux amours, Alexandre, interne en Médecine, et Margaux, pin-up aux allures de chocolat.

Un jour, ils reçoivent une missive, un voyage à Cuba tous les trois, un dernier rendez-vous auquel elle ne se joindra pas; restée cachée dans son jardin. Eux se revoient après 10 ans de séparation, prises de conscience, l’un tendre, passionné; l’autre, une insaisissable businesswoman.

Des chemins de vie différents, retour en Bretagne, face à leurs choix de vie, Jacqueline les promène habilement et fait renaître des envies , des sentiments, on hésite, on croque ou pas ? Au fil des pages, elle sème ces maximes qui nous marquent, afin de leur apprendre à savourer la vie comme une boîte de chocolats, à sa juste valeur. Des sujets de fond abordés en douceur , et la conviction qu’il est possible de trouver son extra dans l’ordinaire !

Nous, on sourit , on se languit et on dévore. C’est frais, baigné de sensibilité, à consommer sans modération !

Captive

7 Avr

Heureuse de retrouver Sabrina Philippe pour ce touchant roman-témoignage après l’avoir découvert dans son Petit manuel de navigation pour l’Âme.

Et que nos âmes reviennent, Sabrina Philippe

9782081447158La narratrice est, comme Sabrina Philippe, psychologue et chroniqueuse pour une émission télé où elle donne des conseils notamment en matière amoureuse à des téléspectateurs. Mais prise par son métier, elle ne se laisse que peu de temps à consacrer à sa vie sentimentale. Jusqu’au jour où elle rencontre cet homme qui lui semble si brillant. Commence alors une folle histoire d’amour qui va bientôt se révéler comme le plus cruel des pièges…

Dans ce roman, à la frontière du témoignage et du récit initiatique, Sabrina Philippe évoque la relation toxique qui peut se nouer entre un homme et une femme et plus précisément le cas du pervers narcissique. Pour quelles raisons certains couples dysfonctionnent-ils au point de se faire souffrir ? Pour quelles raisons femmes ou hommes restent-ils malgré les souffrances (psychologiques ou physiques) endurées ? Malgré ce sujet assez sombre, l’auteure parvient à apporter une certaine luminosité en racontant comment elle a réussi malgré tout à s’échapper de cette emprise amoureuse. En introduisant un pan de roman consacré à la seconde guerre mondiale, la psychologue évoque la possibilité de vies antérieures qui se rejoueraient dans le présent, de fils qui feraient partie de nous, qui nous relieraient à une histoire passée sur laquelle nous n’avons que peu de prises sauf si nous décidons de nous atteler à les délier pour ne pas reproduire des situations douloureuses. J’ai apprécié ce roman qui se lit facilement et qui pose des questions sur la quête identitaire ainsi que sur les notions de bien et de mal, indissociable l’une de l’autre. Une réflexion sur la nature humaine qui va au-delà du simple témoignage, qui incite à s’interroger sur soi-même. Coup de cœur !

 

Quand la nature se déchaine

31 Jan

Je poursuis ma découvert de l’excellente collection Rester Vivant aux éditions du Muscadier que je remercie encore pour leur confiance.

Le réveil de Zagapoï, Yves-Marie Clément

le-reveil-de-zagapoi-9791090685970_0Un groupe de jeunes scientifiques est recruté pour tester un nouvel insecticide, le GENIBE, en Guyane, au fond de la forêt amazonienne. Le produit est censé éradiquer les moustiques, porteurs de maladies, qui pullulent dans cette zone. L’expérience, classée « secret défense », pourrait permettre de sauver des milliers de vies humaines si elle s’avérait concluante.

Malheureusement, très vite, les chercheurs se rendent compte que la mission tourne mal. D’étranges mutations de la faune et de la flore ne tardent pas à apparaître. En outre, le bouleversement provoqué par les Autres – les êtres humains – va réveiller Zagapoï, l’esprit de la jungle. Dès lors, l’expédition se transforme en un véritable cauchemar…

Voici un beau roman d’aventures qui mêle action, suspens, jolies descriptions de la faune et la flore amazonienne et réflexion sur l’impact de l’homme sur son environnement. Le livre amènera le jeune lecteur à se poser des questions d’éthique, entre autres : Peut-on, au nom de la science, effectuer des expériences qui peuvent être dangereuses pour l’environnement ?  ou Doit-on fermer les yeux et renoncer à ses principes pour gagner plus d’argent ? J’ai bien aimé l’alternance de points de vue entre les animaux – les Habitants – et les hommes. L’auteur décrit avec une remarquable précision l’environnement local ce qui permet de bien se plonger dans l’intrigue. La fin est assez angoissante, mais ça, je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même !

Anonyme

22 Sep

Je vous présente aujourd’hui un roman atypique paru récemment aux éditions L’esprit du temps.

Pseudocryme, Philipe Brenot

pseudocrymeLe narrateur, Philip Brontë, est le descendant de Brandwell, le frère des célèbres Charlotte et Emilie Brontë. Écrivain lui-même, l’homme était devenu fou suite aux succès de Jane Eyre et des Hauts de Hurlevent. Notre narrateur, Philip, s’est naturellement destiné à l’écriture. Malheureusement, il vient de s’apercevoir qu’un livre vient d’être publié sous son nom. Or, il n’est pas l’auteur de ce livre ! Quelqu’un s’est emparé de son identité. Le voilà donc dépossédé de son nom en pleine crise existentielle. Le seul moyen pour lui de renaître à lui-même : prendre un pseudonyme. Il en rêve depuis sa plus tendre enfance, supportant difficilement les quolibets liés à son véritable nom. En outre, il est bien résolu à se débarrasser de l’importun qui lui a subtilisé son identité…

Pseudocryme n’est pas un livre comme les autres. En effet, Philipe Brenot nous offre à la fois un thriller psychologique, une réflexion sur l’identité proche de la psychanalyse et un essai sur l’utilisation des pseudonymes dans la littérature. J’ai aimé le jeu de chat et de la souris entre le narrateur et l’autre personnage dont je ne veux pas trahir l’identité ici. Le texte est très intelligemment mené, un peu loufoque et surtout fort bien documenté. J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce court roman qui fait voyager autant dans les rues parisiennes que dans l’histoire de la littérature. Une jolie surprise.

 

Célibattante

18 Sep

Aujourd’hui, je vous présente un premier roman paru tout récemment aux éditions Mauconduit.

Comme une grande, Élisa Fourniret

fourniret-comme-une-grandeLa narratrice, originaire de Lorraine, fille d’ouvriers qui ont réussi à s’extraire de l’usine sidérurgique où ils travaillaient pour gravir les échelons et s’installer à Paris. Aujourd’hui, à 40 ans, elle mène sa vie de mère célibataire tambour battant. Mais pas simple tous les jours d’être une femme et une mère et de concilier vie amoureuse et quotidien familial et professionnel.

Avec une écriture incisive, Élisa Fourniret nous offre une vision personnelle de la féminité et de la parentalité. L’héroïne nous entraîne avec elle dans le dédale des rues parisiennes tout en nous livrant les souvenirs de son enfance près des hauts-fourneaux. L’auteure ne mâche pas ses mots et c’est très bien ainsi car on se sent proche de cette femme en quête de l’amour et finalement en quête d’elle-même au tournant de la quarantaine. On sourit lors des dialogues croustillants et tendres avec son fils. On ne s’ennuie pas une seule seconde en lisant ce roman au style moderne qui mêle savoureusement humour et instants de mélancolie.

Un contre tous

31 Août

C’est l’heure de la rentrée ! Je reviens avec une nouveauté des éditions du Murmure.

Je m’appelle Herschel Grynszpan, Morgan Poggioli

21245595_10213789112542632_1629115071_nJuif polonais vivant en Allemagne, le jeune Herschel Grynszpan choisit de s’exiler vers la Palestine après ses études en théologie, dans la contexte plus que sombre de l’Allemagne des années 30. Après une escale en Belgique, c’est en France qu’il atterrit finalement en septembre 1936, recueilli chez son oncle et sa tante à Paris. Très rapidement, il s’aperçoit que les démarches administratives seront très compliquées pour obtenir carte de séjour et permis de travail. En 1938, Herschel n’a pas pu obtenir les papiers qu’il désire. Pire, le 31 mars, le gouvernement polonais légifère sur le retrait de la nationalité installés à l’étranger depuis plus de 5 ans. Alors qu’il suit avec crainte la progression du régime nazi, sa situation se détériore et il se retrouve clandestin à Paris. En novembre, une lettre de sa sœur l’avertit que ses parents font partie des milliers de juifs expulsés d’Allemagne et refusés en Pologne, apatrides, contraints de survivre misérablement dans un no man’s land. Enragé face à cette situation insoutenable, le jeune Herschel Grynszpan décide de se venger et de tuer un Allemand pour faire entendre la colère des Juifs d’Europe. Le 7 novembre, il se rend à l’ambassade d’Allemagne, armé d’un revolver et tire sur Ernst vom Rath, un secrétaire de l’ambassadeur. Le crime servira de prétexte au Troisième Reich pour la nuit de Cristal. Emprisonné, Herschel Grynszpan incarnera aux yeux de l’Allemagne nazie la personnification du « complot juif international ».

Pour être honnête, je ne suis pas une grande amatrice de biographies ni de romans historiques. Mais après avoir lu et apprécié Hhh de Binet il y a quelques années, j’étais intriguée par ce récit biographique à paraître en septembre aux éditions du Murmure dont j’ai déjà chroniqué plusieurs ouvrages. Je n’ai pas été déçue. Outre ses qualités d’historien, Morgan Poggioli réussit à mener son récit – premier roman – quasiment à la manière d’un polar. Les rebondissements s’accumulent et on ne se décide pas à lâcher l’ouvrage avant de connaître la suite. Le fait que tous les éléments du récits soient vrais ou presque a également encore davantage piqué ma curiosité. Dans un style accessible et agréable, l’universitaire convie son lecteur à découvrir une aventure humaine surprenante tout lui permettant de se replonger dans les grandes dates de la seconde Guerre Mondiale. Amateurs d’Histoire ou de bons polars, ce récit biographique est fait pour vous !

En voiture, Simone !

9 Avr

Je suis sûre et certaine que, comme moi, vous les attendiez impatiemment… Les revoilà, les revoilou… Mais qui donc me direz-vous ? Mais les Lutins Urbains évidemment !

Le péril Groumf – Les Lutins Urbains – Tome 4, Renaud Marhic

le-peril-groumf-les-lutins-urbains-tome-4-191x300Gustave Flicman, notre jeune policier qui a été débauché du commissariat de quartier Adinike par le ministère pour assurer la sécurité du Président, n’est pas au bout de ses peines. En effet, alors qu’il visitait la Grosse Cité en compagnie de son père, le Pacha Directeur Général du Pépettochistan, le jeune pacha-héritié s’est fait dévalisé. Seul témoin de la scène, notre brave ami… Et ce qu’il a vu n’est pas joli, joli… Le coupable ne serait autre que le célèbre Yéti… Impossible me direz-vous ? Pas si sûr que cela… Une chose est certaine, c’est que Gustave n’est pas prêt de souffler. Le Pacha menace de déclencher la 3ème guerre mondiale si le jouet préféré de son fiston n’est pas retrouvé fissa. Et quand on sait que le voleur a quitté la ville accompagné du Troll, c’est la cata ! Prenant son courage a deux mains, secondé par ses amis les Lutins Urbains, Gustave va mettre les voiles pour une aventure hors du commun…

Une fois de plus, c’est avec plaisir que je participe à l’opération du Livre voyageur organisée par Renaud Marhic, alias le Petit Reporter de l’Imaginaire. Depuis le départ, j’ai le plaisir de suivre l’aventure de ces lutins facétieux et le plaisir est sans cesse renouvelé. On retrouve, dans ce quatrième opus, tout ce qui fait le style et le charme de l’écriture de l’auteur : les rimes, l’utilisation d’un vocabulaire varié, riche en synonymes et périphrases – ce qui est très appréciable pour la professeure de lettres que je suis -, les interpellations du narrateur avec les fameux petits « Psiiiiit ! », marque de fabrique inimitable et surtout, surtout, l’humour décapant, omniprésent. Cette fois-ci, nos amis nous entraînent dans un voyage totalement hallucinant et abracadabrantesque. Si vous avez des enfants entre 10 et 12 ans qui aiment les histoires farfelues, ce livre est fait pour eux. Pas de panique s’ils n’ont pas lu les premiers tomes ! L’histoire se lit indépendamment des précédents romans. Et si vous voyez qu’ils en sont friands, n’hésitez pas à vous procurer les premiers tomes, ils étaient excellents (à découvrir ici).

Et encore un grand merci à Renaud Marhic, un auteur d’une extrême sympathie et aux Editions P’tit Louis.

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Preuve que le livre a bien voyagé… De la Bretagne à la Bourgogne ! Demain, il retourne au bercail !

Secrets islandais

6 Avr

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Herjolfur est en train d’enquêter par une nuit sombre dans une petite ville tranquille de l’extrême nord de l’Islande lorsqu’on lui tire dessus. Son collègue, Ari Thor, arrivé à Siglufjördur avec sa femme il y a 5 ans, va se voir confier l’affaire. Grippé, le jeune policier sait que lui-même aurait pu être la cible car Herjolfur le remplaçait pendant son congé maladie.

Ari Thor va bien vite s’apercevoir que ce petit port de pêche où tout le monde se connaît recèle son lot de secrets… Qui a bien pu tirer à bout portant sur son supérieur ? C’est à cette question que devra répondre l’enquêteur dont l’une des pistes le mènera jusque dans un hôpital psychiatrique aux pratiques douteuses de Reykjavik…

Si, comme moi, vous êtes amateurs de polars, vous ne serez pas déçus par Mörk. Ce roman m’a tenue en haleine du début à la fin grâce à des chapitres courts qui mettent en avant les différents protagonistes de l’intrigue. Chaque personnage fait l’objet d’un travail méticuleux du point de vue de la psychologie ce qui permet de nouer très profondément l’intrigue. Une véritable toile d’araignée semble se tisser rendant le jeu de piste quasiment inextricable. Ce n’est que dans les toutes dernières pages que le lecteur verra les liens se desserrer. Une écriture fluide, qui se fait poétique dans les description des paysages islandais, vient servir avec brio ce très bon polar.

Merci à l’agence Anne et Arnaud et aux Editions de La Martinière pour cette belle découverte.