L’attente

28 Fév

Je remercie les éditions Baudelaire pour m’avoir fait parvenir ce roman.

La porte s’ouvre, Etienne Renaudon

Christine, 23 ans, se retrouve à l’hôpital pour des symptômes inquiétants. Seule dans sa chambre, elle attend plus ou moins patiemment que la porte s’ouvre, pour tenter d’obtenir des explications sur sa maladie ou juste de passer le temps.

Ce roman à l’intrigue en apparence simple donne une perception très juste du milieu hospitalier avec le point de vue de la malade mais aussi des soignants. L’auteur – infirmier dans la vie – parvient à transcrire avec une grande précision l’attente souvent désespérée que peut ressentir le patient, cette impression de ne pas se sentir ni compris ni écouté, la froideur de certains membres du corps médical. Cette impression aussi que le monde médical peut exclure le malade en ne lui donnant pas des informations claires sur son état et qui, au final, en voulant protéger finit par angoisser davantage. Cette porte qui s’ouvre peut receler un espoir en même temps qu’une crainte et parfois une violation de l’intimité. Au fil des chapitres, nous suivons l’évolution des pensées de la malade qui prend conscience peut à peu de la gravité et de l’irréversibilité de son état. L’auteur, autant qu’une réflexion sur son métier – on le découvre en filigrane de l’infirmier de nuit à la fin du roman, désolé de ne pas pouvoir suivre davantage ses patients – livre une réflexion plus profonde sur la vie et la mort, sur le sens de l’existence dans ce lieu à part qu’est l’hôpital, un lieu hors du temps et du monde, un lieu dans lequel on tente de vous reconstruire tout en vous tenant parfois à l’écart de vous-même. Etienne Renaudon parvient donc grâce à son style d’une grande délicatesse à poser des questions sensibles et à toucher son lecteur sans tomber dans la sensiblerie.

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2 Réponses to “L’attente”

  1. Renaudon Etienne mars 2, 2015 à 1:43 #

    A mon tour, je vous remercie pour votre chronique. elle rend (peut-être avec bien de l’éloge dont je ne suis peut-être pas complètement digne?) tout à fait l’esprit de tout ce que j’ai voulu « faire passer » dans mon ouvrage.
    Merci, vraiment merci
    Cordialement
    Tienou

    Aimé par 1 personne

    • naurile mars 2, 2015 à 3:53 #

      Je ne suis pas du genre à faire des éloges si elles ne sont pas méritées 😉 Pour bien connaitre le milieu hospitalier en tant que patiente et fille d’infirmiers (j’y ai aussi un peu travaillé), votre livre donne une bonne vue de ce milieu et de ce que peuvent ressentir les malades. Encore félicitations et j’espère que votre roman saura trouver son public.

      J'aime

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