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Statufiant !

5 Août

Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Bergame pour leur confiance et qui me permettent de vous présenter le roman du jour.

Qu’on me coupe la têêêêêêête !, Jennifer de Théleny

couv145-365x365Aìfe Shaw est une jeune styliste qui a repris l’atelier de son père. Malgré la concurrence des plus grandes maisons de couture, elle mène plutôt bien sa barque malgré quelques périodes creuses. Un jour, le richissime Elioth Anssiman vient lui faire une offre qu’elle ne peut refuser : réaliser un dress-code pour chaque corps de métier de son entreprise et confectionner tous les modèles. Afin de s’imprégner de l’ambiance de la société, il la convie à passer un mois à ses côtés en observation. La jeune femme pénètre alors dans un univers qui lui est totalement étranger et qui va bientôt se révéler hostile. En effet, la femme d’Elioth, Anaïdéa, semble jalouser Aìfe et pour cause : son mari se montre de plus en plus entreprenant envers cette dernière. Il va jusqu’à l’introduire dans son atelier personnel où il fabrique des statues à l’allure étrangement humaine. Peu à peu, sans que la styliste ne s’en aperçoive, le piège se referme sur elle…

Jennifer de Théleny est criminologue de son état. On comprendra donc pourquoi elle consacre son premier roman à la figure du pervers narcissique qui manipule son entourage et particulièrement ses victimes à la perfection pour arriver à ses fins. On assiste ici à la descente aux enfers de la jeune couturière rendue quasi volontaire par le richissime homme d’affaires. L’auteure nous plonge dans un univers surréaliste, à la frontière du cauchemar. Si certaines digressions sont parfois difficiles à saisir, venant rompre la trame narrative, le tout reste néanmoins agréable à lire, surtout si l’on est adepte de thriller psychologique.

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Fièvre meurtrière

15 Juil

Bonjour tout le monde ! Même si je sais qu’aujourd’hui, une bonne partie de la France sera concentrée sur la finale de la coupe du Monde, je tenais à vous présenter un roman noir savamment orchestré.

La nuit est mon amie, Annie Giraud

la-nuit-est-mon-amieÉté 1963, Paule s’ennuie ferme dans son village natal, entouré par sa famille et une pléiade de voisins qu’elle déteste. La jeune adolescente ne supporte plus les soirées passées devant Interville ou à fêter les sardines. Tout l’insupporte, en particulier les mesquineries, la médiocrité et l’hypocrisie qui l’entoure. C’est ainsi que, pour allier l’utile à l’agréable, elle va se charger d’éliminer les importuns, afin qu’ils cessent de perturber ceux qui ne peuvent se défendre. Pendant cet été caniculaire, Paule va froidement préméditer l’assassinat de plusieurs villageois, sachant parfaitement qu’elle ne sera jamais inquiétée par les autorités tant son entourage est stupide.

Été 2003, Paule est seule pour quelques semaines. Son mari et ses enfants étant partis pour les vacances. De nouveau, comme 40 ans plus tôt, elle se sent cernée par la méchanceté quotidienne et décide de faire justice elle-même. Sa fièvre vengeresse la reprend…

J’ai été complètement happée par ce roman noir au ton très cynique – la voix de la narratrice est vraiment savoureuse, on ne peut qu’adhérer à son regard sur le monde qui l’entoure – où l’on se retrouve à suivre le parcours d’une tueuse en série peu ordinaire. Malgré la froideur dégagée par la protagoniste, on comprend pourquoi elle en vient à agir ainsi, à prendre des décisions extrêmes et à accomplir les actes les plus terribles comme si tout était naturel. Mais ce qui est vraiment savoureux, c’est la chute de ce roman qui viendra véritablement expliquer les raisons pour lesquelles cette brave mère de famille se transforme en meurtrière. Je ne m’attendais pas du tout à ça ! En ces jours de canicule, je vous conseille donc la lecture de ce roman paru aux éditions Lucien Souny.

Enfer nocturne

28 Mai

Comme je vous l’ai dit dans ma précédente chronique, je n’ai eu que très peu de temps ces dernières semaines pour rédiger mes chroniques ! Du coup, j’ai pris pas mal de retard ! Retard accru pour le roman que je vais vous présenter aujourd’hui car il s’était manifestement perdu en chemin ! Je remercie donc les éditions De Saxus pour l’envoi de ce roman sorti le 1er mars dernier. Il s’agit du tout premier titre de ces jeunes éditions à qui je souhaite toute la réussite qu’elles méritent !

Les Limbes, Olivier Bal

119420362L’intrigue débute en pleine guerre du Vietnam, en 1970. James Hawkins, un jeune américain jusque là sans histoire vient d’être recruté. Alors qu’il n’est sur le front que depuis quelques semaines, survivant comme il peut à l’enfer quotidien, il reçoit une balle en pleine tête. Contre toute attente, il réchappe à ses blessures et se réveille, quelques semaines plus tard dans un hôpital de Saïgon. Mais dès lors, sa vie a basculé. Il semble habité pas un étrange pouvoir qui le terrorise. Dès qu’il s’endort, il pénètre dans les rêves d’inconnus… Un an plus tard, alors qu’il est rentré au pays, il est contraint de gagner une base militaire secrète aux confins de l’Alaska. La CIA a besoin de lui pour mener à bien le projet Limbes sous la direction du professeur Kleiner. Le vieil homme mène des recherches sur les rêves depuis bien longtemps et le voilà sur le point de pouvoir concrétiser son souhait le plus profond : contrôler les songes d’autrui, les manipuler mais aussi découvrir cet univers encore trop peu connu que sont nos propres rêves. Malheureusement, les choses ne se passeront pas tout à fait comme prévu…

Pour une première publication, les éditions De Saxus tapent fort avec ce thriller aussi haletant que terrifiant. L’auteur nous entraîne dans un univers en vase clos (claustrophobes, s’abstenir !) qu’est la base secrète en Alaska. Si j’avoue avoir été sceptique au début de ma lecture – n’étant que très peu adepte de romans historiques ou évoquant les guerres, je n’étais pas forcément emballée après les premières pages concernant le Vietnam -, j’ai été agréablement surprise que l’intrigue prenne un tout autre chemin que celui dans lequel elle semblait lancée initialement. Mais une fois l’histoire principale lancée, impossible de m’arrêter de tourner les pages ! L’univers cauchemardesque mis en place par l’auteur est excellent et le côté gore à la « Walking Dead » à la fin du roman ravira les amateurs du genre. Si vous n’avez pas froid aux yeux, n’hésitez pas à vous procurer ce roman de toute urgence. Coup de cœur !

 

Diabolique !

14 Mai

Bonjour à tous !

Bon, tout d’abord, mea culpa ! Voilà un mois et demi que je n’ai rien publié. Non pas que je n’ai rien lu, mais je n’ai malheureusement pas eu le temps de rédiger mes chroniques… Déménagement, préparation de mon mariage (c’est pour ce week-end!), rendez-vous divers… Bref, il m’aurait fallu des journées de 48h !

Je vais donc tenter de rattraper mon retard. En tout cas, c’est une série polar qui vous attend ! Et je commence par remercier les éditions TohuBohu pour l’envoi du roman que je vais vous présenter aujourd’hui.

Sekt – L’origine du venin, Vincent Ravalec

sektSerge, flic, et Marie-Hélène, juge, tous deux mis sur la touche pour fautes, se retrouvent affectés au sein d’une cellule spécialement dédiée à la lutte contre les sectes : la MIOLDS (Mission interministérielle d’observation et de lutte contre les dérives sectaires). Après avoir retrouvé un corps crucifié, les deux protagonistes vont se lancer sur la piste d’une organisation qui n’a rien à voir avec toutes les affaires qu’ils ont pu traiter jusque là. En effet, ils vont être confrontés à des forces qui les dépassent et surtout qui vont à l’encontre de leurs convictions cartésiennes profondes. Des forces maléfiques, qui semblent venir d’un autre temps, une espèce de magie noire qu’il leur faudra affronter en gardant leur sang-froid.

Sorti il y a un mois, nul doute que Sekt a toute sa place dans votre bibliothèque si vous êtes amateurs de polars et de thriller. L’auteur nous entraîne à un rythme haletant dans une enquête aux frontières du réel. Les personnages sont extrêmement bien travaillés. Nous ne sommes pas dans le manichéisme. Chacun possède sa part de lumière comme sa part d’ombre. Le suspens est maintenu tout au long du roman. C’est bien simple, une fois commencé, difficile de s’arrêter ! Vous l’avez compris, si vous cherchez un bon roman qui vous tienne en haleine, n’hésitez pas ! D’autant qu’un tome 2 sera à venir prochainement !

Promenons-nous dans les bois…

10 Fév

Merci aux éditions du Seuil qui me permettent de vous présenter cette nouveauté.

Scalp, Cyril Herry

138409_couverture_hres_0Hans, 11 ans, et sa mère partent pour une expédition bien particulière : retrouver le père biologique de l’enfant qui ne l’a jamais connu. Aux dernières nouvelles, l’homme a établi demeure dans une yourte au fonds des bois. Si Teresa se lance dans cette soudaine quête accompagnée de son enfant, c’est parce qu’il vient seulement d’apprendre que l’homme auprès duquel il a grandi n’est pas son véritable père. Hans désire des réponses et se moque bien de passer plusieurs jours à camper dans les bois en attendant le retour de son géniteur qui a manifestement quitté son campement depuis quelques temps. Mais bien rapidement, la présence de ce couple de campeurs un peu particulier va réveiller l’animosité des autorités locales…

Autant vous prévenir tout suite, amateurs de thrillers ou polars plein d’action, dégoulinant d’hémoglobine, ne vous fiez ni au titre ni à la couverture et passez votre chemin ! L’auteur nous plonge ici dans un huis-clos à ciel ouvert anxiogène, essentiellement fondé sur le caractère angoissant du milieu dans lequel évoluent les personnages. Il parvient d’ailleurs remarquablement bien à conserver cette atmosphère particulièrement lourde tout au long de son ouvrage. Toutefois, j’avoue avoir été un peu déçue car malgré un gros travail sur la psychologie des personnages, j’ai eu du mal à m’attacher à eux, comme s’il restait une certaine distance. Et n’étant pas spécialement fan des descriptions, il y en avait un peu trop à mon goût. Toutefois, j’ai été suffisamment tenue en haleine pour poursuivre ma lecture jusqu’au bout et j’ai bien fait car les dernières pages sont riches en rebondissements…

Quand la nature se déchaine

31 Jan

Je poursuis ma découvert de l’excellente collection Rester Vivant aux éditions du Muscadier que je remercie encore pour leur confiance.

Le réveil de Zagapoï, Yves-Marie Clément

le-reveil-de-zagapoi-9791090685970_0Un groupe de jeunes scientifiques est recruté pour tester un nouvel insecticide, le GENIBE, en Guyane, au fond de la forêt amazonienne. Le produit est censé éradiquer les moustiques, porteurs de maladies, qui pullulent dans cette zone. L’expérience, classée « secret défense », pourrait permettre de sauver des milliers de vies humaines si elle s’avérait concluante.

Malheureusement, très vite, les chercheurs se rendent compte que la mission tourne mal. D’étranges mutations de la faune et de la flore ne tardent pas à apparaître. En outre, le bouleversement provoqué par les Autres – les êtres humains – va réveiller Zagapoï, l’esprit de la jungle. Dès lors, l’expédition se transforme en un véritable cauchemar…

Voici un beau roman d’aventures qui mêle action, suspens, jolies descriptions de la faune et la flore amazonienne et réflexion sur l’impact de l’homme sur son environnement. Le livre amènera le jeune lecteur à se poser des questions d’éthique, entre autres : Peut-on, au nom de la science, effectuer des expériences qui peuvent être dangereuses pour l’environnement ?  ou Doit-on fermer les yeux et renoncer à ses principes pour gagner plus d’argent ? J’ai bien aimé l’alternance de points de vue entre les animaux – les Habitants – et les hommes. L’auteur décrit avec une remarquable précision l’environnement local ce qui permet de bien se plonger dans l’intrigue. La fin est assez angoissante, mais ça, je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même !

Toxique

17 Jan

Avant de commencer, un grand merci aux éditions Don Quichotte qui m’ont fait parvenir le roman que je vais vous présenter aujourd’hui.

Ariane, Myriam Leroy

ph_couv_159Notre narratrice est une collégienne belge, issue d’une famille modeste qui se rêve bourgeoise. Elle est complexée par ses fesses qu’elle trouve énormes et surtout par son statut social. En effet, ses parents l’ont inscrite dans un établissement privé où l’immense majorité de ses condisciples, très riches, lui font sentir son infériorité. Longtemps exclue par ses pairs, elle finit par se lier d’amitié avec Ariane, une magnifique adolescente, sûre d’elle et dont les parents sont, qui plus est, remarquablement riches. Néanmoins, alors que tout semble les opposer, les deux jeunes filles vont bientôt devenir inséparables. Cette amitié exclusive, dévorante, va se faire aux dépens des camarades qui entourent le duo. En effet, les deux amies s’amusent à persécuter leur entourage, à humilier ceux et celles qu’elles jugent plus faibles qu’elles afin de se mettre en valeur. Ariane agit comme une drogue dure pour la narratrice qui n’a que très peu confiance en elle. Elle n’existe plus que par le prisme de son amie qui l’entraîne toujours plus loin dans ses provocations malsaines. Tout bascule pour elle le jour où Ariane choisit d’intégrer une troisième fille au groupe. L’exclusivité n’est plus de mise, notre narratrice se sent rejetée, la jalousie s’empare d’elle alors qu’Ariane se plaît à la voir et à la faire souffrir. La narratrice ressent alors un vide immense, un manque qu’elle ne peut combler auquel se mêlent haine et fascination pour celle qui va devenir son bourreau…

Ce roman de Myriam Leroy est véritablement hypnotisant. Dès les premières lignes, j’ai été transportée par cette histoire d’amitié toxique entre deux adolescentes. L’auteur dépeint à la perfection le mal-être de la narratrice à laquelle elle s’identifie, le besoin profond de reconnaissance par les pairs, l’abandon d’une identité et d’une réflexion propre pour plaire à la personne aimée, l’état de dépendance à l’autre. Les deux personnages principaux, malgré un traitement qui pourrait sembler, a priori, exagéré, reflète au contraire de manière très réaliste la violence et même la cruauté de ce que peuvent être les relations entre adolescents, une période au cours de laquelle émotions et sentiments sont souvent exacerbés d’autant plus dans l’environnement aussi terne et étouffant de cette petite ville de province. Inutile d’en dire plus, je vous recommande chaudement de roman aux airs de thriller psychologique qui vient tout juste de paraître aux éditions Don Quichotte.

Le club des 27

25 Août

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous faire découvrir un titre rock’n roll paru aux éditions Volum dans sa version française cet été.

Dealer ou la valse des maudits, Phillipe Will

philippe-will-dealerAnnées 60. Jean de Breteuil est destiné à reprendre en main l’entreprise familiale, un vaste empire de la presse. Il est élevé par sa mère à Marrakech après la disparition de son père. Alors que toutes les portes lui sont ouvertes pour mener une vie d’homme d’affaires accomplie, il va se choisir un tout autre destin…

En effet, il va, au fur et à mesure de ses rencontres avec la jeunesse dorée de l’époque, être amené à fournir les plus grandes stars du rock en héroïne. De Brian Jones à Jim Morrison, en passant par Janis Joplin et Jimi Hendrix, il devient le dealer officiel des musiciens les plus célèbres de la planète et l’ami intime des Rolling Stones.

Mais peu à peu, la machine bien huilée commence à s’enrayer. La santé des clients se détériore avec la consommation croissante des stupéfiants et lui-même tombe dans l’enfer de la drogue. Après la mort de Brian Jones suite à une overdose à 27 ans, les décès vont s’enchaîner dans l’entourage de Jean et ce dernier se sent menacé de toutes parts (justice internationale, pègre marseillaise…). Acculé, se sentant sombrer de plus en plus inexorablement sur une pente mortelle, il se pose des questions : et si il avait été manipulé afin de faire disparaître des rock-stars opposés à la guerre du Vietnam et leader d’opinion ? Toujours est-il que, quelques jours après la mort de Jim Morrison, le corps de Jean de Breteuil sera retrouvé sans vie à Tanger, suite à une overdose…

J’ai vraiment pris plaisir à lire ce roman basé sur des faits réels et très bien documenté. On se plonge totalement dans l’ambiance de la fin des années soixante et surtout dans la descente aux enfers de tous les protagonistes. Si l’on connait à l’avance le malheureux sort des plus grand noms du rock de l’époque, cela ne retire rien au suspens de ce roman qui a tout de l’excellent polar. Jusqu’à la fin, on reste accroché au destin tragique du personnage principal et surtout à ses multiples questionnements. Un roman palpitant, sombre, qu’apprécieront les lecteurs de thrillers ou les amoureux du rock.

Thriller glaçant

30 Juil

De retour de vacances avec un thriller glaçant…

La fille sous la glace, Robert Bryndza

0094703.4_L’inspectrice Erika Foster, encore sous le choc de la mort en service de son mari dans une précédente affaire, prend possession de son nouveau poste dans un commissariat de Londres. Elle n’aura pas une seconde pour prendre ses marques. En effet, sa première affaire va s’avérer compliquée : le corps de la fille d’un riche industriel, Andrea Douglas-Brown, vient d’être retrouvé dans un lac gelé des bas-quartiers londonien. Que faisait la jet-setteuse dans un tel endroit ? Pour quelle raison l’a-t-on fait disparaître ? Et surtout, qui est le coupable ? Quelques questions parmi bien d’autres auxquelles Erika devra tenter de répondre. Mais ça ne sera pas sans difficulté. Le père de la victime cherche à régenter l’enquête tandis que les médias s’enflamment pour cette affaire qui met en avant une richissime famille de Londres. Alors qu’Erika pense avoir trouvé une piste allant à l’encontre d’un de ses collègues, son supérieur décide de la mettre à l’écart. Mais notre inspectrice n’entend pas se résigner aussi facilement…

Voilà un petit moment que je n’avais pas lu de thriller et je suis véritablement enchantée par cette nouveauté qui sortira dans quelques jours chez France Loisirs. J’ai trouvé le récit très bien mené, le suspens préservé jusqu’à quelques pages de la fin mais, surtout, ce qui m’a le plus convaincu c’est le personnage d’Erika. Le romancier a réalisé un travail très minutieux pour dresser un portrait tout en nuances de son inspectrice. Entre la perte récente de son mari et la volonté sans faille de trouver le coupable et de se faire une place dans son nouveau commissariat, notre héroïne présente un aspect borderline qui donne envie de la découvrir toujours davantage. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Ainsi, la victime et sa famille montreront bien plus d’aspérités qu’elles n’en laissaient paraître. Si vous aimez les romans à suspense, n’hésitez pas à vous jeter sur celui-ci en profitant de l’offre promotionnelle vous permettant de le recevoir gratuitement !

Un psy dans la tourmente

19 Mai

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter une nouveauté polar parue au Seuil.

Les Sœurs ennemies, Jonathan Kellerman

131528_couverture_hres_0Alex Delaware, psychologue expert auprès des tribunaux, est en bien mauvaise posture. Une de ses clientes, Constance Sykes, qu’il est chargé d’évaluer dans un procès qui l’oppose à sa sœur, le menace de le tuer…

Il faut dire que dès le départ, l’affaire Sykes contre Sykes était mal partie. La cadette, Chery, hippie au grand coeur mais sans le sou, avait laissé son bébé à son aînée, Constance, médecin spécialiste plus qu’antipathique, afin de partir en tournée avec un groupe. L’absence qui ne devait pas durer plus de quelques jours s’est prolongée trois longs mois pendant lesquels Constance, en mal d’enfant, s’est attachée à la petite Rambla. Lorsque Chery vient récupérer sa fille, c’est la crise. Constance engage un procès à son encontre, cherchant à la destituer des ses droits maternels en soutenant qu’elle mène une vie dissolue et qu’elle est incapable de s’occuper de son enfant. Le docteur Delaware est appelé en tant qu’expert pour juger de la situation. Son avis penche en faveur de Chery, la mère biologique, ce qui engendre un profond sentiment de colère de la part de Constance qui jure de se venger. Jusqu’à ce que cette dernière soit retrouvée assassinée dans sa villa. La première sur la liste des suspects est bien entendu Chery. Le lieutenant Milo Sturgis, ami d’Alex Delaware, est chargé de l’enquête et est persuadé de la culpabilité de la jeune sœur. Mais le psychologue est certain que les apparences sont trompeuses. Qui des deux a raison ? Je vous laisse le découvrir…

C’est la première fois que je lis une enquête de Delaware et Sturgis. J’avais lu assez récemment Que la bête s’échappe que Jonathan Kellerman avait coécrit avec son fils Jess mais ne connaissais pas sa série de thrillers psychologiques (plus de trente livres !). Ce roman est donc pour moi une découverte et je dois bien avouer qu’elle est très bonne puisque j’ai très envie de découvrir les précédents ouvrages. On sent, dans la plume de Kellerman, toute la précision du psychologue dans la construction de chacun des personnages. Chaque profil est parfaitement soigné, nuancé. Le lecteur qui ne connait pas le couple d’enquêteur n’est pas perdu car l’auteur maîtrise à merveille l’art de la description en action ce qui permet de cerner la personnalité de chaque personnage principal très rapidement, sans lourdeur. Malgré des sujets abordés qui peuvent paraître un peu pesant, le ton reste léger, teinté d’humour, ce qui est fort appréciable.  Les rebondissements et les fausses-pistes sont multiples ce qui ne laisse pas une seconde d’ennui au lecteur. Je recommande ce thriller psychologique qui a été pour moi un très bon moment de lecture. Coup de cœur !