Tag Archives: Timothée de Fombelle

Féérique

11 Avr

Voilà un auteur de littérature jeunesse qu’il me pressait de retrouver. C’est chose faite grâce à ma merveilleuse amie documentaliste qui vient de me faire porter son dernier roman.

Le livre de Perle, Timothée de Fombelle

Trois destins sont intimement noués dans ce livre. Celui de l’auteur, garçon rêveur passionné de photographie, bouleversé à 14 ans par un chagrin d’amour, qui deviendra écrivain. L’histoire de d’un jeune garçon débarqué de nulle part, qui prendra le nom de Joshua Perle après avoir été recueilli en 1936 par le couple Perle, marchands de guimauves renommés de la capitale. Quelques temps après son arrivée, il sera obligé de partir sur le front puis s’engagera dans la Résistance en découvrant que ses parents adoptifs ont été raflés. Enfin la vie torturée d’Ilian, un jeune prince pourchassé par son frère, amoureux d’une fée, Olia, dont il est cruellement séparé mais qu’il tentera à tout prix de retrouver.

Je ne vais pas vous mentir, j’ai mis du temps à comprendre l’intrigue et à relier tous les fils de l’histoire tant les différents univers spatio-temporels sont imbriqués. Mais loin de me décourager, je me suis au contraire laissée porter par la magie d’un texte subtile, d’une poésie incroyable, aussi subtile qu’une perle de rosée sur un brin de muguet. Au fur et à mesure d’une lecture qu’il est impossible de lâcher, le mystère s’éclaircit pour laisser apparaître un véritable livre gigogne, un roman dans le roman qui conte et met en abyme l’histoire tragique d’un prince de conte de fées chassé de son royaume, qui devra affronter la barbarie humaine tout en souffrant la douleur de la perte de celle qu’il a tant aimée. Timothée de Fombelle (auteur des déjà très réussis Tobie Lolness et Vango) réussit l’exploit de réunir des univers très différents, le charme envoûtant du pays des fées et celui terrifiant de la seconde Guerre mondiale, en peignant des personnages d’une extraordinaire intensité car protéiformes. Il permet avec ce roman d’aventure proche du conte fondé sur un imaginaire d’une extrême richesse de procurer à la littérature jeunesse ses lettres de noblesse. Je conseille ce livre à partir de la 5ème pour les très bons lecteurs. En tout cas, il ne faut pas prendre peur devant la complexité de la construction. Laissez-vous conduire par la beauté des mots.

Un petit extrait pour le plaisir :

« Ilian eut alors l’impression qu’on lui attrapait la main et qu’on le tirait en arrière, entre les chênes verts. Olia pourtant n’avait pas bougé. Ses doigts restaient sur l’écorce de l’arbre. Ilian se sentait irrésistiblement emporté. il n’essayait d’ailleurs pas de résister. il courait au-dessus des ronciers. Une force inconnue animait son corps et sa volonté. Il voulut retourner un dernière fois vers elle, mais la forêt les masquait l’un à l’autre.

Une heure plus tard, Ilian arriva à la nage sous les pilotis du palais, se hissa sur une poutrelle pour reprendre son souffle. Il sentit se détacher le fil invisible qui l’avait fait courir.

Certaines forces sont pourtant plus puissantes que la magie. Un autre fil d’or restait attaché au centre de sa poitrine. Un fil dont il ne pourrait jamais se défaire. »

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Monde parallèle

19 Avr

Décidément, mon amie documentaliste est de très bon conseil en matière de littérature jeunesse !

La douane volante, François Place

J’avais déjà évoqué François Place comme illustrateur des aventures de Tobie Lolness (Timothée de Fombelle). Je viens de découvrir que ses écrits valent ses dessins.

Nous sommes en Bretagne, en 1914. La guerre menace. Le jeune Gwenn, dit « le Tousseux » en raison de ses nombreuses et puissantes quintes de toux, est recueilli par le vieux Braz, un rebouteux mis à l’écart du village. A la mort de ce dernier, le jeune garçon hérite de sa cabane et mène une vie à l’écart de la communauté, servant toutefois de souffre-douleur aux jeunes garçons mieux bâtis que lui.

Un jour, après s’être fait martyriser une fois de plus par le grand Loïc Kermeur et Yvon le Rouquin, l’Ankou, grande figure noire aux allures de Faucheuse conduisant sa sombre charrette, s’empare de Gwenn pour l’emmener ailleurs, dans le pays d’où l’on ne revient jamais…

Gwenn se réveille dans un autre monde qui ressemble pourtant fortement au sien. Il est recueilli par Jorn, un solide gaillard chargé de faire le guet et de récupérer les « Égarés » afin de les emmener à la douane volante. En raison de la santé fragile du jeune breton, Jorn parvient à le soustraire des mains des douaniers et à lui éviter de partir travailler aux Jardins de fer. Il le conduit chez lui où sa femme, Silde, prendra soin de lui.

Mais, peu à peu, Jorn laisse apparaître son vrai visage : ambitieux et brutal, il retient Gwenn en otage qui devra travailler à son service pour regagner sa liberté. Jorn gravit les échelons de la société jusqu’à prendre le commandement de la douane volante de la ville de Waarm. Dans le même temps, Gwenn s’aperçoit qu’il a hérité des pouvoirs de guérison du vieux Braz. Bientôt, il réussit à apprivoiser un « pibil », étrange petit oiseau qui, selon la légende, ne se laisse apprivoiser que par les véritables rebouteux. Jorn décide alors d’exploiter les pouvoirs du jeune garçon…

Ce roman fantastique est également un roman d’initiation puisque l’on observe l’évolution du jeune héros dans ses rapports aux autres, son apprentissage de la médecine, sa quête de liberté, sa soif de retour sur sa terre natale, la Bretagne. L’univers mystérieux et envoûtant des Douze Provinces est finement peint par François Place et l’on s’attache facilement aux personnages hauts en couleur qui ne cessent d’évoluer. En effet, tous les personnages possèdent de multiples facettes avec leur part d’ombre et leur bon côté, dans ce roman comme dans la vie, rien n’est figé et c’est en partie ce qui, selon moi, fait la richesse de ce magnifique roman de jeunesse.

Traque cosmopolite bis

6 Avr

Comme je l’avais prévu, je n’ai pu me retenir longtemps avant de lire la suite…

Vango – Un prince sans royaume – tome 2, Timothée de Fombelle

A la fin du premier tome, Vango découvrait que ses parents avaient été tués dans leur bateau au large des îles Eoliennes par un certain Cafarello. Dans ce second tome, le jeune homme va tout faire pour venger les siens…

Nous retrouvons notre héros à New-York, en 1929, en compagnie de son ami, le père Zefiro. Ce dernier a quitté malgré lui son monastère secret de Sicile afin de tuer Voloï Viktor, terrible marchand d’armes, et tenir ainsi la promesse faites à trois amis, vingt ans plus tôt, dans les tranchées de Verdun.

Sans que Zefiro ni Vango n’en soient conscients, les destins de Cafarello et de Viktor sont étroitement liés. Vango, lui, est toujours traqué, à la fois par la police française, par les hommes de Viktor – ce dernier ayant établi un lien entre notre héros et Zefiro (lui aussi traqué par Viktor) – et par de mystérieux russes… Dans le même temps, son histoire d’amour avec la belle Ethel est mise en danger par toutes ces courses-poursuites à travers le monde.

Plus nous avançons dans le roman et plus toutes les histoires vont se recouper. Les fils de l’intrigue semblent s’entrecroiser toujours davantage et il faudra vraiment attendre l’avant-dernier chapitre, porteur d’ultimes rebondissements, pour connaître le dénouement.

Ce roman d’aventure tient donc le lecteur hors d’haleine pendant presque 1000 pages (environ 500 pages par tome). Non seulement le rythme de l’action ne ralentit jamais mais il est même sans cesse relancé (on notera l’arrivée de nouveaux personnages et la réapparition de certains à la toute fin du roman par exemple). Les réponses ne sont jamais apportées d’un seul bloc, il faut donc assembler les pièces du puzzle; ce système pousse à toujours vouloir poursuivre la lecture.

J’ai vraiment aimé ce second tome qui insiste sur l’entraide entre générations et civilisations différentes. Une fois que les personnages semblent avoir réglé leurs problèmes personnels, ils vont se lier pour résister ensemble à l’invasion de la France par l’Allemagne. Il s’agit donc d’un texte non seulement divertissant – certains passages sont franchement comiques – mais porteur de valeurs. De la littérature dite « jeunesse », certes, mais qui mérite de ne pas rester cantonnée à ce titre !

 

Traque cosmopolite

2 Avr

J’avais vraiment apprécié il y a peu le premier roman de Timothée de Fombelle, Tobie Lolness. Je n’aurai donc pas attendu longtemps avant de me lancer dans la lecture de son roman d’aventures…

Vango – Entre ciel et terre – tome 1, Timothée de Fombelle

Devant Notre-Dame de Paris, en ce jour d’avril 1934, c’est l’effervescence. la foule se presse pour assister à l’ordination des jeunes séminaristes. Au milieu du groupe, un tout jeune homme, Vango, est subitement interpellé par un gendarme. Sans lui répondre, il prend la fuite. Le commissaire Boulard lance tout un escadron à sa poursuite. Vango escalade la cathédrale et échappe de justesse à une balle. Celle-ci n’a pas été tirée par les forces de l’ordre…

Au milieu de la foule, une jeune fille a observé toute la scène. Elle connaît Vango. Elle a vu qui lui a tiré dessus, l’homme au visage de cire. Le soir même, Ethel, la jeune fille aux yeux verts, retrouve le commissaire Boulard dans un restaurant. Elle lui apporte le portrait-robot du tireur. Le gendarme lui apprend que celui qu’il poursuivait est accusé d’un meurtre.

Au même moment, Vango court sur les toits de Paris. Il est bien décidé à prouver son innocence. Pour cela, il doit se rendre au séminaire et trouver le père Jean. Pendant que nous suivons notre héros dans son escapade nocturne, nous apprenons qu’il a été diagnostiqué paranoïaque quelques années plus tôt. Lorsqu’il parvient enfin chez son vieil ami, il découvre l’inimaginable : une scène de crime. Seuls les mots « Fugere Vango » (fuir Vango) son inscrit sur un cahier. Et s’il avait bien tué le père sans qu’il n’en ait conservé le souvenir, s’il était bien coupable du meurtre dont on l’accuse, sans le savoir ?

L’action va ensuite se compliquer énormément. Le récit fait un bon en arrière afin de nous expliquer d’où vient Vango et qu’est-ce qui l’a conduit à vouloir devenir prêtre. Le passé de héros dans les Iles Éoliennes sera le fil conducteur du roman. En parallèle, nous allons suivre la fuite et la traque de Vango, qui, après avoir quitté Paris, se retrouve en Allemagne et cherche à embarquer à bord du Graf Zeppelin, sous le commandement du docteur Eckener, pour échapper à ses poursuivants.

Nous n’avons pas encore passé les cents premières pages de ce premier tome mais je préfère m’arrêter là en ce qui concerne le résumé. La suite de ce roman d’aventures pour jeune public est digne d’un grand film d’espionnage. La traque du héros va nous conduire de Paris à la Sicile, en passant par l’Ecosse, la Russie et l’Allemagne. Toute l’histoire se passe alors qu’Hitler et son national-socialisme gagne du terrain en Allemagne, laissant fertiliser dans son sillage des comportements de plus en plus nauséabonds… Vango doit donc fuir, mais cette fuite va bientôt se transformer en quête, une quête d’identité, une recherche de sa vérité.

Ce roman est vraiment captivant. Dès la première ligne, on meurt d’envie de savoir où va nous mener notre héros. L’écriture est soignée, le style très entraînant ne laisse aucun temps mort. Le fond de l’histoire est à ce point travaillé que les adolescents, à qui le livre est destiné, n’auront aucune peine à se familiariser avec la montée du nazisme ou même l’histoire d’un monastère top secret ! Décidément, la littérature jeunesse française a trouvé son maître en Timothée de Fombelle !

je ne vais donc pas perdre de temps et commencer à lire la suite tout de suite !!

Fable verte bis

30 Jan

Je n’aurai pas réussi à patienter bien longtemps avant de lire la suite des aventures du jeune héros de l’Arbre…

Tobie Lolness – Les Yeux d’Elisha, Timothée de Fombelle

Difficile de raconter la suite d’un livre sans révéler la fin du premier et donc ôter une part du mystère pour ceux qui n’ont pas encore lu le début… Je me lance, en espérant ne pas trop altérer le suspens !

A la fin du premier tome, La vie suspendue, Tobie apprenait que ses parents étaient encore en vie et pensait qu’Elisha, la jeune fille dont il était amoureux, l’avait trahi. Tous les habitants de l’arbre vivaient dans la peur, sous le joug de l’affreux Jo Mitch et de Léo Blue, l’ex-meilleur ami de Tobie.

Sim et Maïa Lolness sont donc bel et bien vivants mais prisonniers de Jo Mitch- qui veut récupérer le secret d’une machine inventée par Sim pour creuser son immense tunnel plus vite. Néanmoins, avec l’aide des vieux sages, le père de Tobie va tenter d’organiser leur évasion sous couvert de cours du soir.

La belle Elisha, de son côté, est faite prisonnière par Léo Blue qui souhaite l’épouser. Elle refuse évidemment le mariage avec ce traître et use de nombreux subterfuges pour faire reculer la date fatidique.

Tobie, lui, quitte le peuple de l’herbe, les Pelés, avec lequel il a vécu ces derniers temps. Au fur et à mesure qu’il remonte dans l’arbre, il constate les dégâts causés par les travaux démesurés de Mitch : les Pelés, enfermés dans des cages, servent d’esclaves, la population vit dans une grande misère et l’Arbre paraît dans un état pitoyable.

Toujours recherché comme ennemi public numéro un, il est obligé de cacher son identité. Petit à petit, il va toutefois réussir à retrouver des connaissances sur lesquelles il pourra compter pour porter secours à Elisha et à ses parents.

Ce second tome met davantage l’accent sur les personnages et leurs sentiments que sur l’action. Si l’on suit la fuite d’Elisha et le duel entre Tobie et Léo avec intérêt, notre attention se porte plutôt sur le parcours et les motivations de chacun. Personne n’est totalement bon ou méchant – si ce n’est le cruel Jo Mitch -, si bien que l’on assiste à de nombreux retournements de situation.

La suite des aventures de Tobie Lolness demeure donc très agréable à lire en mêlant aventure et sentiments. Par ailleurs les diverses réflexions d’ordre écologique et politique sont toujours bien présentes et permettront aux jeunes adolescents de réfléchir sur différents problèmes de société tout en se divertissant. Voilà donc un roman intelligent et toujours joliment illustré par François Place.

 

Fable verte

20 Jan

Je délaisse un moment la pile de livres reçus pour Noël. Cette lecture m’a été conseillée par mon amie documentaliste et par une élève dévoreuse de romans.

Tobie Lolness – La vie suspendue, Timothée de Fombelle

Réticente de prime abord à la littérature jeunesse, le premier tome de cette belle aventure vient de me faire changer d’avis. Il existe des oeuvres destinées aux adolescents qui savent parler aux adultes. Merci Timothée de Fombelle !

Tobie Lolness va bientôt avoir 13 ans mais ne mesure pas plus d’un millimètre et demi. Il appartient à un peuple mystérieux, qui habite le grand chêne depuis la nuit des temps.

Le roman s’ouvre sur une chasse à l’homme. Tobie, tremblant de peur et épuisé, se cache au creux d’une écorce. Depuis des jours, il est traqué par son peuple. Pourquoi ? Nous le découvrirons au fur et à mesure de la lecture, grâce à de nombreux flash-back apportant des informations quant à la situation de notre jeune héros.

Le père de Tobie, Sim Lolness, est un chercheur reconnu et apprécié par ses pairs. Un jour, il réalise une découverte qui, placée entre de mauvaises mains, pourrait bien conduire à la destruction du grand chêne et donc à l’extinction du peuple de l’arbre. Mais l’horrible Jo Mitch, aussi bête qu’avide et cruel, veut s’emparer de la découverte. Sim refuse de la communiquer à qui que ce soit. Accusée de « dissimulation d’information capitale » par le conseils des sages, la famille est contrainte à l’exil vers les Basses-Branches, une région de l’arbre peu hospitalière, synonyme de déchéance quand l’on vit dans la région des Cimes.

Tobie a 7 ans lorsqu’il arrive dans les Basses-Branches. Il s’acclimatera rapidement à sa nouvelle vie et bientôt plus aucune parcelle de cette région de l’arbre n’aura de mystère pour lui. Lors de ces expéditions, il rencontrera de nombreux habitants, parfois un peu bourrus, mais au fond fort sympathiques, avant de faire la connaissance de celle qui changera sa perception de la vie, la jolie Elisha Lee. Les deux enfants vont vite se lier d’amitié et devenir inséparables.

Quelques jours avant ses 13 ans, la grand-mère de Tobie, une femme riche, méchante et très avare et qui vit toujours dans les Cimes, décède. Maïa, la mère de Tobie, souhaite lui faire ses adieux. La famille, prévenue quelques jours auparavant qu’elle était de nouveau admise dans les hauteurs de l’arbre, décide donc de faire le voyage. En remontant l’arbre, Sim Lolness ne peut que constater que ce qu’il avait prédit des années plus tôt est en train de se réaliser. A force de constructions et de créations de tunnels, l’arbre est en train de mourir. Les Lolness ne reconnaissent plus ce monde dominé par l’argent et la peur de l’autre. Enfin arrivés dans leur ancienne cité, ils ne tarderont pas à tomber dans le piège tendu par le cruel Jo Mitch qui règne désormais en tyran sur l’arbre et sème la terreur. Seul Tobie parviendra à s’enfuir, laissant malgré ses parents aux mains du sinistre individu et entamant une aventure hors du commun pour échapper aux hommes de main de Mitch et à tout son peuple gouverné par la peur… Le jeune garçon va alors tout mettre en oeuvre pour retrouver ses parents et tenter de rester en vie !

Tobie Lolness est donc à la fois un passionnant roman d’aventure mais également une fable, une réflexion sur la nature, les désastres que l’homme peut causer à l’environnement mais aussi sur la montée du totalitarisme et du racisme dans la société. Le grand chêne apparaît donc vite comme une métaphore de notre planète et Timothée de Fombelle introduit dans ce microcosme imaginaire de nombreux sujets d’actualité comme la déforestation, le réchauffement climatique ou encore la peur de l’étranger.

J’ai vraiment adoré ce livre livre riche en rebondissements et qui a le mérite de faire réfléchir les ados tout en les divertissant. En outre, les illustrations de François Place sont très jolies et contribuent à rendre cette lecture des plus agréables. J’ai donc hâte de lire le second tome, Les Yeux d’Elisha, puisque  -sans vous révéler la fin- le premier se termine sur un rebondissement poussant Tobie à repartir à l’aventure…