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« La Belle au Bois Dormant »

12 Avr

Merci encore à ma collègue et amie documentaliste qui m’a fait parvenir ce livre.

Carabosse – La légende des cinq Royaumes, Michel Honaker

Alors qu’il revient d’un rude combat contre les Dongles, le prince Florestan, accompagné de son fidèle fou et conseiller le nain Trublion, décide de se reposer une nuit dans la demeure du comte Vituperi qui lui offre l’hospitalité. Il va alors faire la connaissance de ses filles, la ténébreuse et sensuelle Cara, qui aurait été la beauté incarnée si elle n’avait pas été affublée d’une horrible bosse dans le dos, et la magnifique et douce Léonore. Le jeune prince tombe immédiatement sous le charme de cette dernière. Il propose au comte et à ses filles de venir passer quelques jours en sa compagnie à Bois-Dormant. Le comte décline l’invitation tout comme Cara, folle de rage et de jalousie envers Florestan et Léonore. Concluant un pacte avec les forces obscures, elle qui se passionnait pour les potions devient une véritable fée maléfique. Avec ses nouveaux pouvoirs, elle jure de se venger : le fruit de l’amour du prince et de la princesse mourra le jour de ses dix-huit ans. Heureusement, la bonne fée Lilas, marraine de la jeune Aurore détourne le sort. La jeune femme ne mourra pas mais tombera dans un sommeil profond que seul le baiser d’un prince à l’amour pur pourra interrompre.

A vrai dire, je craignais un peu la lecture de ce texte à sa réception. De nombreuses réécritures du conte de Perrault existent déjà et j’avais peur que celle-ci ne soit adaptée à la sauce Twilight. Hé bien je me suis trompée et ai été agréablement surprise par ce conte aux allures de roman d’aventures que j’ai dévoré en deux jours à peine. La première partie est totalement nouvelle. L’auteur dresse le portrait des personnages en insistant sur celui de Cara qui deviendra Carabosse. Il explique comment le jeune femme a basculé du côté obscur de la force si je puis m’exprimer ainsi. Si l’explication est un peu simpliste (en gros, le mal se nourrit du mal : rejetée et moquée à cause de sa difformité, le jeune femme va vouloir se venger), elle a au moins le mérite d’être bien traitée et devra inviter à la réflexion des plus jeunes sur la question de la différence. La seconde partie du texte constitue la véritable réécriture du conte originel. Les principaux éléments sont conservés mais largement développés et la fin est modernisée. L’auteur apporte en effet une petite réflexion féministe sur le droit à aimer l’être que l’on choisit et pas celui qui a été désigné pour vous, même si cette personne ne correspond pas aux « critères » exigés par la famille.

Je pense que les adolescents (à partir de la 6ème pour les bons lecteurs) apprécieront ce roman dont l’intrigue leur est familière. Tout le monde y trouvera son compte car l’action est très présente tout au long du livre et laisse peu de temps-morts. Le petit côté heroic fantasy est appréciable dans la mesure où l’on ne tombe pas dans l’excès. Le tout est bien évidemment saupoudré d’une bonne dose d’amour et de magie et forme un ensemble agréablement divertissant.

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« Et si c’était niais ? »

16 Jan

On continue dans les lectures pour le CDI !

Tugdual, Anne plichota et Cendrine Wolf

A Chicago, c’est la panique ! On vient de retrouver deux corps sans vie dans un hôtel. Particularité : les papiers d’identité son formels, ils s’agissait de jeunes gens. Pourtant, leurs corps morts ont l’aspect de vieillards…

Tugdual, un jeune adulte de 18 ans, ainsi que son frère Mortimer (17 ans) et sa soeur Zoé (16 ans) ne forment pas une famille comme les autres. Ils ont été les cibles d’une cruelle malédiction. Où qu’ils se rendent, toutes les personnes qu’ils croisent sont irrémédiablement attirées par eux. Cette attraction ne serait pas si grave si elle n’était pas mortelle…

Les adolescents sont donc obligés de vivre cachés loin du monde. Jusqu’au jour où le sorcier Abakoum qui leur sert de père leur offre des bracelets qui contrent les effets du poison. Enfin, ils vont pouvoir connaître les joies du lycée, à moins que ce ne soit que le début de nouveaux problèmes.

J’attendais beaucoup de ce roman rédigé à deux mains par les auteures d’Oksa Pollock, qui s’arrache au CDI. Eh bien j’ai été plus que déçue ! J’ai d’ailleurs arrêté ma lecture au premier tiers du pavé ne souhaitant pas m’infliger davantage de niaiseries. J’ai cru relire le début de Twilight ! Du grand n’importe quoi ! Pourtant, le début était plutôt prometteur avec les meurtres étranges et l’enquête. Mais passé les trente premières pages, on dévie sur ces pauvres ados beaux à s’en damner qui souffrent de faire tomber toutes les filles qu’ils croisent dans leurs lacs à cause de phéromones hyper-puissantes ! L’arrivée au lycée n’est qu’une succession de clichés et topoï de l’adolescent maudit et l’on retrouve presque les mêmes mots que chez Stephenie Meyer. Et pourtant, nos collégiens adorent ! L’explication de ce phénomène est simple : les auteures accumulent tous les thèmes qui les mettent en émois (beaux garçons, belles jeunes filles, attirance physique, amour, danger,mystère, magie…), saupoudrent tout cela de quelques pseudo-interrogations métaphysiques sur la vie et la mort, sur la différence et secouent le tout. Un seul mot d’ordre : si vous avez plus de 15 ans, passez votre chemin !!

Au pays des bisou-vamp’

19 Déc

Lecture en lien avec le comité de lecture du collège.

Fascination, Stephenie Meyer

La jeune Bella Swan quitte sa mère et la chaleur de la Californie pour partir vivre chez son père Charlie dans une bourgade froide et pluvieuse de l’Etat de Washington, au Nord-Ouest des Etats-Unis. Peu sûre d’elle, elle redoute le premier jour de lycée. Mais elle est vite rassurée : les jeunes du coin sont plutôt accueillants. Très rapidement, son attention est captée par un groupe d’adolescents hors du commun. Cinq frères et sœurs adoptifs, d’une beauté aussi exceptionnelle que la pâleur de leur visage… Elle ne tardera pas à faire la connaissance du mystérieux Edward Cullen, qui agit sur elle tel un aimant. Mais cette fascination à son égard pourrait se révéler dangereuse…

Je m’arrête là. En six lignes j’ai résumé 300 pages ! J’avais vu le premier épisode de la célèbre sage Twilight. Si je n’avais pas adoré, je n’avais pas non plus détesté. Disons que ça se laissait regarder. Mais alors là ! Jamais je n’aurais pu imaginer qu’un livre puisse être moins bon que son adaptation cinématographique ! Il ne se passe absolument rien en 300 pages, si ce n’est que Bella découvre qu’Edward est un vampire et que les deux tourtereaux finissent par s’embrasser page 300 ! Entre-temps… il ne se passe rien. Absolument rien si ce n’est des échanges de regards pendant les cours ou dans les couloirs du lycée, des discussions entre filles du style : « Tu crois que je lui plais ?? » ou des réflexions pseudo-métaphysiques sur la différence. En bref, c’est complètement mièvre ! J’ai arrêté le supplice à la page 357 sur plus de 500. Inutile de dire que je ne m’infligerai pas les trois tomes suivants. Après, je comprends que ce genre de livres puisse plaire aux ados puisque sont traités des thèmes qu’ils apprécient : histoires de coeur, d’amitié, découverte de soi et de l’autre… mais très franchement, là, c’est trop ! Je me suis d’ailleurs demandé si l’auteur n’était pas payée au mot ! C’est dire ! A éviter donc !